Archives mensuelles : novembre 2012

Les nouveaux usages de la médiathèque : semaine 3, dernier jour

Réunion avec les élus du Conseil inter-communautaire
En présence de la directrice de la Communauté de communes, du chef de projet, du responsable mission numérique de l’agence régionale des territoires.
Nous restituons le schéma général de la future médiathèque. Il représente non pas un plan d’architecture mais un plan des usages possibles.

Il synthétise, à partir des 6 grands principes énoncés précédemment, les usages et leur mise en fonction dans un même espace, la qualification de certains espaces, les relations entre l’équipement et le territoire, la qualité des espaces dédiés (fixes, interchangeables, modulables).
Nous demandons aux élus de répondre sur 2 petits papiers à 2 questions , voici les réponses :

Quelle est l’idée forte qui vous tient le plus à coeur dans cette future médiathèque ?
Accessible à tous
Un lieu de vie et d’échanges, de lien social
Un lieu de rencontre et d’échange
Un espace de rencontre
Un lieu du savoir dans un esprit de convivialité et populaire
Offrir du lien social pour s’enrichir et enrichir les autres
La question des publics et des services adaptés, par et pour le public

Quelle serait votre principale crainte ?
Ne pas arriver à faire vivre les usages que proposera l’équipement
Manque d’attractivité pour la jeunesse
Une mauvaise compréhension des services dans la durée
Le manque de fréquentation
Le cloisonnement des usages
La Médiathèque fourre-tout, qui propose tout et rien, sans clarté

« Je n’étais jamais allée aussi loin dans ma réflexion sur la Médiathèque, vous avez ouvert le regard » Mme Gagnadre, Présidente de la Communauté de Communes

« Avant tout ce travail, on ne voyait pas plus loin que le livre ». Monsieur le Maire de Bort-l’Étang

« Il y a de vrais éléments de réponse dans le schéma des usages de la future Médiathèque proposé. Ces usages ont une vraie resonance avec et sur le territoire. C’est dérangeant et c’est bien ! », Jean-Christophe Lacas, chef de projet

Les nouveaux usages de la médiathèque : semaine 3, jour 4

Le futur livret
Nous travaillons sur le plan et les contenus du futur livret qui sera rendu public et présenté aux différents partenaires publics en février 2013. Nous avons à coeur que les partenaires apportent leur contribution au contenu et leur proposons d’y apporter un témoignage et à la médiathèque Départementale d’abonder des futurs scénarios d’usages sur le principe suivant : « une journée dans la peau d’un médiathécaire ».

Apprends à tes parents à jouer aux jeux videos !      
Soirée tournoi de Mario Kart entre parents et enfants, avec la présentation de Vincent Béchet (illustrateur en jeux vidéos et créateur de l’univers du jeu Moshi Monster).
Image

Image

Notre objectif est de travailler l’appréhension du jeu en le présentant comme un support culturel à part entière, et de tester la relation parents-enfants à travers son usage commun.

Nos experts de 8 à 14 ans sont formels : ce serait trop bien qu’il y ait des jeux vidéos en prêt et une salle pour faire des parties à plusieurs au sein de la future médiathèque!

TRANSFO PACA / semaine 3 / une « photo de famille » des Emplois d’Avenir

La semaine 3 de la Transfo PACA s’organise. Elle aura lieu du 10 au 14 décembre 2012. Il a été retenu de travailler sur les dispositifs qui favorisent l’emploi des jeunes. L’actualité nous conduit vers les Emplois d’Avenir.

