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Première visite au lycée de la Flèche

Depuis presque un an, la 27ème Région nourrit des échanges avec la Région Pays de la Loire et plus particulièrement avec sa commission éducation. L’envie commune de mener une résidence sur un lycée de ce territoire a abouti, vendredi dernier, sur la visite d’un lycée à la Flèche pressenti comme lieu d’accueil de notre résidence. A nos côtés pour nous accueillir, de nombreux « habitants » de ce lycée (proviseur, personnel administratif, enseignants, élèves, personnel technique…). Mr Williamson, chargé de mission lycée à la Région nous accompagnait également. Il en a profité pour nous remettre le référentiel du lycée du futur tel qu’il a été établi par la région Pays de la Loire. A la lecture de ce document, on se rend compte que par certains aspects ce lycée est proche du lycée du futur, par d’autres il en est très loin.

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La gare rurale de demain, première visite

Nous étions le 11 février, en visite dans trois gares de Bourgogne pour évaluer le potentiel d’une future résidence autour du sujet de la gare rurale. les photos de la journée sont visibles ici.

Romain Thévenet était présent pour la 27e Région, accompagné de Adrien Demay, designer, de Pierre Gaudin et Laurent Jacobi, consultants en créativité, et de Mihaela Bonescu chercheuse à l’université de Dijon.

Un partenariat est établi avec la Région Bourgogne et la SNCF, et pour cette pré-visite nous avions choisis ensemble de visiter trois gares sur la même ligne: la ligne de Laroche Migennes à Corbigny.

La matinée commence par une première expérience imprévue. Trop absorbés par nos échanges avec Luc Fousset , mandaté par la SNCF/activité Gares et Connexion pour être notre guide pour la journée, nous sommes montés dans le mauvais wagon du train pour Corbigny.

Nous nous sommes ainsi retrouvé à Avallon, à 40 kilomètre de notre destination!

Le train se sépare en deux à Cravant Bazarnes, et nous n’étions pas dans la bonne partie du train…

Corbigny, le bout de la ligne

Un taxi nous emmène finalement à Corbigny pour rattraper le programme de la journée. Nous sommes accueillis par Isabelle Monmasson et Laurianne Legeay du comité de développement du Pays Nivernais Morvan, et Patrick Marmion, adjoint au maire de Corbigny et président de l’Office du tourisme.

Ils nous brossent rapidement le portrait de cette gare de « bout de ligne ». Corbigny est un terminus rural assez particulier, probablement la plus petite commune dont le nom est annoncé dès le départ de Paris.

Il n’y a actuellement plus que 2 trains par jours. Un qui part le matin, un qui arrive le soir (on peut habiter à Corbigny, mais pas venir pour y travailler…) Ils transportent environ 5 voyageurs par jour l’hiver, et 3 à 4 fois plus l’été.

Un bus complète cette offre avec un trajet 6 fois par jour qui permet de relier les différentes communes entre Corbigny et Clamecy. Nous avons le sentiment que la gare est « sous perfusion », et mesurons la volonté locale nécessaire pour réussir à maintenir ce service de proximité.

Même la Sncf a déserté la gare, et en sous-traite la gestion à la filiale VFLI. Il reste également encore un peu de fret pour transporter les production locales : du bois et des pierres.

Nous avons eu peu de contact avec les agents de gare sur place dont l’information relative à notre passage ne leur était pas parvenue.

Au final on se rend compte de la richesse d’acteurs et d’événements à Corbigny (notamment avec l’Abbaye de Corbigny, une résidence d’artistes permanents), mais l’on mesure aussi les difficultés de cette gare délaissée.

Si l’on considère l’évolution des transports ferrés en milieu rural, dans un scénario noir, on peut considérer que cette Gare a 20 ans d’avance. La Sncf s’est désengagée, est ce que cela va devenir une norme ? Elle reste propriétaire des bâtiments, mais pour elle, son action s’arrête à Clamecy. Y a-t-il une opportunité à prendre en compte cette évolution possible pour considérer la gare comme étant autre chose qu’un lieu d’accueil pour les voyageurs en train?

Clamecy, pour combien de temps?

La suite de la visite s’effectue en bus sur la ligne Corbigny Clamecy. A part nous il n’y a personne à cette heure-ci. Deux à trois voyageurs montent dans le bus lorsque nous descendons à Clamecy.

