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TRANSFO CA / Semaine 6 : Prototyper un labo

Photo 22-01-13 23 13 38Du 21 au 25 janvier 2013, nous sommes de retour à Châlons-en Champagne pour une nouvelle semaine du programme Transfo. Après le « Moment Fédérateur » du 17 décembre, nous retrouvons au Conseil Régional une équipe soudée, engagée et attentive.

Tant mieux, l’enjeu est de taille : capitaliser sur toutes les précédentes semaines pour aboutir au meilleur outil de communication qui soit sur le futur labo, son schéma de fonctionnement !

archives 1. Capitaliser
Les archives de la Transfo Champagne-Ardenne, soigneusement conservées.

schema2

schema12. Schématiser
A4 et scotch, rien de tel que la grandeur nature pour se projeter.

 

questions3. Soulever des questionnements

Afin de crédibiliser la démarche, nous aidons les Référents à envisager dans le détail les nœuds du schéma.

Instances de validation ? Composition ? Mode de saisie ? Démarche ? Les questions pertinentes ne manquent pas et nous sommes étourdis par la maturité des agents qui s’interrogent.

Aucun doute, nous sommes bien en train de passer de la TRANSFO – espace d’expérimentation, au LABO – espace d’innovation sociale.
Le prochain épisode ? Le passage à l’échelon supérieur : une Transfo pour les directeurs et directeurs adjoints. Rendez-vous le 12 février…

TRANSFO CA / Semaine 6 : une nouvelle résidente !

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Nouvelle recrue dans lʼéquipe de la Transfo, je me présente en quelques mots.
Designer industriel de formation, je mʼintéresse particulièrement à lʼaccompagnement, par le design, à la conception de services et de systèmes innovants, ainsi quʼau domaine de lʼinnovation sociale, qui me passionne. Proche de la 27° Région depuis 2009 (alors en mission à la FING, jʼai pu assister à la genèse de lʼassociation et aux premières expérimentations) je suis les programmes de Territoires en résidences et de la Transfo avec beaucoup de curiosité depuis quelques années. Cʼest donc avec beaucoup dʼenthousiasme que je rejoins lʼéquipe : merci à tous pour cette première journée dʼimmersion dans le programme !

Laura Pandelle

À mi-parcours de la Transfo Champagne-Ardenne

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En fin de semaine 5, après une semaine chargée au bilan mitigé, les référents nous faisaient part de leur ressenti : heureux de participer à une démarche novatrice, convaincus des enjeux, volontaires pour continuer… Mais aussi de quelques sentiments plus nuancés (mais partagés) : démotivation, manque de cohésion d’équipe, impression d’un portage incertain.

Qu’à cela ne tienne, le mois de décembre sera fédérateur ! C’est ainsi que nous nous lançons dans l’organisation d’une journée ébouriffante : pédibus d’accueil, aménagement d’un lieu-labo pratique (et agréable !), activisme régional, speed-dating Transfo, …

Le résultat ? Laissons place aux images.

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Crédit photo : Marion Parez

Champagne Ardenne SEMAINE 5 / JOUR 1

La cinquième semaine de programme… sur dix
Initiée en septembre 2011, nous fêtons à la fois les « un an » de la Transfo Champagne-Ardenne et la moitié du programme !

Globalement, nous sommes plutôt satisfaits de son déroulement actuel, comme en témoignent les précédents billets du blog : référents mobilisés, dynamisme du questionnement sur l’implantation d’un laboratoire, résultats visibles sur des dispositifs, appropriation des démarches.
Par conséquent, les ambitions progressent… et les objectifs des semaines d’accumulent !

Dans le planning de la semaine 5, pas moins que :
– l’organisation des prochaines rencontres Région-jeunes,
– questionner le processus de création d’un dispositif régional par la Transfo
– deux journées de travail avec des jeunes,
– la présence d’élus sur toute la semaine,
– une invitation lancée à la participation de partenaires de l’éducation populaire,
– la venue d’une ministre.

Et bien entendu, nous gardons en tête notre objectif d’implémentation d’un laboratoire d’innovation en région !

Fatigués avant de commencer ? Au contraire, hâte de s’y confronter, c’est l’esprit de la Transfo !