Ce dispositif très récemment mis en place et piloté par l’Etat ouvre un espace de collaboration entre différents acteurs, en particulier la Région, qui nous invite à réfléchir sur les possibilités d’accompagnement qualitatif des employeurs et des jeunes concernés.Pour cela, nous réunirons les acteurs des Emplois d’avenir, des employeurs et des jeunes pouvant être concernés.
Notre objectif pour la semaine est de créer une première « photo de famille » des Emplois d’Avenir, afin de mieux appréhender les enjeux et les opportunités.
A partir de cet outil de travail, nous pourrons ensemble identifier les espaces d’expérimentations possibles, pour un accompagnement partenarial et qualitatif de ces Emplois d’Avenir.
En fin de semaine nous consacrerons un demi-journée à explorer d’autres ouvertures thématiques pour la Transfo en Provence-Alpes-Côte-d’Azur…

Les nouveaux usages de la médiathèque : semaine 3, jour 3

 Dessinons la future Médiathèque!
Séance de travail avec Jean-Christophe Lacas, chef de projet.
Nous démarrons un plan qui dessine les futurs usages possibles de la Médiathèque.
Il ne s’agit pas d’un plan d’architecture, mais plutôt d’incarner les parti-pris et les idées emblématiques sur les usages, les relations entre la médiathèque et son territoire (fonctions internes/fonctions externes), les relations possibles entre les différents usages (numériques, pratiques créatives, lieux collectifs)…
Nous nous appuyons sur des grands principes validés au cours de la résidence avec les publics et les partenaires :

  • Convivialité/lieux de citoyenneté
  • Échanges de savoirs-faire
  • Pratiques numériques
  • Production de contenus culturels
  • Fonds participatifs
  • Services associés

Quelques idées fortes :
Un écran réversible qui se tourne vers un amphithéâtre extérieur
Un espace de co-working
Espaces dédiés aux pratiques numériques (documentation, pratiques créatives, formation à distance)

La Médiathèque commence à s’incarner…

TRANSFO PACA : programme de la semaine 3 (10-14 déc.)

programme-3esemaine-transfo-interne-1

Les nouveaux usages de la médiathèque : semaine 3, jour 2

 

Tous Pirates?
Soirée vidéo-conférence publique avec Antoine Viry, médiathécaire à la Médiathèque de Pacé (Bretagne) et créateur du site adiffuser.net <http://adiffuser.net/>.
Après un petit tour d’horizon pédagogique sur ce que sont les droits d’auteurs, Antoine a exploré les potentiels qu’offrent les licences libres pour les médiathèques. Il a présenté les sites adiffuser.net et ziklibreenbib qui consistent en une sélection (par une quinzaine de médiathécaires de toute la France) de musiques, courts métrages, films, photographies, illustrations libre de droit. Ce rôle de dénicheurs et de valorisation de contenus artistiques est particulièrement intéressant pour les médiathécaires de demain. Il permettrait de faire découvrir des artistes méconnus aux habitants en garantissant un certain niveau de qualité. Pour les médiathèques ce type de contenus ne sont pas régis par des droits d’auteurs rigides et sont donc diffusables à grande échelle et à faible coûts. Ils peuvent constituer de bons points de départs pour des animations en médiathèque puisque certaines œuvres sous licence libre peuvent être reprises par d’autres et modifiées dans un esprit collaboratif. La médiathèque peut même devenir un lieu de création et de diffusion de certaines œuvres ensuite diffusée sous licence libre. Cette soirée était aussi une expérimentation puisqu’elle a permis de tester de façon artisanale l’idée que la future médiathèque intercommunale propose régulièrement des visioconférences publiques. Ce fut réussi et nous percevons déjà des améliorations techniques et organisationnelles à apporter. C’est la vertu de l’expérimentation.
La soirée s’est terminée autour du Plug / cabine de téléchargement que nous avons amélioré hier. Nous remercions l’entreprise Openstudio qui a offert une cinquantaine de clés qui ont permis aux participants à la soirée de repartir avec des films, livres et musiques proposés par la cabine de téléchargement.