Ici par contre le personnel est au courant de notre visite. Ce sont des salariés SNCF, et ils ont pu être prévenus par leur établissement. Alain nous fait visiter et nous raconte leur quotidien.

A Clamecy, il y a jusqu’à 40 voyageurs par jour l’été. La gare est beaucoup plus active qu’à Corbigny avec 8 trains par jour. C’est une gare rurale mais il y a encore, par exemple, un guichet pour acheter ses billets.

Même si la gare est active, on sent le ralentissement. Un train a été encore supprimé cette année. L’aiguilleur nous confie son ennui: la séparation des compétences à la SNCF depuis le 1er janvier empêche la souplesse des cheminots. Par exemple un  chef de gare ne peut plus vendre au guichet. Pour lui « Il n’y a pas assez de travail, on s’ennuie et ça donne une image négative auprès des usagers »

Nous sommes là dans une gare en transition, « elle bouge encore ». La question qui nous taraude pourtant est « pour combien de temps? » La personne qui est encore au guichet part bientôt à la retraite, sera-t-elle remplacée? Combien de trains vont-ils être encore supprimés? Après Corbigny est-ce que Clamecy sera bientôt, elle aussi, réduite au minimum?

Le train qui nous emmène à Auxerre nous permet de faire le point avec l’équipe. Ces nouvelles rames financées par le conseil régional sont de vrais espaces de travail, avec tables à quatre, et alimentation électrique. A cet instant, nous entrevoyons la possibilité de faire la résidence directement dans le wagon…

Auxerre, une petite gare immense

Nous sommes accueillis par Benoit Vo-Dinh, qui nous présente la gare et l’équipe présente. Auxerre est définitivement une gare en mutation.

Les gens que nous rencontrons ont la responsabilité des trains circulant en gare d’Auxerre, mais également sur la ligne jusqu’à Clamecy, ce qui nous permet de mettre en perspective les discussions du début de journée.

Benoît nous explique que malgré sa taille, cette gare est limitée dans son développement. Par une bizarrerie historique, il n’existe qu’une seule voie entre Auxerre et Laroche Migennes pour relier Paris. Ce qui implique qu’un seul train passe à la fois dans les deux sens. La fréquence des trains entre Auxerre et Paris est à son maximum. Le développement de la gare est donc suspendu à la construction d’une deuxième voie.

Cette gare n’est pas réellement une gare rurale, puisqu’au Auxerre est une ville assez active, mais c’est réellement une gare de seconde zone qui pourrait tourner avec seulement trois salariés. Les opportunités de cette gare sont donc liées à ce dynamisme qui fait d’elle une gare de « très grande banlieue » puisqu’elle est directement connectée à Paris.

Après cette journée riche et passionnante, différents sujets apparaissent:

Trois échelles de gares sur la même ligne

La visite sur cette même ligne, donne l’impression de « zoomer » dans la configuration de ces gares. On pourrait dire également qu’on a trois gares à différents stades de périclitation (ou de maturation?). Ce qui nous fait évoquer la possibilité d’une résidence sur la ligne, plus que sur une gare en particulier, et sur les connexions entre elles.

Le premier étage des gares, des bâtiments pleins de potentiel

Les anciens logements de cheminots, que nous avons pu visiter dans ces gares apparaissent comme étant tous les mêmes dans de nombreuses gares. Que faire de tous ces « premiers étages » promis à la décrépitude ?

Pour cette résidence, c’est la direction « Gare et Connexions » de la Sncf qui nous accompagne. La problématique serait certainement intéressante pour eux, et un prétexte pour envisager l’évolution des gares rurales.

La connexion à Paris, un sujet en tant que tel ?

Il y a aujourd’hui beaucoup de Parisiens qui utilisent cette ligne. Nous avons pu souligner également l’importance des trains du dimanche soir, du lundi matin et du vendredi soir pour ces « résidents pendulaires » qui vivent en Bourgogne et travaillent à Paris. (Ce qui n’est pas sans rappeler un des scénarios de prospective du SRADT)

Cette connexion permet également un afflux de touristes l’été qui arrivent directement de la capitale. Corbigny est « certainement la plus petite gare, directement connectée à Paris » mais est-ce vraiment significatif, quand on pense qu’il faut plus de 4 heures pour aller à Paris? Certains préfèrent prendre leur voiture pour aller à la gare de Montbard.