Du connu… et du neuf !
C’est sous la pluie que nous arrivons à l’hôtel de Région. Dès notre passage de la porte de la Chapelle, où la journée doit se dérouler, nous comprenons que nous sommes attendus.
Durant la longue période d’été, une « Transfo autonome », telle qu’elle a été baptisée par les référents, s’est mise en place : amorcer le travail de création d’un dispositif envers les jeunes sur le thème de la mobilité. Et en fin de 4e semaine les référents de la Région s’étaient engagés à présenter aux résidents le fruit de leur travail.
L’enjeu est de taille pour eux : il faut à la fois rendre compte de leur travail, montrer qu’ils ont su réutiliser des outils construits lors des précédentes semaines, et organiser le tout sous la forme d’une exposition ! En effet, les panneaux sont en place.

Cependant, la Transfo ne serait pas elle-même sans les petites surprises qu’elle sait ménager à ses participants… N’en doutez pas, elles sont bien au rendez-vous !
Alors que nous retrouvons avec plaisir quelques têtes connues… Nous sommes également surpris du nombre conséquent de nouveaux : au-delà des quelques référents qui ont rejoint les rangs de l’équipe, beaucoup de partenaires nous accompagneront cette semaine. Certes nous savions qu’ils avaient été invités… mais nous ne nous attendions pas à ce ratio : quatre référents sur quinze attendus… et pas moins d’une quinzaine de partenaires (pour la plupart représentants d’associations membres du CRAJEP).

Qu’à cela ne tienne, nous conservons nos objectifs. L’esprit de la Transfo, c’est aussi d’improviser.


Faire des contraintes des opportunités pour avancer
Alors que nous rentrons peu à peu dans le sujet, les dispositifs existants en terme de mobilité et les besoins/difficultés des jeunes, nous réalisons l’ampleur du sujet : questionne-t-on la mobilité physique ou psychologique ? Bouger pour bouger ? Quel lien avec l’ouverture culturelle ? Mobilité moyen ou fin ? Sur quelles opportunités s’appuyer ?
Et n’oublions pas : quelle place de la réflexion sur le futur labo à travers cela ? Les questions sont multiples dans l’équipe de résidents.

Nous apprenons aussi à mener cette Transfo en l’animant. Dans la trajectoire que l’aventure prend depuis la semaine 3, nous tentons d’aider les agents à devenir de plus en plus autonomes dans le processus. Mais entre zone de confort aménagée pour eux et encapacitation, où doit-on placer la subtile limite ?

Nous n’avons pas à nous confronter seuls à ce questionnement. Cette clarification doit arriver par les agents-référents eux-mêmes.
D’autre part, les membres du CRAJEP pourront dresser un premier bilan des Rencontres de l’an dernier, afin d’en tirer les points positifs, nécessités d’attention, enjeux et objectifs.

Pas de doute, la cinquième semaine de Transfo est en route !

Champagne Ardenne SEMAINE 4 / JOUR 2 : Vous croyiez connaître la Transfo ?

Mise en place

En semaine 3 – du 2 au 6 avril dernier – nous avions pu mener l’ensemble de notre planning d’expérimentation quasiment au pied de la lettre. Il soufflait comme un air d’évidence, un constat de réussite partagé par tous les participants comme en témoignait notre dernier post. Nous comprenons aujourd’hui que ce qui semblait naturel était dû à quelques facteurs que nous analysons a posteriori :

  • Nous avions particulièrement planifié cette semaine,
  • La plupart des participants de la Région avaient fait l’expérience des deux premières semaines en septembre et janvier : pour eux, la démarche de la Transfo n’est pas une découverte,
  • L’objet de travail émanait d’une commande politique claire et motivée par un objectif à court terme : la rentrée scolaire 2012,
  • Le sujet d’expérimentation, LycéO, était très concret,
  • Le dispositif se prêtait particulièrement bien à l’exercice car l’enjeu d’amélioration de ce dispositif était relatif, Lycéo fonctionnant déjà plutôt bien.
    > La voie vers le laboratoire d’innovation nous semblait presque tracée !

Mais si nous revenons sur les conditions de notre satisfaction en semaine 3, c’est bien parce qu’elles ne sont pas toutes au rendez-vous en ce début de semaine 4. Dans le planning initial (pourtant tout aussi travaillé qu’en semaine 3), nous avions prévu de profiter des deux premiers jours pour aboutir le travail mené sur Lycéo. Les participants nous avaient en effet indiqué leur besoin d’expérimenter la démarche « jusqu’au bout », de passer des idées aux actes. Nous souhaitions ensuite , durant les trois derniers jours, nous attacher à la préparation des prochains mois nous séparant de la prochaine semaine de Transfo (début octobre !) : outiller les participants, leur donner les moyens de fonctionner en autonomie.