Apéro-rencontre avec les bibliothéques bénévoles du territoire, le chef de projet Médiathèque et la Médiathèque Départementale.
6 bibliothèques du territoire sont représentées. Nous cherchons toujours à creuser la coopération possible entre elles et la future médiathèque. À l’avenir, la Bibliothèque Départementale ne leur desservira des ouvrages qu’à plusieurs conditions pour assurer qu’en face de ce service public onéreux, les bibliothèques font aussi tous les efforts nécessaires pour aller vers leur public local. La peur de disparaître et la lourdeur du bénévolat sont toujours très présentes dans ces points lecture communaux. Nous tentons de savoir à quelles conditions ces bibliothèques pourraient constituer un vrai réseau et s’organiser pour mener des collaborations avec la future médiathèque susceptibles de développer leurs animations et leurs publics potentiels.
Nous partageons avec elles un état des lieux des 3 expérimentations que nous avons menées en semaine 2 : la Malle Voyageuse (qui a été testée pendant 2 mois par la bibliothèque Bort-l’Etang auprès de plusieurs foyers), la cabine de téléchargement numérique (placée dans le hall de la Maison du Peuple à Lezoux) et l’étagère de savoirs-faire pratiques.
La question du numérique n’est vraiment pas une évidence pour ces amoureux du livre! Cependant ils perçoivent tout l’intérêt d’une cabine de téléchargement tout en expliquant que c’est trop lourd à porter dans leurs quelques heures d’ouverture hebdomadaires.

Toutes ces observations confirment tout l’intérêt de mener des actions test  pendant les 2 années à venir avant l’ouverture de la future médiathèque. Il s’agirait aussi de compléter les équipes bénévoles existantes pour renouveler et dynamiser le réseau, tout en s’appuyant sur les passionnés déjà en place qui connaissent bien leurs fonds documentaires et une partie de la population de leur commune.

Les nouveaux usages de la médiathèque : semaine 3, jour 1

Nous démarrons notre dernière semaine de travail sur le territoire Dore et Allier qui est consacrée à :

  • Finaliser une synthèse de tous les contenus, de toutes les idées collectées depuis le début de la résidence.
  • Poursuivre certaines expérimentations et creuser de nouveaux sujets
  • Documenter le futur livret de restitution
  • Poursuivre les temps de rencontres publiques

Atelier participatif avec le comité de pilotage
Sont présents: Marie-Gabrielle, Présidente, Sophie, directrice, Jean-Christophe chef de projet de la Médiathèque (Communauté de Communes Dore et Allier), Aude directrice de la Médiathèque Départementale, Hélène du cabinet d’études Puzzle, Pierre Armand de la Région Auvergne, Françoise Dubosclard du Transfo. Nous démarrons un échange à partir d’une vision hétéroclite de différentes modalités d’implication des médiathèques sur leur territoire : la Médiathèque hors-les-murs, la Médiathèque lieu central et agrégateur de services, et la Médiathèque partagée ou intermédiaire.

Image

Nous poursuivons avec un jeu de rôle à partir de cartes-personnages. Chacun des partenaires entre dans la peau d’un futur usager, à partir d’une identité et d’une situation il invente ses désirs de médiathèque, et ses contraintes, à partir de son profil spécifique. Cela doit enrichir les réponses que la médiathèque pourra apporter à des publics très différents.

Mikael, 14 ans, habite à Vinzelles, passionné de jeux videos et de mangas.
Rémi, divorcé, a la garde de ses 2 enfants de 2 et 4 ans tous les mercredis. Chang, parisien d’origine, a déménagé à Lezoux où il télétravaille, il lit tous ses journaux et ses livres sur IPad.

Extraits vidéos des jeux de rôles :
Aude, directrice de la MD :

Marie-Gabrielle, présidente de la Cté de Communes :

Nous terminons l’atelier avec une présentation rapide d’un premier schéma des fonctions et usages possibles de la future Médiathèque.
Image

puis avec la présentation d’un schéma sur les différents types de fonds documentaires

Image

Ateliers participatifs avec les habitants

En soirée nous accueillons un public local élargi pour un temps intitulé Expérimentations : bilan et suites ? En petits groupes les participants sont invités à circuler dans 3 ateliers :

 Récits de vie de la médiathèque : atelier jeu de rôle (tel que décrit plus haut)

Image

Quelques idées :
L’importance de certains publics et certains contextes comme par exemple les familles, pensées dans une dynamique d’accueil collectif.
Le lecteur public, pour les personnes âgées par exemple qui ont de la difficulté à lire et préfèrent écouter.
L’utilisation du fonds participatif pour les lectures très récentes très utilisées.
Le fait de coupler au même endroit un livre et le film en DVD duquel il est tiré.

