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Transfo Pays de la Loire / Semaine 7 / L’Atelier des Prototypes

En cette matinée du jeudi (27 juin), nous poursuivons avec le troisième atelier de la semaine dédié au projet « Hub PME » dans le cadre du mode opératoire « l’Atelier des prototypes ». Nous commençons par mettre à plat l’ensemble des documents fournis sur le sujet et traçons rapidement une trame de questions que nous allons soumettre à notre interlocutrice Joëlle DEBON, en charge du développement du projet à la Région.

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« Hub PME » s’incarne dans le projet premièrement baptisé « le guichet unique » ; projet visant à anticiper le renforcement du rôle de la Région en tant que chef de file du développement régional.
La Région (en lien avec la Direction de l’action économique, de l’innovation et de l’internationalisation) souhaite expérimenter la mise en œuvre d’une solution en réseau d’accompagnement au développement des PME.

« Quelle organisation dans les territoires pour le développement et le financement des entreprises? »

Dans un premier temps, nous explorons le sujet méthodiquement pour avoir une vison claire de la complexité du projet. Chaque élément du schéma initiale, posé par Joëlle DEBON, est analysé pour en connaitre le rôle et le fonctionnement.
Rapidement se dégagent les enjeux et les difficultés du projet. Problèmes d’identification des ressources, de structure organisationnelle, de gouvernance, rôle et responsabilité de chacun dans ce nouveau réseau.

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Le lendemain, nous décidons de développer deux pistes de mode organisationnel et leurs fonctionnement. Le but est de parvenir à un objet « martyre » le plus vite possible pour pouvoir se projeter et débattre de son potentiel. Construire et déconstruire rapidement, permet d’évaluer autrement le bien-fonder d’une proposition.

D’un coté, nous posons un premier modèle, basé sur un mode d’organisation hiérarchique pyramidale classique pour évaluer ça pertinence en le soumettant aux contraintes du projet. Très vite nous constatons les limites de ce modèle, notamment dans la gouvernance (trop restrictive) et la gestion d’un tel réseau d’acteurs, limitant ainsi leurs réactivité et leurs implications.

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De l’autre coté, nous dessinons un mode organisationnel plus « ouvert », s’inspirant de modèles en réseaux déjà existant (comme par exemple celui de l’Open Source, Wikipédia, certains réseaux sociaux, LinkedIn, etc.). Là aussi le modèle pose des questions de gouvernance (trop diffuse) et ne permet pas de garantir la pleine puissance d’un tel réseau.

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Ces deux modèles ébauchent des possibles dont chacun mettent en exergues les difficultés et les potentiels. « Un réseau « ouvert » oui, mais qui dirige? Un modèle pyramidale n’est pas représentatif d’une communauté. Comment coordonner un large réseau d’acteurs? Quelle gouvernance pour ce type de réseau? Quelle type de structure organisationnelle pour soutenir ce réseau? »

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Pour la suite, nous nous attacherons à esquisser d’autres modèles organisationnels sur lesquelles nous nous appuierons pour aboutir à un premier prototype à tester.

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Transfo Pays de la Loire / Semaine 5 / Jour 3 : Tester et prendre du recul


Mercredi 13 novembre

L’équipe se retrouve pour un début de débrief au petit matin, rapidement écourté pour retrouver Anne Bassinet, Directrice Générale Déléguée Stratégie et Territoires, et, pour nous, « directrice référente » puisque régulièrement rencontrée et responsable de la direction prospective.  A nouveau, nous nous séparons : la moitié de l’équipe part au RDV, l’autre moitié met ce temps à profit pour synthétiser, en billet de blog et en schéma, ce qui a été dit et produit jusqu’alors.