Sauf que, surprise, nous mettons un certain temps à comprendre qu’ils ont si bien travaillé à passer des idées aux actes pendant notre absence… que notre planning si léché est déjà obsolète !
Une surprise qui transfo-rme !
Nous sommes l’après-midi du premier jour. Nous avons un train de retard. Qu’à cela ne tienne, rattrapons et… devançons ? Non. Et c’est précisément là que tout devient très intéressant.
En effet, ce qui nous est apparu comme un revirement de situation délicat à surmonter instantanément pendant la première journée, s’avère en réalité bien plus « esprit Transfo » que nos prévisions !

Nous atteignons manifestement le moment charnière. Alors que nous étions encore jusque là des « coordinateurs-référents-résidents-animateurs », voilà que nous touchons au « co »  que nous souhaitons si familier de « conception », « création », etc. Soudain, ce préfixe (parfois victime de la mode) prend tout son sens. Soyez prévenus, s’en suivent « émancipation » ou « autonomisation » ou encore « encapacitation » !
Il ne s’agit plus du tout de devancer, mais bien d’avancer « co »njointement.

Cartes sur table

LIVRER LE CODE SOURCE

« Comment sait-on si on doit travailler en petits groupes ou en grand groupe ? »
Au cours du déjeuner de vendredi, nous souhaitons tirer les enseignements de la veille et proposons de mettre cartes sur table (littéralement !). L’échange informel nous permet de comprendre combien le groupe a mûri et nous découvrons leur désir d’autonomie. Nous leur racontons les coulisses de la préparation : nos interrogations de la veille, notre (très) longue soirée de brainstorming pour élaborer le mode opératoire de la journée… « Avant aujourd’hui, nous ne pouvions pas vous livrer toutes les astuces au péril de votre confiance et votre implication : on devait créer de la surprise pour vous donner envie d’aller plus loin ». Aujourd’hui, « …c’est le moment, nous sommes tous prêts à passer ce cap ».

Comment livre-t-on les ficelles de l’innovation ? Nous réalisons dans le train qui nous ramène vers Paris pour un week-end de break mi-Transfo que nous ne sommes pas réellement détenteurs de ce savoir si évolutif. Décidément le « co » revient à nouveau : dans ce travail de « co »élaboration de plus en plus égalitaire, quel est notre nouveau rôle ? Du travail en perspective mais le meilleur qui soit : l’invention.

Prise de recul sur quatre mois

LA POSTURE D’INDÉPENDANCE QUI PERMET LA FORCE D’INITIATIVE

Parallèlement, nous nous heurtons aussi à des différences fortes dues à nos cultures professionnelles parfois éloignées. De même que nous mettrons plusieurs heures à comprendre ce qu’une « note » signifie en langage administratif, nous nous interrogeons sur le rôle des agents par rapport à celui des élus.
« Proposer » est-il un acte qui ne revient pas aux agents car, intrinsèquement politique, il relèverait du pouvoir et de la légitimité des élus uniquement ?
Au fil de nos échanges, nous dressons des modes de fonctionnement possibles pour le futur labo :

  • répondre à une commande politique formulée par l’exécutif,
  • profiter du cadre de la commande pour investiguer librement le sujet et pouvoir proposer des réponses alternatives aux solutions préconisées par l’exécutif,
  • aller en immersion au contact des compétences régionales et proposer des sujets de travail, en auto-saisine.

Cette dernière proposition est très vite fortement controversée. Nous comprenons que le labo n’a – pour l’instant – aucune légitimité à « proposer », il doit d’abord « résoudre » de manière innovante, c’est-à-dire en tenant compte du point de vue des usagers. « Les élus doivent valider, c’est leur rôle ». Les propos du Président de Région nous apparaissent sous un nouveau jour.

TRANSFO Champagne-Ardenne SEMAINE 4 / JOUR 1

Cette semaine, de nouveaux résidents arrivent. Un référent jeunesse d’une direction pas encore représentée dans la Transfo, un jeune stagiaire au cabinet du Président, un curieux sous l’effet produit par l’exposition de clôture de la semaine 3 et enfin un dernier qui…je ne sais pas.