– Les futurs usages de la médiathèque : un schéma à débattre, abonder, à corriger. Chacun imagine de quoi sera constitué le lieu et comment pourront se dérouler les usages d’un espace à l’autre.
Quelques exemples : partenariats avec des lieux de Clermont pour des spectacles ou des visio-conférence, un espace ludothèque, un auditorium qui se déploie en cinéma de plein-air…

Image

– En attendant la future médiathèque
Deux ans, c’est long…comment gérer la frustration, en faire une frustration positive qui pousse à agir, à prendre part au projet ?  Comment profiter de cette période pour préparer au mieux le projet, augmenter ses chances de succès au moment où la médiathèque existera ?

Un lieu provisoire, un début de programmation, un site internet, des micro-actions pour aller vers tous les publics, améliorer des expérimentations ou en inventer de nouvelles…

Transfo Pays de la Loire / Semaine 5 / Jour 5 : Accrochage rétrospectif

A nouveau à l’heure du dernier jour d’une semaine de travail au sein de la Région, vient le moment de l’accrochage de tout ce qui a été produit. L’exercice de communication et de synthèse destiné à ceux qui n’ont pas participé directement se révèle à chaque fois une bonne occasion de prendre du recul sur ce qui a été fait. Dans une posture plus réflexive, chacun – à commencer par nous et les participants à la semaine – prend la mesure, remouline les réflexions et associe plus clairement les idées entre elles. Deux idées fortes ressortent sous différentes formes :

  • dédramatiser l’orientation notamment en s’appuyant sur le pair à pair
  • mettre en relation les animateurs des territoires (Espaces Numériques mais aussi Centres Sociaux Culturels, mairies, etc…) et les experts de l’information/orientation

Après une matinée (un peu trop) vite passée à tout accrocher sur les vitres du Salon d’honneur, nous tâchons donc d’aller au-delà d’une « simple » visite d’exposition. Nous rappelons que cela n’est qu’un accrochage des travaux produits, y compris dans ce qu’ils ont de non fini, et qu’au travers de cette mise à nu du processus, nous questionnons aussi nos méthodes de travail. Le temps d’échange est donc primordial et le buffet installé sur place nous aide à le mettre en place !

A ce rythme, nous atteignons très vite l’heure de la réunion-bilan avec les participants de la semaine. Toujours sur les mêmes principes de partage, nous dédions ce temps à l’expression des retours sur la semaine : avis, critiques, envies, réflexions… Tout est le bienvenu. Compte tenu de l’enthousiasme général (qui n’exclue pas quelques interrogations), le moment deviendrait presque enivrant pour le petit groupe qui a l’impression d’avoir « vraiment fait quelque chose », « d’être allé très vite du brassage d’idées au concret » en l’espace d’une semaine. En cela, la situation générale en fin de semaine de Transfo colle souvent trait pour trait à ce que décrit Hubert Guillaud dans son article « les dispositifs créatifs en question ». Le moment de décadrage créé amène vite une ambiance joyeuse qui peut aussi très vite retomber…

Nous profitons donc de ce moment pour appuyer à nouveau sur l’importance de la semaine 6 à venir et sur le fait que les questionnements posés à ce moment là toucheront toutes les directions. Nous misons beaucoup sur cette semaine pour toucher au cœur du problème de la Transfo : comment faire fonctionner l’innovation au quotidien et sur la longueur au sein de la Région ? Des « semaines créatives » seront-elles toujours nécessaires avec leurs effets dynamisants et catalyseurs ? Faudra-t-il au contraire faire disparaître petit à petit cette façon de faire événementielle, certes très prometteuse, mais dont les productions peuvent rester superficielles et/ou difficiles à concrétiser ? Quelles sont au juste les conditions nécessaires à la démarche d’innovation et, si l’apport d’ouvertures (par le temps court dédié, par l’animation « neutre », par la participation  de partenaires…) en fait partie, comment le formaliser à l’avenir ?