Le rendez-vous : obtenir d’avoir des agents « permanents »

Le rendez-vous est pour nous un moment important. Nous ramons depuis trop longtemps à faire participer des agents à nos semaines, alors même que nous avons pu compter très rapidement sur la grande aide de quelques alliés dans la maison. Nous cherchons donc activement des moyens de dépasser le stade des chasses aux participants répétées avant chaque semaine pour pérenniser notre démarche. Une bonne part de l’entretien sera donc tourné vers ce but. Nous repartons avec une liste de directions/personnes fléchées et l’accord pour transmettre et appuyer nos futures demandes vers ces « cibles ». A nous d’envoyer au plus vite un premier calendrier de la semaine de février ! Calendrier auquel nous travaillons justement…

Par ailleurs, ayant eu vent d’une nouvelle commande politique qui semble nous concerner, nous cherchons à comprendre ce qu’il en est et à nous affirmer comme interlocuteur bienveillant sur le sujet. Tendres ingénus, nous découvrons encore cette possibilité qu’une demande politique intervienne sans crier gare au milieu du travail des administratifs. Or il faut bien s’y faire ! Et si cela nous inquiète un peu de prime abord compte tenu des efforts que nous déployons pour réfléchir sur la méthode, le principe que les élus se saisissent au plus vite d’une question leur semblant primordiale sans attendre qu’elle colle à l’agenda administratif n’en est pas moins compréhensible. Nous nous mettons donc d’accord pour nous rapprocher des agents saisis de la demande et voir avec eux comment nous pouvons participer à la réponse.

Plus généralement, cet épisode montre bien comment le fonctionnement théorique entre politique et administratif est différent dans les faits, comment les aspects transversaux sont complexes à gérer et enfin comment des équipes travaillant sur un sujet peuvent ne pas être consultées sur une question pourtant directement en lien avec leur travail. L’analyse des causes de ce fonctionnement (travaux méconnus, manque de temps pour identifier les compétences à associer, culture du travail par directions…) et la proposition d’alternatives devra forcément apparaître quelque part dans notre production au bout du programme… De façon plus précise, nous sommes, à un moment où nous nous le demandions justement, directement alertés sur les questions de « gouvernance de la fonction innovation ». Qui décide d’utiliser cette fonction ? Qui pose le sujet dont elle se saisit ? Quelles compétences sont alors activées et comment ?

Parallèlement, production de synthèse

Synthétiser la réflexion, la mettre en forme pour y voir plus clair voilà ce à quoi s’attèle le reste de l’équipe.

11h > 12H30 : un temps commun de partage des avancées de la veille avec les agents

Suite à la séparation des équipes, et au fait que certains agents n’aient pas pu se libérer pour la phase de test sur le terrain, nous nous remettons à niveau avec ceux qui ont pu prendre le temps de nous rejoindre. Les designers de l’équipe expliquent les mises en formes réalisées (les idées « prototypées » ainsi que la synthèse de la réflexion sous forme de schéma), mais aussi les réactions recueillies lors de la soumission de ces idées à l’animatrice de l’ERN Médiagraph rencontrée la veille. Cette remise à niveau collective permet de relancer la discussion, d’affiner les propositions… et même de faire naitre de nouvelles idées.

15h > 17h : immersion dans une maison de quartier

L’après midi, le coeur joyeux et l’esprit chantant, nous nous rendons dans le quartier du Breil et plus particulièrement à l’espace multimédia de la maison de quartier.

Certains d’entre nous discutent avec l’animateur pendant que d’autres interviewent les adolescents présents : raison(s) de leur présence, relation à l’animateur, ambiance du lieu, et… orientation ! Nos discussions sont intéressantes, mais aborder avec le sujet de l’orientation est délicat: ils sont très jeunes (5e et 4e) et n’ont pas encore trop d’idées, ne savent pas encore à qui ils vont s’adresser , ni comment ils vont s’y prendre, ni si Daniel_ l’animateur_ sera leur interlocuteur. Bref, la discussion n’est pas facile à mener et nous avons l’impression de leur demander de s’exprimer sur des choses dont ils n’ont pas grand chose à nous dire.

Le deuxième temps de notre visite sera plus intéressant : nous descendons d’un étage voir la personne de l’accueil de la maison de quartier.