Peut on miser sur un développement ferroviaire de ces gare?

La gare d’Auxerre est promise à un développement potentiel avec la construction de la deuxième voie, mais quid des deux autres, qui sont plutôt elles, en régression?

Difficulté tangible des cheminots

Un autre sujet pourrait être de travailler directement au contact des salariés Sncf qui avouent qu’il n’y a pas assez d’action. Dans quelle mesure est ce qu’ils peuvent offrir d’autres services? Qu’est ce que la gare doit devenir pour qu’ils retrouvent leur rôle de médiation?

Autant de sujets qui s’annoncent riches et passionnants. Pourtant, nous ne pourrons pas traiter correctement toutes ces questions en seulement trois semaines. Nous allons commencer par choisir, avec l’équipe et les partenaires, une seule gare pour la résidence. Puis nous programmerons une autre visite, afin de préciser encore le sujet de l’expérimentation. L’idée étant, comme dans chacune des résidences, d’attaquer le vaste sujet de « la gare rurale de demain » par la transformation locale, et la réalisation de projets concrets. Cette première visite est, en tout cas, prometteuse pour la suite de la résidence!

Résidence Nord-Pas de Calais // Penser l’environnement de travail de l’élu / 1ère visite visite à Lille pour le lancement d’une nouvelle résidence

VIE ELU-20090911-06Après les lycées, le numérique dans les quartiers et dans le monde associatif, les maisons de santé, la 27ème Région lance une nouvelle résidence sur un thème incontournable, celui de la vie politique régionale et de ses acteurs : les élus. A l’heure où la participation citoyenne est l’objet de toutes les attentions, il ne nous paraissait pas incongru de nous pencher sur l’évolution du métier d’élu, dans son quotidien.

Pour l’instant intitulée « Environnement de travail de l’élu », cette nouvelle résidence se déroulera en Région Nord-Pas de Calais où trois élus régionaux ont déjà accepté de se prêter au jeu de l’expérimentation : Jean-François Caron[1], Brigitte Parat[2] et René Vandierendonck[3]. Au programme : 3 semaines d’immersion dans la vie de ces élus pour observer, comprendre, questionner, expérimenter autour de cette question de l’environnement de travail de l’élu. Quel est-il ? Comment pourrait-il évoluer dans le sens de l’efficacité, du développement durable, ou encore de la transparence, de la responsabilité démocratique ?

11 septembre 2009, nous rencontrons au Conseil Régional Nord-Pas de Calais Patrick Banneux, chargé à la Région de la mise en place de la future Résidence. Sont également présents les 3 collaborateurs des élus régionaux qui ont pour l’instant accepté de prendre part à l’expérimentation : Sylvie Depraetere, assistante de Jean-François Caron ; Ludovic Debar, assitant de Brigitte Parat et Christine Moïses, assistante de René Vandierendonck.

Pour cette première visite, nous sommes 3 représentants de la 27ème Région : Adèle Seyrig, designer, qui sera en charge de la Résidence, Hélène Veiga Gomes, anthropologue-vidéaste et Stéphane Vincent, directeur de la 27ème Région. Au programme de cette matinée : présenter aux collaborateurs le projet de Résidence, ses objectifs, les outils et méthodes auxquels les résidents font appel et surtout, commencer à échanger sur les problématiques qui seront abordées dans le cadre de la Résidence.

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De la discussion ressortent de nombreuses pistes, le champ est vaste et le système complexe.  À l’interface entre les citoyens et l’institution, l’élu navigue, du terrain à l’assemblée, de la Région à sa mairie, à son parti. C’est sur ces outils de navigation que nous nous interrogerons et sur les usages qu’en font les uns et les autres.