Nous qui faisions, dans le bilan de cette semaine passée sur la question de l’information et de l’orientation, la conclusion qu’il ne fallait pas chercher à institutionnaliser l’informel mais qu’il s’agissait plutôt de l’outiller et de le cultiver… Nous nous retrouvons, sur notre sujet « toile de fond » qu’est la fonction innovation, à pointer du doigt cette même nécessité d’une organisation assez souple pour laisser faire et organisée pour en profiter. « Agile » diront certains ?

Transfo Pays de la Loire / Semaine 5 / Jour 4 : Objectif « note »

Jeudi 14 novembre

Avant dernier jour, et, comme toujours, les choses s’accélèrent. Nous avons préparé la veille au soir un dernier temps d’atelier avec les agents. Nos objectifs ? Avant tout, il s’agit bien sûr de finaliser la démarche de prototypage entamée. Mais nous nous en fixons un autre : s’assurer de l’utilisation extérieure des productions de la semaine. Et nous imaginons qu’il faudrait pour cela permettre aux agents de trouver une passerelle entre ces travaux un peu éloignés de leur quotidien et leurs pratiques habituelles. Mais lesquelles ? La rédaction de notes de validation de projet, pardi !

L’atelier va donc consister, une fois faits les retours des tests en ENR, en 2 ateliers, avec 2 groupes de travail sur 2 des formes réalisées mardi. Le choix, fait collectivement, aura bien sûr permis une précision des termes utilisés et de ce que chacun met derrière les « mots ». La question à traiter,  in fine : dégager ce qu’il faut pour rédiger une note proposant le développement de l’objet choisi et sa mise en oeuvre concrète.

Pendant que le premier groupe se penche sur le couple réseau des passeurs/cartographie des acteurs de l’orientation, le second s’intéresse au développement d’une « bande-annonce » de présentation d’outils généralistes comme meformer.org. Résultat en images ci-dessous:

Au moment du partage des travaux réalisés en sous-groupes, nous nous attachons surtout à ne pas perdre de vue notre objectif opérationnel : s’assurer qu’il y aura des suites au travail de la semaine « dans la réalité », sous forme de note (et qui sait, si elle est validée, ce que cela pourra devenir ensuite).

Pari gagné ? Nous n’en savons rien pour le moment, mais au moins nous avons fixé quelques éléments clés :

  • qui ? Les 2 agents du CR présents depuis lundi se chargent de coordonner les travaux et d’initier la rédaction de la note
  • quoi ? Entamer la rédaction de deux notes (une par objet travaillé), contenant des éléments classiques (=rédigés) mais intégrant également des éléments visuels issus des travaux du jour (et proposés à l’exposition de demain) ;
  • pour quoi faire ? Pour proposer la mise en œuvre des prototypes.
  • avec qui ? L’appui, sur leur demande, des résidents et des participants des autres directions ou encore les partenaires des CIO et de l’ONISEP (voire même d’autres). A voir si des co-signatures de directions internes pourront être tentées…
  • quand ? D’ici mi-décembre.

Rdv est donc donné pour mesurer l’implantation et l’appropriation des méthodes d’innovation proposées par la Transfo et donc leur durabilité.

Après-midi

Rejoints par Romain, de la 27e Région, nous entamons l’après-midi avec une bonne liste de choses à faire, que nous nous répartissons. Deux agents passeront prendre le pouls et mettre, un peu, la main à la pâte dans l’après-midi. Les uns partent donc commencer la conception et la mise en place de l’exposition du lendemain, les autres avancent sur les productions à y ajouter, d’autres encore relancent une invitation aux membres du CR pour venir la visiter…

Et dans tout cela, nous gardons aussi le cap sur notre second objectif de la semaine : préparer très en amont la prochaine semaine, en février, qui sera dédiées à faire le point : « qu’avons nous réalisé jusque là (avec les différentes expérimentations) et qu’en faisons nous pour la suite (du prototypage d’une fonction innovation ?) ». Pour préparer plus intelligemment cette future semaine, nous mobilisons dans l’après-midi la DPSDD pour échanger autour de nos premières intuitions et imaginer notre travail commun d’ici là.