Il est à noter que les semaines 3 et 4 sont très rapprochées. Et c’est tant mieux car les implémentations en vue d’améliorer le dispositif Lycéo connaissent un sort différent selon qu’elles soient plus ou moins techniques ou plus ou moins politiques. Et cela tombe bien, nous voulons connaître ce qu’il s’est passé depuis notre départ. Où en sommes-nous des améliorations jugées « faciles » pouvant être implémentées pour le mois de septembre ? Quel a été le fonctionnement des personnes concernées ? Est-ce que tous les résidents ont été sollicités ? Qu’est-ce qui a été décidé ?

Grille, outils et planning de la semaine 4

Réunion à la DLA avec les résidents

C’est donc naturellement à la Direction des Lycées et de l’Apprentissage, la fameuse DLA, que le storytelling de chaque fiche produites en semaine 3 s’écrit selon une grille de lecture que nous avions préparée. Les deux groupes formés se retrouvent à la fin de la matinée pour une mise en commun des travaux effectués.

Le déjeuner vite avalé, nous abordons la seconde phase de la journée : rédiger les “fiches actions” qui ne l’ont pas encore été.

Mais d’abord, les 9 premières fiches ayant connu un sort différent, nous tentons de définir les points d’étape incontournables pour que ces dernières puissent être validées le plus rapidement possible. Nous voulons faire un saut qualitatif, c’est un saut en arrière que nous faisons.

En effet, à la question, Qu’y a-t-il lieu de ne pas oublier de penser pour ne pas entraver la bonne marche en avant de telle ou telle action ?, quasi unanimement, la question de définir le processus de validation de chaque fiche se pose. Qui valide quoi ?, qui décide de quoi ?

Plusieurs discussions s’amorcent. Un flottement s’installe car nous finissons par identifier que nous sommes dans une phase de transition de la Transfo. La question de la gouvernance de la Transfo et donc du futur laboratoire d’innovation régional se pose de nouveau avec acuité . L’expérience menée jusqu’à maintenant ne permet pas encore au groupe de se sentir légitime pour faire des propositions directement aux échelons supérieurs de la hiérarchie régionale et aux élus alors même qu’ils en ont le mandat.

Qu’à cela ne tienne, l’écriture des fiches reprend. Et même si ce travail n’est pas terminé, nous avons suffisamment de matériau pour aller demain en immersion dans les directions qui sont impactées par les améliorations à apporter au dispositif.

Demain sera un autre jour pour faire un point et observer, représenter et critiquer le chemin parcouru ensemble jusque là. Un pas de côté nécessaire dans notre cheminement.

TRANSFO Champagne Ardenne SEMAINE 3 / JOUR 5 : Expo et perspectives

Préparation de l'expsitionAlors qu’il nous semble que cette semaine de Transfo vient à peine de commencer… voici qu’elle touche déjà à sa fin ! Cependant, ce dernier jour ne sera pas des moindres et le défi à relever reste de taille : à partir des quelques croquis élaborés la veille, il faut réfléchir et monter toute l’exposition retraçant travaux et démarche.

Exposition des travaux de la semaine 3 autour d'un buffet convivial

L’enjeu de diffusion est important. Ouverte à tous les agents de la Région, l’événement a pour ambition de « donner à voir », mais aussi « donner envie », au sujet des nouvelles méthodes de travail testées tout au long de la semaine. Les participants se mobilisent pour penser la lisibilité, retracer le programme, expliciter les questionnements.

Jean-Christophe Coulon et les particpants à la Transfo exposent leurs travaux aux visiteurs

Une occasion pour la Région de réaffirmer son engagement dans une dynamique d’innovation. À peine la dernière fiche opérationnelle contre-collée, François Charlier, Directeur général adjoint à la Formation, inaugure la visite. Il souligne l’importance de ces derniers jours pour la Région, mais aussi pour ses agents : le chemin de l’innovation se découvre et se construit peu à peu, avec tous.

Nous terminons ainsi la troisième semaine d’un programme qui en comptera dix. Nous réalisons que l’exposition seule ne suffira pas à faire rayonner tout ce qui a été exploré ces derniers jours. Comment cela va-t-il vivre d’ici le mois de mai, moment où nous reviendrons en résidence à Châlons ? Cela fait partie des interrogations des participants de cette semaine. Ils semblent ravis et galvanisés. Un voeu pour la prochaine semaine de Transfo ?