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Tout au long de sa carrière politique, comment se construit la vie d’un élu ? Comment devient-on un élu ? Y’a-t-il deux élus qui se ressemblent, qui travaillent de la même façon ? Comment l’élu se constitue-t-il, au fil de ses mandats, son propre environnement de travail ? Comment y évolue-t-il au quotidien ? Comment les élus conjuguent-t-ils leurs divers mandats, attributions, engagements ? Comment organisent-ils leur temps, entre celui de la représentation, celui de la réflexion, celui de l’action ? Comment travaillent-ils avec leurs différents collaborateurs, leurs homologues, les cabinets conseil, les citoyens ? Comment accueillent-ils la montée de la participation citoyenne ? Comment réussissent-ils à incarner les politiques publiques qu’ils contribuent à mettre en place ? Comment continuent-t-ils à s’alimenter quotidiennement d’informations ? Et les TIC dans tout ça ? Le Web 2.0 ? Et les parapheurs, le service des protocoles ? À quoi ressembleront-ils dans 10-15 ans ?

VIE ELU-20090911-05Autant de questions que nous avons soulevées au cours de cette matinée de travail et qui commencent à préciser le champ d’expérimentation dans lequel s’ancrera cette nouvelle résidence.

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[1] Jean-François Caron / Groupe « Les Verts » / Conseiller régional délégué à la prospective, président du groupe « Les Verts » / Maire de Loos-en-Gohelle / Vice président de la Communauté d’agglo de Lens Liévin, chargé de l’environnement

 

[2] Brigitte Parat / Groupe socialiste / Conseillère régionale, 11ème vice-présidente « Personnel régional » / Adjointe au Maire de Loos-lez-Lille

[3] René Vandierendonck / Groupe socialiste / Conseiller régional, 9ème vice-président « Aménagement du territoire, Politique de la ville et mise en œuvre du Contrat de projets État-Région / Maire de Roubaix

Imaginer l’avenir santé en campagne

Visite au pays de Pionsat, dans le nord de l’Auvergne

Pionsat est une petite ville de 1040 habitants, chef lieu d’un canton de 10 communes et de 2000 habitants, située en Auvergne, à quelques 30 kilomètres de Montluçon et à 80 kilomètres de Clermont Ferrand. C’est un territoire très rural, montagneux, composé de multiples hameaux disséminés entre cols et monts, situé en frontière entre deux régions (Auvergne et Limousin) et 3 départements (Puy de Dôme, Allier, Creuse) ; un découpage administratif complexe qui n’épouse à priori pas vraiment les pratiques de ses habitants…

La place du marché de Pionsat

Une équipe de la 27ème région s’y retrouve le 31 juillet, accueillis par François Brunet, président de la communauté de communes et par Hélène Berger, directrice des services ; un duo jeune et dynamique qui leur a concocté un riche programme du jour. C’est la région Auvergne, préoccupée par l’aménagement du territoire et le maintien des services publics en milieu rural, de plus en plus sollicitée sur les questions de santé, qui nous a orientés vers cette résidence. Elle souhaitait questionner l’engouement actuel pour les « Maisons de la santé » qui s’inventent avec son soutien sur tout le territoire. Dans le mini bus dédié aux transports des enfants, l’équipe a sillonné les petites routes de la communauté de communes pour rencontrer professionnels de santé et élus, et prendre conscience de la réalité géographique du territoire, faite de villages, de hameaux éparses, de bois de feuillus et de prés propices à l‘élevage de bovins et à la petite céréaliculture.

La communauté de communes de Pionsat porte, avec les professionnels de la santé de son territoire, un projet de « Maison pluridisciplinaire de santé » qui permettrait avant tout d’imaginer le maintien local des services médicaux, une inquiétude partagée. En regroupant les cabinets individuels et en créant du réseau, on espère pouvoir attirer « les jeunes médecins qui craignent la solitude ».
Actuellement cinq médecins, deux kinésithérapeutes, un dentiste… tous installés en libéral et à domicile, constituent le cœur de l’offre médicale de la communauté de Communes. Il existe aussi une Maison de retraite et un Centre de Rééducation Fonctionnelle (APAJH) très important (120 résidents permanents) qui draine des patients dans un rayon de 40 km, indique M. Robert son directeur, un atout non négligeable pour Pionsat. Cependant, comme partout à la campagne, le tissu local est fragile (3 Médecins prendront leur retraite dans les 8 ans à venir ; une unique Pharmacie alimente tout le secteur), et le renouvellement devient de plus en plus complexe… Et déjà, c’est à Montluçon ou à Clermont-Ferrand que se rendent les habitants pour toutes les urgences et les rendez vous avec les spécialistes. D’après les hôtes « la situation de péril peut arriver rapidement» ; elle contribuerait à la désertification du territoire. C’est alors «contraints et forcés» que les médecins se regroupent, soutenus par la Communauté de Communes, et créent en avril 2009 un comité de pilotage d’une Maison de Santé pour anticiper l’offre de services médicaux du territoire. L’objectif pour le comité de pilotage du projet est alors de construire rapidement un cahier des charges pour définir le projet de la Maison de la santé et obtenir le soutien de la région. Mais comme le précise François Brunet « c’est aussi rechercher plus profond dans les motivations », et « que cette maison ne permette pas seulement d’enlever le cabinet médical de la maison » mais améliore la mise en réseau de tous les acteurs médicosociaux. Il s’agit alors « de penser un territoire de santé global ».

