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Jeudi 7, debriefing général

Priorisation des projets

Une bonne partie de la journée a été consacrée aujourd’hui à la priorisation des douze projets présentés mardi soir. Tous n’ont pas le même potentiel, et surtout ne demandent pas la même implication. Nous avons donc préparé une carte-image par projet de façon à pouvoir les organiser facilement.Nous avons choisi, entre nous d’abord, puis avec le proviseur les projets les plus faciles et les plus rapides à mettre en œuvre après notre départ. priorisation des projets

Les projets évidents

Deux projets sortent du lot et devraient continuer à se développer. Le Campus Wall d’abord pour le quel nous avons construit une sorte de mini programme d’évolution. Ce projet que nous avons bien amorcé devrait continuer à mobiliser des énergies. Les rencontres avec l’architecte ensuite, dont la prochaine séance est prévue fin septembre. Mr Bruley, le proviseur, nous a proposé d’en profiter pour venir présenter la résidence. La rencontre aurait lieu à la salle Jean Villar et serait ouverte à tous les habitants de la vallée pour communiquer plus généralement les plans du futur lycée. « Beaucoup pensent encore que le projet n’aura pas lieu – nous confie Mr Bruley – et cette présentation pourra permettre de faire comprendre le projet aux habitants ».

Les projets à adapter

D’autres projets peuvent se mettre en place, mais demandent un peu d’accompagnement de notre part, et l’adaptation de notre idée de départ. Cette journée de mercredi et celle de demain nous permettent de rencontrer certains acteurs qui ne pouvaient pas être là mardi et d’adapter les projets en fonction de leurs avis.

Les projets qui se feront d’eux même

Parmi les projets certains devraient exister par eux mêmes, sans que nous ayons besoin de les pousser outre mesure. Le Jardin Aromatique par exemple ou le J-1000, décompteur des jours du chantier ont été spontanément récupérés par des professeurs ou personnels du lycée. L’objectif est rempli, nous avons proposé l’idée, les acteurs se les sont appropriés.

Enfin, les projets trop ambitieux

Les derniers projets sont ceux qui paraissent trop ambitieux ou qui demanderaient qu’un porteur se manifeste pour vraiment développer le projet. Pour cela nous les laisserons entre les mains du proviseur, comme de bonnes idées à envisager pour plus tard.

Adaptation de l’exposition en feuille de routes

Feuilles de route

Nous avons convenu avec le proviseur que l’exposition devraient être démontée à la fin de la semaine prochaine, pour qu’elle ne puisse pas se dégrader en vieillissant. Nous avons donc décidé de nous consacrer désormais à la production de « feuilles de routes » qui reprennent au minimum ce que nous avons afficher dans l’exposition: la présentation d’une idée et les questions que le projet soulèvent. Pour les projets qui sont les plus avancés, nous travaillons à l’amélioration et la précisions de la façon dont le projet peut se développer.

Visite de l’espace d’exposition

visite de l'expo

Nous profitons également de cette journée, pour faire visiter l’espace d’exposition. Nous avons installé notre bureau dans le couloir, avec un panneau « dérangez-moi » afin de provoquer le dialogue avec les passants, professeurs ou élèves et discuter autour des panneaux affichés. Les réactions sont diverses . « ça pète » disent les élèves, « c’est intéressant ça donne des idées » racontent les professeurs. « Le problème c’est cette supposition » disent certains, en émettant des doutes sur le ton donné aux textes qui selon eux, n’aident pas à s’approprier le projet. Cette question de l’appropriation des projets et primordiale et nous allons continuer durant la journée de vendredi à proposer les feuilles de routes aux différents porteurs de projets pour leur permettre de continuer la dynamique sans nous.

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Début de la troisième et dernière semaine de résidence

François Jégou présente les idées des élèves

Voilà la dernière semaine qui se profile. Il est le temps de faire le bilan sur nos deux semaines de résidence passées au Lycée Jean Moulin de Revin.
Aussitôt nos quartiers repris, nous consacrons notre première journée à construire la présentation des projets les plus prometteurs que nous avons imaginés avec le soutien des acteurs de terrain (élèves, professeurs, personnel, associations locales,…). Il s’agit d’une exposition de douze propositions détaillées, invitant les protagonistes potentiels à se rencontrer autour de projets pour leur futur lycée : le jardin aromatique, le pic-nic autour du carnet de correspondance, papi dans la classe, electrotech’artistique, le J-1000/buvette mobile, le club HQE, les parcours sportifs thématiques, la grande médiathèque de Revin, le salon des associations du lycée, le parrainage par une entreprise, le cours de com’ en vidéo et, l’incontournable club Campus Wall.
Nous nous sommes également attachés à préparer la venue de l’équipe d’architectes en charge du projet de reconstruction du nouveau lycée de Revin. Celle-ci a été conviée le mardi à venir rencontrer un groupe d’élèves du lycée pour que ces derniers présente les résultats de leur travail de réflexion sur l’agora centrale du projet et donc leurs idées et questionnements quant à l’aménagement du projet de lycée.