En ressortent des idées riches et enthousiasmantes : en février, nous aurons vraisemblablement à construire quelque chose comme un « carrefour des réflexions » : nous pourrions proposer de travailler de manière collaborative sur les chantiers respectifs du « labo des mutations », de la Mission Méthodes et de la DPSDD pour que chacun progresse en profitant de l’intelligence collective – et au même moment mettre cette dernière au service d’un premier protypage de la future fonction innovation. Ceci permettrait à chacun d’être partie prenante de scénarios ainsi élaborés tout en avançant sur ses propres missions.

Est-ce que nous sommes plus organisés, à force? En tout cas, si elle n’a pas toujours été facile (se répartir les tâches impose aussi de réserver des temps de mis en commun), cette répartition des tâches fut productive!

Transfo Pays de la Loire / Semaine 5 / Jour 3 : Tester et prendre du recul


Mercredi 13 novembre

L’équipe se retrouve pour un début de débrief au petit matin, rapidement écourté pour retrouver Anne Bassinet, Directrice Générale Déléguée Stratégie et Territoires, et, pour nous, « directrice référente » puisque régulièrement rencontrée et responsable de la direction prospective.  A nouveau, nous nous séparons : la moitié de l’équipe part au RDV, l’autre moitié met ce temps à profit pour synthétiser, en billet de blog et en schéma, ce qui a été dit et produit jusqu’alors.

Le rendez-vous : obtenir d’avoir des agents « permanents »

Le rendez-vous est pour nous un moment important. Nous ramons depuis trop longtemps à faire participer des agents à nos semaines, alors même que nous avons pu compter très rapidement sur la grande aide de quelques alliés dans la maison. Nous cherchons donc activement des moyens de dépasser le stade des chasses aux participants répétées avant chaque semaine pour pérenniser notre démarche. Une bonne part de l’entretien sera donc tourné vers ce but. Nous repartons avec une liste de directions/personnes fléchées et l’accord pour transmettre et appuyer nos futures demandes vers ces « cibles ». A nous d’envoyer au plus vite un premier calendrier de la semaine de février ! Calendrier auquel nous travaillons justement…

Par ailleurs, ayant eu vent d’une nouvelle commande politique qui semble nous concerner, nous cherchons à comprendre ce qu’il en est et à nous affirmer comme interlocuteur bienveillant sur le sujet. Tendres ingénus, nous découvrons encore cette possibilité qu’une demande politique intervienne sans crier gare au milieu du travail des administratifs. Or il faut bien s’y faire ! Et si cela nous inquiète un peu de prime abord compte tenu des efforts que nous déployons pour réfléchir sur la méthode, le principe que les élus se saisissent au plus vite d’une question leur semblant primordiale sans attendre qu’elle colle à l’agenda administratif n’en est pas moins compréhensible. Nous nous mettons donc d’accord pour nous rapprocher des agents saisis de la demande et voir avec eux comment nous pouvons participer à la réponse.

Plus généralement, cet épisode montre bien comment le fonctionnement théorique entre politique et administratif est différent dans les faits, comment les aspects transversaux sont complexes à gérer et enfin comment des équipes travaillant sur un sujet peuvent ne pas être consultées sur une question pourtant directement en lien avec leur travail. L’analyse des causes de ce fonctionnement (travaux méconnus, manque de temps pour identifier les compétences à associer, culture du travail par directions…) et la proposition d’alternatives devra forcément apparaître quelque part dans notre production au bout du programme… De façon plus précise, nous sommes, à un moment où nous nous le demandions justement, directement alertés sur les questions de « gouvernance de la fonction innovation ». Qui décide d’utiliser cette fonction ? Qui pose le sujet dont elle se saisit ? Quelles compétences sont alors activées et comment ?