Elle nous réconforte d’emblée : « Je suis la porte ouverte du service public ». « On me demande tout, caf, stage de 3e, aide au CV, horaire de la piscine … ». Nous sommes donc fasse à une véritable « Passeuse », c’est à dire, pour nous, une personne qui est en relation avec le public cible de l’orientation mais qui n’est pas forcément compétente en la matière.

Partageant notre vision des choses, elle nous confirme son manque d’outils, de méthodes et de savoirs pour orienter ces gens vers les « bonnes personnes ».

Nos idées lui paraissent intéressantes mais peut-être encore trop vagues. Grâce à notre discussion, c’est elle qui nous permettra d’aller plus loin en nous montrant des outils qu’elle a l’habitude d’utiliser : le guide des associations de son quartier (un livret-annuaire édité par la mairie de quartier). Voilà qui nous intéresse. Quel serait l’équivalent nommé « Guide des acteurs de l’orientation du quartier du Breil » ?

Car oui, tous nous l’ont dit : « un annuaire des professionnels c’est bien, mais il faut qu’il soit à l’échelle du quartier car les gens ici n’ont pas de voitures et ne feront pas l’effort d’aller à l’autre bout de Nantes pour rencontrer la personne ou la structure indiquée. Il faut qu’on les oriente vers des professionnels proches » 

Voilà une des difficultés : comment la Région peut-elle se saisir, avec ses partenaires bien sur, de la question et contribuer à inventer des outils pour des échelles si fines?

Nous laissons la questions en suspens. Une chose est sûre : outiller les passeurs semble être une bonne idée, et même un impératif. Reste à savoir comment. Avec un annuaire local des professionnels ?  un temps de formation?la mise en place d’un réseau des passeurs ? Nous n’avons pas encore LA solution (et elle est certainement multiple) mais l’immersion aura confirmée que la zone d’action est la bonne !

Sur ce, rendez-vous demain pour un dernier atelier sur le sujet qui consistera à mettre en mots les propositions afin de les présenter aux élus vendredi.

Jeudi : expérimentation « carte perso » et premier passage de témoin

Le fond de carte que nous avions préparé est imprimé et les étiquettes autocollantes en forme de bulle sont découpées. Avec ce matériel sommaire, nous partons aux quatres coins de la Maison des associations faire tester l’idée de carte personnelle. Chaque personne rencontrée est invitée à coller des bulles où bon lui semble et à commenter l’endroit ainsi pointé. Nous expliquons simplement que ce document est anonyme et peut être rendu publique. Libre à chacun d’écrire ce qu’il veut sur la carte de « sa » ville.

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Le but de l’expérimentation est de mettre en pratique l’idée selon laquelle l’individu participant à un réseau social local pourrait se présenter à l’aide d’une carte de sa ville
personnalisée. Nous reprenons ici l’un des scénarios proposés en deuxième semaine de résidence : « plus qu’un profil personnel, ma façon de vivre le territoire ».
Quels seront les usages que les personnes feront faire de ces cartes ? Echanger des infos, des souvenirs, des bons coins, des critiques… ? Est-ce des images/ souvenirs  d’eux, des invitations à changer un truc dans la rue, une adresse publique… ?

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Nous avons collecté ainsi 16 cartes.

Passage de témoin à la ville

Le temps d’un café, nous retrouvons Richard Delogu (Bug) et Sébastien Séméril, élu de la ville de Rennes. Nous focalisons l’entretien sur les propositions ayant trait au rôle de la Ville dans la réussite d’un réseau social local. Nous expliquons pourquoi et comment il appartient à la Ville de donner une place au réseau en ligne dans l’espace public réel. Nous nous servons de nos dernières expérimentations (affiche la Ruche, « pochoirs de mémoire ») comme autant d’exemples pour rappeler que cela ne prend pas obligatoirement la forme d’écrans géants interactifs et imaginer ensemble ce qui pourrait être fait dès demain. Après quelques idées lancées, conclusion est faite qu’une parution régulière sur une page du Rennais (le magazine municipal) serait intéressante et faisable rapidement. Le poste d’animateur de la Ruche, nécessaire pour une telle action, va bientôt prendre place et l’idée en elle-même semble pouvoir convaincre les différents responsables. Le projet est entre les mains de la Ruche et de la Ville de Rennes !

