Archives mensuelles : décembre 2012

TRANSFO PACA / Semaine 3 / Jour 5

Dernière séance de travail pour cette semaine 2 de la Transfo PACA.  Cette fois nous sommes « entre nous », l’équipe de la 27ème région et une douzaine d’agents, de ceux qui ont suivi le processus depuis juin et qui portent des idées et/ou des problématiques qui leur tiennent à coeur.  Il s’agit  de faire un point d’étape sur les idées d’expérimentation qui ont émergé depuis le début de notre démarche et de décider d’une éventuelle deuxième piste d’expérimentation – ce qui suppose, du reste, la validation d’une première piste, sur les emplois d’avenir.

Récapitulation : les idées ne manquent pas

Nous avons collé sur le long mur de la salle « Notre Dame », cinq mètres de papier blanc, traversés d’une longue flèche sur laquelle nous demandons aux agents de réinscrire toute l’histoire de notre travail collectif. Nous affichons aussi le tableau de synthèse de la semaine de septembre, qui liste les idées d’expérimentation proposées à ce moment là et qui avaient fait l’objet d’un vote. Nous constatons que les idées qui avaient alors reçu le plus d’adhésion, concernant notamment la qualification des jeunes, le parrainage ou la formation, couvrent des questions qui ont été centrales dans nos discussions de la semaine sur les emplois d’avenir.

Notre travail se poursuit autour d’une agente de la Direction de l’Emploi et de la Continuité Professionnelle, venue nous présenter le SREFA (Soutien régional à l’effort de formation d’un apprenti) et le SRQAE (soutien régional à la qualité de l’apprentissage en entreprise). Le premier dispositif est une aide de la Région de 1000 Euros, versée aux entreprises, par apprenti, à la fin de chaque année de formation, sous condition d’assiduité de l’apprenti en CFA. Le deuxième dispositif est une aide annuelle de 600 Euros, cumulable avec le SRQAE, versée aux TPE  (moins de 21 salariés) sous condition que le maître d’apprentissage inscrit sur le contrat ait suivi la formation « Maître d’Apprentissage Qualifié » (MAQ). C’est une formation de 14 heures, dispensée sous un format de deux jours entiers, à laquelle peu d’artisans assistent, nous explique l’agente. D’où le moindre succès du dispositif qui ne touche environ que 10% des entreprises concernées. Alors, comment l’améliorer, nous demande-t-elle. Sa question donne matière à toute une discussion sur la nécessité de regarder plus finement les freins à la formation des tuteurs artisans et d’innover radicalement dans les formats, les rythmes et surtout la pédagogie de formation (s’agissant d’ailleurs autant des tuteurs que des apprentis eux-mêmes).

Forts de ces pistes d’intervention possibles, nous enrichissons encore le vivier en donnant la parole à d’autres agents du groupe qui considèrent l’approche Transfo pertinente pour appréhender des questions qui les préoccupent. Une agente du Pôle Ressources de la Région partage avec nous ses questionnements sur la fonction d’accueil : Fonction déterminante pour la qualité du service rendu au public par la Région, elle est néanmoins la cible de représentations négatives  de la part des agents et a du mal à remplir efficacement  sa mission. Comment alors  trouver les moyens de revaloriser cette fonction et de remettre de la motivation chez les agents d’accueil, première étape d’une remise à plat de leur fonctionnement et de leur articulation avec l’ensemble des services de la région ?  Une autre agente enchaine et reformule une problématique déjà évoquée en septembre, celle d’assurer une meilleure visibilité de l’offre de formation de la région auprès des usagers.

Rien ne vaut une pizza pour mettre toutes les idées à leur place

Ce ne sont donc pas les idées qui manquent et, pour l’heure, elles nous donnent faim. Alors direction la pizzeria du coin, une occasion pour l’équipe de la Transfo de faire en chemin un rapide debrief de la matinée. De retour avec nos cartons tout chauds, nous trouvons une table joliement dressée, « façon picnic », par les agents,  alors qu’une membre de l’équipe est en train de résumer notre travail de la semaine à Thierry Fellmann, DGA du Pôle Innovation, Emploi et Formation. Il nous quitte peu après, manifestement satisfait de voir comment nous avons avancé.

Puis l’heure est enfin à une proposition.

Nous nous accordons d’abord sur le fait que nous allons bien mener notre expérimentation « de base » autour des emplois d’avenir et nous proposons de nous mobiliser autour des deux pistes qui ont été dessinées la veille. Comme évoqué, elles sont à deux échelles différentes et imbriquées l’une dans l’autre. Expérimenter sur la VPA (Valorisation des Potentialités Acquises) nous permettra  de développer et de tester rapidement un prototype d’outil – volontiers simple et « low tech » –  donnant l’opportunité aux agents et usagers parties prenantes de se familiariser aux pratiques de design et de s’en approprier les principes de base.  Le  prototypage d’un « système d’amélioration continue » exploite quant à lui l’opportunité donnée par la Transfo de travailler sur un temps long et rythmé avec un groupe d’usagers. Il répond à l’objectif de réinventer la manière dont la Région met en œuvre son action publique en partant de la parole des usagers. Il  s’inscrit dans une démarche de recherche-action, en adéquation avec l’idée que porte la Transfo sur la pratique d’un laboratoire d’innovation sociale et sur son positionnement dans une Région.