Tanguy Vermey et Duncan Lewis au lycée de RevinMardi 6 mai, lors de cette rencontre, nous expliquons la démarche de la résidence puis nous gagnons le couloir où sont affichées les pistes d’aménagement intérieur esquissées par les élèves. Duncan Lewis et Tanguy Vermet, les architectes accompagnés des responsables du projet à la Région engagent une séance informelle de questions-réponses avec les élèves et les résidents. Les architectes constatent avec surprise qu’ils partagent de nombreuses préoccupations des élèves. À leur tour de présenter leur projet, de l’esquisse globale aux vues détaillées du préau central. Un projet “conviviale”, “sexy” et “modulable”, tel que le décrit Duncan Lewis.

“Quand je livre un projet d’architecture, il n’est jamais terminé”
, ajoute-t-il.
Les élèves saisissent cette opportunité et redoublent de questions, maintenant qu’ils parviennent à mieux se projeter dans l’espace du bâtiment. Les interrogations traitent par exemple des équipements sportifs, de l’utilisation d’énergies renouvelables, de la superficie des espaces, de la place de l’informatique et des nouvelles technologies ou de l’accès pour les personnes à mobilité réduite. Comment poursuivre cette discussion au-delà de la présente rencontre? Etant donné que l’architecture intérieure n’est pas encore attribuée, n’y a-t-il pas là une occasion de collaboration entre l’équipe d’architecture et les lycéens? Mme Tombeur, professeur de communication au lycée professionnel lance alors qu’elle aimerait filmer le chantier du futur bâtiment. Quelle forme de participation des lycéen à cette grande entreprise : un dialogue à propos du chantier sur un blog? Des réunions mensuelles? Un emploi sur le chantier, comme le suggère un élève de BTS

Duncan Lewis présente son projet architectural aux élèves
A l’issue de cette première réunion, les élèves temoignent d’une envie de “laisser leur trace” dans le nouveau bâtiment. Tandis que l’équipe du projet architectural se réjouit du programme.
Même si Duncan Lewis raconte qu’il a récemment mené un projet d’architecture en Norvège où il engageait un dialogue avec les habitants du futur lieu, Denis Marshal, responsable du projet à la région nous confie que cette tournure reste exceptionnelle dans le paysage des constructions publiques.

Matthew Marino présente "parcours sportifs thématiques"
Aménageons ensemble le nouveau lycée est l’une des pistes faisant partie des treize propositions affichées dans le long couloir du lycée. Nous avons investi ce lieu et disposé les présentations des projets comme des points de rencontre, des “feux de camp”. Un large titre précède la description du projet, suivi de cinq questions que nous nous posons pour parfaire sa mise en place. Le soir, nous retrouvons une cinquantaine de curieux (élèves internes, conseillers municipaux, associations, professeurs, administration et personnel du lycée) venus arpenter l’espace d’exposition. Nous dressons en quelques mots les grandes lignes de chaque thème. Au fur et à mesure du parcours, les groupes d’intérêts se forment et commencent à échaffauder la mise en place des projets. Les projets remplissent une double vocation qui concerne d’abord le dynamisme du lycée actuel et futur, mais aussi la synergie des acteurs locaux qui n’ont que de rares occasions de se rencontrer. Déjà, plusieurs groupes se sont créés autour des thématiques du jardin d’aromates, de la vidéo du chantier, du Campus Wall…

Lundi, journée de mise en place et constructions de premiers scénarios

Lors de cette première journée, nous avons d’abord pris nos marques. L’équipe du lycée nous a réservé une salle dans le bâtiment pour installer notre « QG ».
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Nous avons passé l’après midi à discuter dans différents lieux du lycée (CDI, self…) pour élaborer entre nous la construction de la semaine, le choix du projet, et la manière dont nous voulions avancer.
Nous avons passé la nuit comme prévu dans les chambres pédagogiques du lycée, où nous bénéficions d’un deuxième espace de travail.
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Différents scénarios d’ouverture

Nous nous sommes attachés à définir différents scénarios le plus plausibles possible qui racontent ce que pourrait devenir le lycée, s’il apportait de nouvelles réponses à différents acteurs extérieurs: entreprises locales, associations, touristes, habitants de Revin etc…
Nous avons choisis de présenter ces scénarios en définissant des acteurs fictifs et en leur attribuant un visage, pour faciliter la compréhension et l’appropriation par le public. Nous présenterons ce travail lors de la présentation informelle prévue demain mardi à 16h30.
Vous pouvez visualiser et télécharger les scénarios ici:
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JOURNÉE DE REPÉRAGES A REVIN