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Les bulles publiques s'affichent dans le magazine municipal le Rennais

Mardi: la ruche dans la rue

9h Nous avons rendez-vous avec Olivier du service de nettoyage de la ville de Rennes qui va nous aider à imprimer nos pochoirs dans la rue. Notre dernier essai pour mêler virtuel et réel.

impression en négatif avec le nettoyeur haute pression

le souvenir apparaît

Nous rejoignent Marguerite et Guillaume qui préparent un film sur  les résidences de Territoires en Résidences et Nathalie Le Bellec du projet Collecte de mémoire qui nous a livré les textes à imprimer dans la ville.

Par hasard, sur site, nous rencontrons l’un des auteurs de ces phrases. Il nous rappelle qu’avant le Foyer des jeunes travailleurs devant lequel nous effectuons notre pochoir, se trouvait une Manufacture de brosses. Nous lui expliquons notre demarche d’expérimentation et lui précisons que la suite de son texte est visible sur l’un des 5 groupes de discussion créés sur la Ruche et géolocalisés à l’endroit du souvenir cité.
Les groupes sont :
« Mémoire Brosserie », « Mémoire Petit bois », « Mémoire Le quotidien »,  « Mémoire Brasserie », « Mémoire d’une ferme rennaise ».

Morceaux de la mémoire du quartier Francisco Ferrer- Poterie-Landry de Rennes

 Sur le réseau, les rennais peuvent maintenant commenter ce souvenir, ajouter des détails, initier un article Wiki ?

La matinée se poursuit, les bottes se remplissent d’eau et nous plaçons nos textes sur les 5 lieux du quartier Sud Est de la ville. 

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Préparation de la présentation de ce soir

L’après midi est consacrée à la préparation de notre présentation.

Nous souhaitons dégager les 4 points forts d’un réseau social local et proposer quelques scénarii d’usage de nos propositions concrètes .

18h la présentation commence…

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Nous sommes heureux des échanges qui s’en suivent : sur la fonction de la carte, sur notre proposition de « bulle publique » et sur la faisabilité de nos propositions.

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« Il faut garder la carte, c’est moins virtuel avec »

La carte par sa fonction de représentation immédiate de la communauté, notamment, apparaît à tous être un outil intéressant.  Onpeut imaginer son balayage intuitif par les internautes curieux d’explorer une communauté, son acrrochage dans la rue pour assurer un certain ancrage physique du réseau….Alors… Pourquoi tous les réseaux sociaux locaux la font-il disparaître , cette carte ? demande Jean-Marc développeur web de la Ruche. Il connaît lui-même la réponse : c’est également un nid à problèmes techniques !

Pour que réseau social incite à un véritable usage collaboratif, nous pensons qu’il vaut la peine de valoriser les singularités de chacun. Le réseau social doit jouer de l’individuel et du collectif, c’est notamment l’objet de notre idée de  » bulle publique ».

Le passage d’un usage plus auto centré et individuel du réseau vers un usage plus collaboratif entre connectés est étayé par différentes études sociologiques. Cet extrait du dernier numéro de la revue Réseaux va dans ce sens: Une étude sur les motivations de neuf wikipédiens montre qu’ils ont commencé à écrire pour des raisons essentiellement persoUne étude sur les motivations de neuf wikipédiens montre qu’ils ont commencé à écrire pour des raisons essentiellement personnelles16 et que leurs motivations se sont modifiées avec l’élargissement de leur pratique de Wikipédia. Au début, ils souhaitaient écrire ou corriger les articles portant sur les sujets qu’ils connaissaient, par intérêt personnel pour les sujets concernés. Mais progressivement, ils se sont mis à prendre en charge des activités collectives : surveiller les articles auxquels ilsnnelles16 et que leurs motivations se sont modifiées avec l’élargissement de leur pratique de Wikipédia. Au début, ils souhaitaient écrire ou corriger les articles portant sur les sujets qu’ils connaissaient, par intérêt personnel pour les sujets concernés. Mais progressivement, ils se sont mis à prendre en charge des activités collectives : surveiller les articles auxquels ils avaient contribué, corriger d’autres articles, prendre en charge l’iconographie ou la gestion d’un portail thématique, s’occuper des droits d’auteur, etc. L’encyclopédie leur apparaît alors comme un bien commun

 

Troisième semaine / Lundi: synthèse et autres rendez-vous

Premier jour

Dernière semaine de résidence au sein de l’association BUG. Le temps des derniers essais et des bilans.