La commune de Chateau-sur-Cher, 93 habitants

Cette première journée riche de témoignages et d’échanges nous a permis de définir trois pistes d’entrée dans le projet :

# L’OFFRE PACKAGE DU NOUVEAU MEDECIN
Le territoire souffre d’un manque d’attractivité, auquel n’échappent pas les professionnels de santé qui boudent le territoire. On doit alors rechercher comment donner envie aux soignants de venir s’installer dans cette région de la France. Cela nécessite peut être de travailler dans d’autres champs que celui de la santé: par exemple la culture, l’habitat, la valorisation touristique, pour travailler au delà, à l’accueil de nouveaux habitants ? Ce centre médical peut  éventuellement adopter un rôle de rencontre, de partage autour des questions sociales et devenir un lieu de vie ouvert qui participe au dynamisme du territoire et à son attractivité.

# «LA MAISON DE SANTÉ», CŒUR DE RÉSEAU

Le projet de maison de santé peut-il permettre d’améliorer la coordination des  réseaux des professionnels médico-sociaux du territoire ? Comment alors articuler les échelles et coordonner les différents secteurs ? Il serait intéressant alors d’imaginer une cartographie des réseaux existants, en vue de les comprendre, de pointer les potentiels d’optimisation pour chacun et de tisser des liens entre eux. Cette maison pourrait elle alors devenir le «carrefour» médical, ou socio-médical de la région ? Et être un apport potentiel dans les réseaux tels qu’ils existent aujourd’hui ? Il s’agit aussi de penser une approche systémique et de relier ce projet aux autres enjeux du territoire (culture, habitat, tourisme…).

# LES ROUTES DE LA SANTÉ

La configuration de ce territoire rural nous amène à prendre en compte les problématiques d’isolement, de déplacement et de mobilité. La visite des communes de Château sur Cher et de La Roche Jagout, nous ont fait éprouver les difficultés d’accès et l’isolement des habitants. Les élues ont témoigné de leurs expériences personnelles d’accompagnement de la fin de lvie de leurs parents chez elles. Une chance, difficile à mettre en œuvre et réservée à des personnes pleine de ressources (l’une a une formation d’infirmière), qu’elles souhaiteraient pouvoir offrir aux personnes vieillissantes de la commune. Cela amène à considérer les systèmes d’entraides, de solidarités et de surveillances et à intégrer les aidants dans le projet de santé de territoire. Le maintien à domicile et le vieillissement demandent une présence décentralisée sur l’ensemble du territoire. Comment alors sortir des problématiques de juridictions ? Les hôpitaux étant relativement éloignés, comment la maison de santé pourrait être à la fois un relais de ceux-ci mais aussi un lieu de la prévention ? Serait-il envisageable de penser les petits bobos aussi bien que les urgences médicales ? Cette réflexion sera utile dans d’autres axes d’aménagement du territoire : épiceries ambulantes, services administratifs, postaux, convivialité, culture, etc , tout ce qui évite ou minore le sentiment de solitude et l’isolement à tout âge, et l’incapacité à vivre chez soi dans le grand âge.

L’équipe de la 27ème composée de Romain Thévenet, Adélaïde Schindler, Gisèle Bessac, Marie Coirié, Fanny Herbert bientôt rejoints par Julie Bernard devrait intervenir à l’automne prochain, de Septembre à Décembre.

Marie Coirié, Fanny Herbert, Hélène Berger et Adélaïde Schindler