Les propositions qui concernent la visibilité de l’offre régionale de formation et  l’innovation dans les rythmes et pédagogies de la formation des tuteurs/apprentis,  apparaissent a priori d’une envergure assez importante par rapport à une deuxième piste pour la Transfo. Pour autant, nous ne pouvons exclure, au cours de l’année prochaine et au rythme des 7 semaines Transfo à venir, l’émergence de questions en lien avec ces problématiques,  qui pourraient nous amener à vouloir tester rapidement une idée nouvelle.

Les demandes concernant l’amélioration de la formation MAQ ou la revalorisation de la fonction accueil peuvent quant à elles être des opportunités  de préfigurer et de tester une forme d’intervention d’un laboratoire d’innovation sociale :  A savoir, dans un espace de temps plus court,  de « déblayer le terrain » sur une question donnée,  en partant de la parole et de la situation des usagers concernés et en fournissant les outils et l’expertise nécessaire à la prise de relais par la Région dans le processus de transformation.

Nous restons donc sur cette liste de pistes qui apparaissent au groupe encore présent comme tout à fait valables et intéressantes. Celles-ci doivent faire maintenant l’objet d’un échange avec les élus concernés.

Nous prenons peut-être bien un chemin d’innovation…

Notre dernière proposition  introduit naturellement une discussion entre les agents encore présents sur la manière dont ils vont assurer le fil de la réflexion et de l’action entre les semaines d’immersion de la Transfo, et sur leur disponibilité, contrainte  ou choisie.

La nuit est tombée quand nous bouclons la séance – à l’origine programmée sur une demie journée.  Juste le temps d’un petit ménage et d’un court débriefing avant d’aller attraper nos trains respectifs. Nous nous quittons avec le sentiment d’avoir bien avancé et tenu nos objectifs de la semaine. Mais en ayant conscience que nous sommes collectivement embarqués dans une aventure dont nous ne saisissons pas pour l’instant tous les tenants et les aboutissants… Serait-ce le signe que nous sommes bien dans une démarche d’innovation… ?

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Transfo PACA / semaine 3 / jour 4

De retour à Marseille et à la Région pour ce 4° jour de Transfo, nous nous attaquons à la synthèse de la matière recueillie pendant les 3 premiers jours de la semaine. L’objectif de la journée est d’identifier des expérimentations pour les prochaines semaines de Transfo en mars et en mai 2013.

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Cartographie des acteurs des Emplois d’Avenir

En attendant l’arrivée des participants, les résidents de la 27e Région reprennent les 2 cartographies proposées lundi par les groupes de travail. L’idée est d’en proposer une synthèse reprenant les acteurs et leurs modes d’interaction. Une fois les différents participants arrivés, la cartographie est annotée, modifiée et enrichie grâce à leurs remarques.

Certaines flèches, symbolisant les relations entre acteurs, sont revues dans leur dénomination, leur direction ou la réciprocité de la relation qu’elles représentent, d’autres sont rajoutées.

Chaque ajout permet de préciser cette cartographie mais révèle également toute la complexité de ce dispositif multi-partenaires pour lequel de nombreux acteurs jouent des rôles multiples (la Région concourt à la formation mais peut également, en tant que collectivité territoriale, être employeur, etc.).

Retour sur la journée « employeurs »

Après ce premier flash-back sur la journée de lundi, nous demandons aux agents présents mardi de raconter aux autres participants, le déroulement de cette journée, centrée sur les employeurs. Après un bref retour sur le déroulement de la journée, la discussion s’engage sur le moment crucial du recrutement du jeune en Emploi d’Avenir. Si, dans le principe de la loi, le jeune doit être repéré par la Mission Locale pour être ensuite présenté à l’employeur, nous avons bien vu, lors de nos rencontres avec les jeunes mercredi, que bien souvent, l’employeur et le jeune se sont déjà « rencontrés et choisis » et se tournent ensuite vers la Mission Locale pour contractualiser. Cette situation fait débat entre les participants, portant la discussion sur la cible du dispositif : entre différents jeunes non-qualifiés, la question du « savoir-être » et de « l’engagement », pourra-t-elle (et doit-elle ?) être évitée afin de donner leur chance à ceux qui sont réellement les plus éloignés de l’emploi ?
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Retour d’expérience sur les Emplois Jeunes

En fin de matinée, le représentant de l’association « Moderniser sans exclure » propose aux participants le visionnage d’un petit film sur les Emplois Jeunes. Les participants y découvrent ces jeunes ayant eu l’expérience de ce dispositif, témoignant de leur propre parcours et de leur situation. De nombreux questionnements et problématiques font écho à notre réflexion d’aujourd’hui, 10 ans plus tard…
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Après-midi : identifier les expérimentations

En début d’après-midi, l’une des participantes à la journée de mercredi expose aux autres agents, les grands questionnements soulevés par les différents temps partagés avec les jeunes la veille : quels éléments récurrents, quelles visions communes, quels objectifs partagés par les différents jeunes ? A travers cette synthèse on perçoit déjà quelques problématiques récurrentes, sujets d’inquiétude pour les jeunes : être bien « éligible » aux Emplois d’Avenir, se former en même temps qu’on travaille, retourner « à l’école » après l’avoir quittée pour certains depuis un bon moment, etc.
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Après ces diverses synthèses permettant à chacun d’avoir connaissance de toute la matière accumulée depuis le début de la semaine, les participants se répartissent en deux groupes. L’objectif est de représenter, au travers d’une ligne de temps les points problématiques du parcours associant un employé et un employeur d’Avenir.