Nous entamons la matinée par une synthèse de ce qui constituent pour nous, les « points forts » d’un réseau social local :
-Une représentation de la communauté accessible à tous
-Un contenu à la fois sensible et informatif
-Un moderateur: force de proposition
– Une visibilité dans l’espace physique

Pour alimenter ce qui fait la marque et l’exemplarité d’un réseau social dans une inscription territoriale.

Nouvel écosystème, modèle collaboratif  d’une gouvernance à inventer ?

Cette synthèse sera l’objet de notre présentation de mardi soir.
Notre objectif est de clore notre résidence par des propositions claires et un cahier des charges associé à chacune d’elles.

Rencontre avec une ruche inscrite sur la Ruche

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Jacky rencontre Nathalie Le Bellec  de Collecte de Mémoire avec qui nous organisons cet essai d’imbrication de l’espace physique et de l’espace numérique (La Ruche). Notre objectif est d’insister sur une hybridation possible entre le réseau et la ville. Il y a deux semaines, nous avons contacté cette association rennaise qui est inscrite sur le réseau de la Ruche pour lui proposer d’ imprimer sur le sol de la ville des souvenirs de rennais collectés par l’association.

Carte qui montre les lieux où seront affichés les textes

Nous créons des groupes de discussion géolocalisés sur la Ruche qui correspondent aux lieux où nous allons placer les impressions en pochoir.

ex d’un groupe : Mémoire Brosserie Dupont
Avez-vous des souvenirs liés à cet endroit ? Savez-vous ce qu’il était avant ?
Partant du principe qu’un premier témoignage peut en appeler d’autres, voici un extrait parlant de la brosserie Dupont, issu du recueil de témoignage du quartier 7 :
« À la place du Foyer de Jeunes Travailleurs de la Motte-Baril, il y avait une usine qui a été détruite dans les années quatre-vingt-dix, c’était la brosserie Dupont, il y avait bien entre 50 et 60 femmes qui y travaillaient tous les jours. Le matin, on entendait la sonnette pour l’appel des ouvrières, elles fabriquaient des brosses, des pinceaux, des blaireaux… »

Nous souhaitons inviter les rennais à poursuivre, de manière informelle, cette collecte de mémoires et à commenter les souvenirs affichés dans la rue. Comme un avant goût de Wiki-Rennes qui se géolocaliserait…. sur le sol même de la ville. A ce propos, sur la revue Réseaux, on peut trouver une analyse de la viabilité d’un Wiki…

14h 

Deux d’entre nous partent récupérer dans une usine de découpage numérique, les plaques qui serviront à notre essai, demain.IMGP9573

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La citoyenneté numériquement augmentée

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Deux projets à court terme sont lancés

Nous commençons la journée par un débriefing de notre présentation publique d’hier soir.
Les échanges ont été très fructueux et nous ont inspiré l’idée d’un second prototypage.
Nos deux propositions de réalisation concrète à moyen et court terme sont :

  • Impression d’une carte de la Ruche (du réseau social) dans la ville.

pour…
 Donner accès à la Ruche par d’autres canaux que sur son écran à domicile
Valoriser l’information postée en l’affichant dans un lieu public  (ex: Possibilité de lire un article du Wiki Rennes dans la rue)
Inciter à participer…

Ce projet va nous permettre de présenter à court terme ce que serait une version « papier » de la Ruche, mais également de se servir de la carte pour présenter des scénarios futurs d’usage du réseau.