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Campus convivial…
« Qu’est ce qu’il y a de positif à Revin? » ; « Qu’est ce qui marche? » ; « De quoi est-on fier ici? » La journée de repérages de la prochaine résidence au lycée Jean Moulin de Revin à permis de rencontrer des lycéens, des professeurs, une partie du personnel administratif et d’encadrement, des acteurs culturels extérieurs et de leur demander pourquoi ils aiment ce lycée… « L’ambiance est humaine » ; « les gens sont faciles d’accès » ; « les gamins sont attachants » ; « il y beaucoup d’affectif »… et puis « le site est splendide » ; « les courbes de la Meuse » ; « la vue sur toute la vallée »… Mais est-ce qu’on parle bien du lycée de Revin? Celui-là même que l’on nomme le lycée d’Orsy du fait du quartier du même nom en contrebas né de l’urbanisation des années soixante-dix et aujourd’hui qualifié de quartier ‘difficile’. Celui dont les grandes bâtisses un peu mornes et fatiguées ne donnent pas envie d’y inscrire ses enfants, pas plus qu’elles ne donnent à ces derniers l’envie de gravir la pente raide qui y conduit pour aller en cours… Oui c’est bien lui et cela fait du bien de l’entendre décrit sous une image différente de celle qui lui colle à la peau depuis sa construction.
Le lycée de Revin pourrait peut-être être vu comme une sorte de ‘campus convivial’. Un campus parce que Revin est à la fois un lieux, un site vaste et éloigné du centre: les lycéens y arrivent le matin et repartent en fin de journée. Il y a certainement plus à gagner à en faire un lieu agréable à habiter tout au long de la journée que de faciliter la mobilité des lycéens vers le centre de Revin. Un campus convivial parce c’est ce que l’on ressent en passant une journée sur place: les gens font le lycée contre les murs délabrés. « Les gamins discutent avec les profs dans les couloirs » ; « tout le personnel se sent traité d’égal à égal » ; « c’est un peu un grande famille ».

foyerpourweb
La vie entre les cours…
Des trois thèmes pressentis pour focaliser la future résidence, habiter le lycée entre les cours semble être une préoccupation partagée par tous les acteurs rencontrés. Les lycéens les premiers: « quel est le lieux qui vous plaît le plus dans votre lycée? « Le CDI (Centre de Documentation et d’Information) parce qu’on est au chaud; il y a des fauteuils, un coin pour discuter; des ordinateurs, on peut aussi travailler… ». Cette réponse est emblématique des échanges de la journée. Elle recoupe aussi les deux autres thèmes envisagés: l’environnement du lycée et son accessibilité est un épineux problème de provenances multiples et éloignée des lycéens, d’horaires de bus, de financement des transports; la vie numérique au lycée est une problématique encore naissante; elle se traduit surtout par des questions d’accessibilité à des ordinateurs connectés tant sur place qu’à domicile.
En tout état de cause, ‘habiter’ le lycée est une vraie préoccupation: qu’il s’agisse d’attendre le matin en hivers le début des cours dans un préau mal chauffé; de trouver un endroit pour manger son sandwich si l’on en fréquente pas la cantine; d’occuper son temps de permanence entre le bus obligé du matin et celui du soir; d’inventer une palette d’activités intermédiaires entre ‘zonage’ et salle de cours.

vie_associativepourweb

Faire passer l’information…

« Ils avaient dit qu’il y aurait un foyer mais apparemment c’est toujours fermé »; « un élève se désigne responsable et vient chercher la clé: c’est aussi simple que ça! »; « le foyer est toujours fermé alors ils mangent dans les escaliers et ils faut nettoyer »… Le lycée est une grande maison: plus de 600 élèves, 120 encadrants, un dédale de couloirs et de bâtiments. Faire passer l’information n’est pas une chose facile. Chacun est occupé justement par son travail, favorise la socialisation avec ses pairs, passe sans parfois prendre le temps de s’informer, de s’arrêter. Faire passer l’information est une vraie préoccupation. Les réunions pendant la journée de repérages ont été riche d’enseignements fournis par les uns et apparemment ignorés par les autres. Cette question de l’information se décline de toutes les manières: en interne, comment faire en sorte que toutes les populations du lycée soient au courant de ce qui s’y passe? En externe, comment faire passer une image juste du lycée de Revin au delà des préjugés qui lui collent à la peau? Enfin en terme de représentations, comment faire voir le récipient à moitié plein plutôt qu’à moitié vide et faire naître dans la tête de chacun des visions positives pour l’avenir?