– Une exposition qui viendrait au visiteur
– Une plus grande participation des directions
– Une semaine qui aboutirait plus encore à du matériau concret
– Aborder un sujet transversal qui amènerait à une participation des élus
– Une Transfo à destination des directeurs
– Un point d’évaluation dans un an qui rappellerait les méthodes d’élaboration
– Travailler en amont à la création d’un dispositif
– Retracer les différents axes de travail défrichés tout au long de la semaine
– Adapter les impératifs de présence des agents pour améliorer l’assiduité de tous

Le rendez-vous est pris pour la prochaine semaine, du 10 au 16 mai !

Qui a dit que nous allions nous reposer ?

TRANSFO Champagne Ardenne SEMAINE 3 / JOUR 1

Les présentations effectuées et les nouveaux résidents intégrés, nous faisons connaissance avec l’équipe de participants : quelques uns découvrent la Transfo avec cette semaine. L’occasion de demander aux « anciens » de mettre en mots leur vécu des deux précédentes semaines : « bouleversement », « interrogations », « déstabilisation », « nouvelles méthodes de travail », … Il semblerait même que l’expérience passée ait déjà permis quelques changements sur le terrain. Un fort sentiment d’attente se fait sentir. N’attendons plus, commençons !

Les tirages des photos de la filature sont enfin dévoilés à leurs auteurs, puis légendés. Quelle est la partie visible de Lycéo ? Et que révèle-t-elle de l’invisible ? Nous prenons bientôt le dispositif à bras le corps et en apprenons un peu plus sur la relation entre les jeunes et la région : le lien se fait-il plus par le dispositif ou par les agents ? Et quelle est, pour les agents, la place de ces jeunes usagers que l’on rencontre si peu ?

Au fur et à mesure des échanges, Lycéo devient plus concret dans nos esprits : acteurs, conditions d’accès, cheminements, … constituent une matière de travail désormais palpable. Les résidents n’en perdent pas une miette et captent les idées au vol. Le mur d’idées se remplit de Post-it : « Et s’il y avait des référents Lycéo dans tous les lycées ? ». Et de réinterroger jusqu’aux commandes politiques initiales, une dizaine d’années plus tôt.

ET AU-DELÀ DE LYCÉO, LA TRANSFO ?
Au fil de la journée, alors que nous prenons conscience de la complexité du dispositif, nous restons attentif au travail en interactions. À partir d’éléments concrets, les discussions évoluent, prennent de la distance avec les problématiques d’origine : cette semaine de Transfo est aussi, au fond, une occasion de mettre des visages sur des noms, de rencontrer enfin ses collègues.

La question de la transversalité devient centrale : serait-ce celle qui permettrait de penser et faire fonctionner un dispositif plus cohérent ? La vision du dispositif devient de plus en plus claire, les nœuds se font jour. Il se murmure même que le regard du futur labo d’innovation pourrait intervenir plus tôt dans la chaîne de conception du dispositif… Finalement, c’est bien dans la pratique que l’explication de notre démarche est la plus lisible !

TRANSFO Champagne Ardenne SEMAINE 3 – Présentation des résidents

Asma Bennani

Parcours : Stagiaire designer à l’agence User Studio / Diplôme national de designer, l’ESSTD, Tunis / Spécialité design produit.

Motivation à participer à ce programme : Découvrir d’autres aspects du métier de designer, comprendre le design de services.

Ce que vous aimez et savez faire : Dessiner, prendre des photos et voyager…

Axel Félicité

Parcours : Chargé de mission auprès de la Direction de la prévention et de la protection de l’enfance – Conseil général de l’Essonne, Evry. Militant de l’éducation populaire, animateur de métier et de formation (DESJEPS). Mes fonctions de cadre et de technicien de l’intervention sociale m’ont amené à diriger différents services et structures : Enfance, Jeunesse, Centre social, Prévention et sécurité.

Motivation à participer à ce programme : Mon intérêt pour ce programme est qu’il représente un dispositif de capacitation (empowerment) expérimental et pluridisciplinaire. Or, je trouve que l’expérimentation n’a pas assez sa place dans les politiques publiques, le droit à l’échec étant rarement admis.

Un vœu : Je souhaite voir se réaliser une rencontre, des rencontres. Humaines tout d’abord, mais aussi par l’émergence d’une prise de conscience collective que les solutions se construiront avec les publics visés.