  • Offrir une zone de dialogue dediée au covoiturage la Ruche

L’objectif étant de lancer une dynamique sur le réseau social pour inviter les gens à échanger des infos sur leur territoire et enrichir la ruche de collectifs informels de citoyen. Nous envoyons un mail aux 1500 inscrits de la Ruche qui les invite à nous faire part de leur annonce de covoiturage. Nous afficherons ensuite ces annonces sur les zones de « covoiturage sauvage »

 

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une zone "sauvage" de covoiturage aux abords de Rennes

Pour qu’un réseau social local ne soit pas dans la logique de « l’enrichissement de mon profil perso » mais davantage dans l’idée de dire et partager une façon de vivre le territoire. Le réseau social en ligne se veut plus qu’une « collection » d’individus. Le contenu proposé est une image du territoire en mouvement. D’une part, les échanges y prennent autant de valeur que les individus et sont affichés à même hauteur. Et d’autre part, toutes ces données confondues s’affichent ensemble sur la carte du territoire en question.

Deuxième jour, nos idées…

Un sujet qui a le vent en poupe

Nous rencontrons Télé Rennes qui fait un reportage sur la Ruche, sa spécificité vis à vis des autres réseaux sociaux, son avenir.
Sur France 3, au journal régional de 19h, est diffusé un reportage plus généraliste sur les réseaux sociaux.

L’usage de ces réseaux sociaux semble de plus en plus titiller la question de la gouvernance territoriale. Le réseau peut permettre l’émergence d’un registre plus informel d’expression publique.

Les collectivités territoriales sont-elles prêtes à compter avec cette nouvelle parole ?
Pourquoi ne pas inviter des agents territoriaux à animer le groupe d’un réseau social sur les thématiques qui les concernent ? Comment cette contribution peut-elle être aménagée sur leur temps de travail et entrer dans le cadre de leur mission ? se demande concrètement Richard Delogu.

Avant de penser cette possible collaboration, nous cherchons plus modestement à scénariser des situations de véritable échange citoyen sur le réseau.
ex: Partager un article du Wiki, donner son avis (géolocalisé) dans le cadre d’une concertation urbaine, raconter un souvenir à tous, créer un collectif d’habitants pour améliorer le covoiturage du quartier, ou rêver sur la ville du futur…


Autant de situations qui ne répondent pas aux seules logiques dites utilitaristes (1) qui voudraient qu’un internaute « moyen » désire toujours être connecté, savoir où il est et avoir beaucoup d’amis, mais cherche également à raconter des souvenirs, se perdre dans sa ville et être surpris.

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Présentation de notre perspective

La fin de journée est consacrée à la restitution de scénarios possibles pour les futurs réseaux sociaux en ligne. Depuis la première semaine, les questions posées, les possibles envisagés se sont étoffés et affinés. Cela a donné naissance à une dizaine de scénarios que nous présentons à une quinzaine de personnes parmi lesquelles des salariés et administrateurs de Bug, des personnes de Rennes métropole et du service Développement numérique régional de la Région Bretagne.

Nous présentons nos dix scénarios et s’en suit une longue discussion informelle avec les personnes présentes. Ces échanges nous aident notamment à faire le tri entre les propositions qui apparaissent immédiatement faisables, appliquables et celles qui donnent à penser mais dont on ne voit pas bien comment on pourrait les mettre en place. Ces dernières servent de boussoles, de visions « d’avenir » de ce que serait pour nous un réseau social débarrassé de la  comparaison avec Facebook. Apparemment, d’après les remarques entendues dans l’assistance, notre présentation a aidé certains à se projeter loin de cette comparaison.

« Moi j’aime pas du tout Facebook et je comparais sans cesse la Ruche à  ça, maintenant, je vois mieux la différence »

« Et mes amis dans tout ça, ils sont où ? »

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La présentation de nos propositions

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(1) Nicolas Nova dans les Médias géolocalisés évoque cette vision très rationaliste pour laquelle « l’action d’un individu reposerait sur des logiques d’optimisation des rencontres et le gain de temps« .