Parallèlement, production de synthèse

Synthétiser la réflexion, la mettre en forme pour y voir plus clair voilà ce à quoi s’attèle le reste de l’équipe.

11h > 12H30 : un temps commun de partage des avancées de la veille avec les agents

Suite à la séparation des équipes, et au fait que certains agents n’aient pas pu se libérer pour la phase de test sur le terrain, nous nous remettons à niveau avec ceux qui ont pu prendre le temps de nous rejoindre. Les designers de l’équipe expliquent les mises en formes réalisées (les idées « prototypées » ainsi que la synthèse de la réflexion sous forme de schéma), mais aussi les réactions recueillies lors de la soumission de ces idées à l’animatrice de l’ERN Médiagraph rencontrée la veille. Cette remise à niveau collective permet de relancer la discussion, d’affiner les propositions… et même de faire naitre de nouvelles idées.

15h > 17h : immersion dans une maison de quartier

L’après midi, le coeur joyeux et l’esprit chantant, nous nous rendons dans le quartier du Breil et plus particulièrement à l’espace multimédia de la maison de quartier.

Certains d’entre nous discutent avec l’animateur pendant que d’autres interviewent les adolescents présents : raison(s) de leur présence, relation à l’animateur, ambiance du lieu, et… orientation ! Nos discussions sont intéressantes, mais aborder avec le sujet de l’orientation est délicat: ils sont très jeunes (5e et 4e) et n’ont pas encore trop d’idées, ne savent pas encore à qui ils vont s’adresser , ni comment ils vont s’y prendre, ni si Daniel_ l’animateur_ sera leur interlocuteur. Bref, la discussion n’est pas facile à mener et nous avons l’impression de leur demander de s’exprimer sur des choses dont ils n’ont pas grand chose à nous dire.

Le deuxième temps de notre visite sera plus intéressant : nous descendons d’un étage voir la personne de l’accueil de la maison de quartier.

Elle nous réconforte d’emblée : « Je suis la porte ouverte du service public ». « On me demande tout, caf, stage de 3e, aide au CV, horaire de la piscine … ». Nous sommes donc fasse à une véritable « Passeuse », c’est à dire, pour nous, une personne qui est en relation avec le public cible de l’orientation mais qui n’est pas forcément compétente en la matière.

Partageant notre vision des choses, elle nous confirme son manque d’outils, de méthodes et de savoirs pour orienter ces gens vers les « bonnes personnes ».

Nos idées lui paraissent intéressantes mais peut-être encore trop vagues. Grâce à notre discussion, c’est elle qui nous permettra d’aller plus loin en nous montrant des outils qu’elle a l’habitude d’utiliser : le guide des associations de son quartier (un livret-annuaire édité par la mairie de quartier). Voilà qui nous intéresse. Quel serait l’équivalent nommé « Guide des acteurs de l’orientation du quartier du Breil » ?

Car oui, tous nous l’ont dit : « un annuaire des professionnels c’est bien, mais il faut qu’il soit à l’échelle du quartier car les gens ici n’ont pas de voitures et ne feront pas l’effort d’aller à l’autre bout de Nantes pour rencontrer la personne ou la structure indiquée. Il faut qu’on les oriente vers des professionnels proches » 

Voilà une des difficultés : comment la Région peut-elle se saisir, avec ses partenaires bien sur, de la question et contribuer à inventer des outils pour des échelles si fines?

Nous laissons la questions en suspens. Une chose est sûre : outiller les passeurs semble être une bonne idée, et même un impératif. Reste à savoir comment. Avec un annuaire local des professionnels ?  un temps de formation?la mise en place d’un réseau des passeurs ? Nous n’avons pas encore LA solution (et elle est certainement multiple) mais l’immersion aura confirmée que la zone d’action est la bonne !

Sur ce, rendez-vous demain pour un dernier atelier sur le sujet qui consistera à mettre en mots les propositions afin de les présenter aux élus vendredi.