Ce que vous aimez et savez faire : J’aime travailler, mais pas trop, apprendre, beaucoup, faire des rencontres, élaborer des projets collectifs, vivre des expériences collectives. Gérer des groupes, des dispositifs partenariaux, un service.

Léonie Ferry

Parcours : Designer, stagiaire à la 27e Région, étudiante à l’Ensci-Les Ateliers depuis 2008.

Motivation à participer à ce programme : Intéressée par la Transfo pour apprendre à appliquer des méthodes de co-conception, pour découvrir comment des personnes peuvent s’emparer des outils du design.

Un vœu : J’ai découvert ça cette semaine : j’aimerai mettre en place des ateliers d’échanges réciproques de savoirs (RERS).

Ce que vous aimez et savez faire : Concevoir des outils, les mettre en forme.

Florence Massin

Parcours : Florence Massin est diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle. Son travail s’articule autour des pratiques ordinaires à l’échelle collective et individuelle comme le camping et la marche à pied. Elle a collaboré avec le Groupe Chronos, cabinet d’études sociologiques qui analyse l’évolution et les enjeux des mobilités. En tant que designer elle intègre en 2012 l’agence User Studio, agence d’innovation par le design de services.

Motivation à participer à ce programme : Confronter des méthodes de travail (celle des agents de la région et celle des différents membres de l’équipe d’intervenants) pour produire des politiques publiques différemment, plus en adéquation avec la pratique des usagers.

Un vœu : Avec l’équipe je souhaiterais amorcer un changement dans les méthodes de conception et contribuer à la réalisation de réponses concrètes.

Ce que vous aimez et savez faire : Interroger les usages, construire ensemble par itération, traduire des données textuelles complexes en éléments visuels accessibles, rendre tangible des idées : maqueter rapidement avec des moyens économes, tester, expérimenter.

Denis Pellerin

Denis Pellerin

Parcours : Designer diplômé de l’Ensci les Ateliers, je suis co-fondateur associé de l’agence User Studio à Paris. Je suis résident référent sur la Transfo «Région 15-25» en Champagne-Ardenne.

Motivation à participer à ce programme : Après deux résidences au lycée de Revin et sur les Hauts-de-Garonne lors du précédent programme de la 27e Région (Territoires en Résidences), je souhaite mener cette Transfo pour continuer d’explorer la conception de politiques publiques, grâce aux outils et démarche de design de services.

Un vœu : que chaque dispositif soit prototypé à moindre échelle pour être mis entre les mains des futurs usagers. Bien plus qu’un test, cette démarche représente une réelle source d’inspiration pour des dispositifs plus intelligents, plus simples, plus durables et plus désirables.

Ce que vous aimez faire : j’aime dessiner pour mettre en forme les idées, et concevoir les outils qui facilitent la création.

Eva Ruaut

Parcours : Étudiante en Master Éducation et enseignement , j’ai amorcé mon parcours universitaire par des études en communication des organisations. J’ai rapidement fait le choix de mettre mes compétences au service d’entreprises issues de l’Économie Sociale et Solidaire. En effet, les valeurs d’égalité, de solidarité et de cohésion sociale sont celles qui me portent. J’ai ensuite fait le choix de me spécialiser dans le domaine éducatif, et plus particulièrement d’approcher la question du changement en éducation.

Motivation à participer à ce programme : Adopter une vision compréhensive et analytique au sein d’un collectif pour mettre au travail le dispositif LycéO, qui met en lien la thématique de la jeunesse et celle du rapport à la politique publique.

Un vœu : contribuer à faire émerger du terrain d’action des outils nouveaux, élaborés en co-conception avec tous ses acteurs.

Jour 1- Raconter

1ère étape de cette semaine créative: acquisition des outils ressources pour la documentation d’une expérience.

Après une présentation rapide des différentes méthodes que sollicite la 27e Région pour documenter ses expériences, 4 ateliers pratiques sont organisés afin de permettre aux participants de tester ces outils :
1/ atelier photo/vidéo : documenter par l’image
2/ atelier blog : écrire un billet
3/ atelier twitter : utiliser le microblogging
4/ atelier veille : capitaliser et s’inspirer.

Chaque participant peut prendre part à 2 de ces ateliers. L’idée est que les participants mettent en pratique ces méthodes tout au long de la semaine afin de raconter et partager ces journées créatives.

Atelier veille (delicious, netvibes)

Atelier twitter #latransfo

Atelier photo/vidéo

Atelier blog