Si dans le 1° groupe, les participants se mettent assez rapidement d’accord sur les 3, 4 étapes posant problème et proposent pour chacune des idées de solutions,  dans le 2°, ils abordent toutes les étapes afin d’aboutir à une proposition plus globale d’expérimentation. Ces deux « stratégies » nous permettent en fin de journée d’obtenir 2 pistes d’expérimentation qu’il faudra encore creuser mais qui semble toutes les deux intéressantes car à 2 échelles différentes et pouvant être imbriquées l’une dans l’autre.

La première concerne la possibilité pour un jeune, de présenter un profil « désirable » alors même qu’il n’a pas suivi ou validé de formation. Pour cela, les participants inventent la notion de « Valorisation des Potentialités Acquises ». Miroir en creux de la VAE, elle a pour but de faire ressortir les potentiels d’un jeune au travers de sa vie personnelle, ses passions et occupations ou ses petites expériences professionnelles. Cette « VPA » pourrait prendre place dans le e-portfolio, outil déjà mis en place par la Région PACA et pourrait en être un module complémentaire. Il s’agit maintenant de réfléchir en profondeur à cet outil pour valider sa pertinence notamment avec les principaux intéressés, les jeunes.

L’autre expérimentation se base sur le fait que les Emplois d’Avenir sont pour l’instant prévus sur 3 ans. De ce fait, les évaluations qui pourront en être faites risquent d’arriver au moment où elles ne seront plus en mesure d’apporter des améliorations au dispositif. Les participants ont donc créé l’idée d’un « Dispositif d’Amélioration Continue » des Emplois d’Avenir, se basant sur des groupes de jeunes et des têtes de réseaux d’employeurs. Ce dispositif aurait pour but de pouvoir recueillir la parole, les avis, les besoins de ceux qui vivent le dispositif au quotidien et la faire remonter de manière lisible et cohérente auprès des décisionnaires. Pour cela, l’idée n’est pas juste de mettre en place des groupes de parole mais de créer les conditions de captation de cette parole et de la traiter ensuite pour la rendre synthétique et compréhensible par les décisionnaires, au regard de leurs propres contraintes (notamment de temps et de disponibilité). L’idée est qu’ils puissent prendre directement connaissance de cette matière dans toute sa richesse et sa subtilité – et non pas au travers d’un rapport d’expert désincarné – afin de permettre des ajustements du dispositif au fil du temps. Cette expérimentation pourrait également permettre de tester un processus d’amélioration continu d’un dispositif d’action publique, en impliquant les usagers, qui pourrait éventuellement être transposé à d’autres dispositifs.

Issues de cette journée de réflexion et plus généralement de toute la matière recueillie cette semaine, ces deux pistes restent à creuser, affiner et faire évoluer à travers la mise en place de premières expérimentations.

A suivre, donc…

InterTransfo #3 : bilan à mi-parcours de programme(s)

La troisième rencontre InterTransfo a eu lieu le 17 octobre dernier. Elle rassemblait les équipes de résidents et les agents régionaux engagés dans chacun des programmes Transfo déployés par la 27e Région en Champagne-Ardenne, Bourgogne, Pays de la Loire de Provence-Alpes Côte d’Azur. Retour sur cette journée de réflexion, d’échange et d’analyse.

Après deux premières rencontres, la première orientée vers l’objectif final des programmes, et la seconde vers la recherche de solutions à des problèmes concrets, cette troisième InterTransfo marque le temps d’un bilan, à mi-parcours du programme. C’est le moment pour les 4 équipes et leurs interlocuteurs en Régions de prendre du recul et la mesure des avancées et des difficultés rencontrées.

La matinée est donc consacrée à un point d’étape de chacune des Transfos, à partir de 3 questions posées en amont aux participants :

  • En quoi la Transfo interroge-t-elle la façon dont travaille la Région ?
  • En quoi transforme-t-elle les pratiques des agents/citoyens/élus/professionnels?
  • En quoi apporte-t-elle un regard nouveau sur la thématique traitée au sein de l’institution?

Au fur et à mesure des réponses détaillées de chacune des équipes, plusieurs questionnements ou constats se répètent, tandis que d’autres sujets ou enjeux, mis en avant lors des deux précédentes sessions, semblent désormais moins critiques. Le défi n’est plus, par exemple, de réussir à libérer la parole des agents, le cadre de confiance de la Transfo se renforçant dans la plupart des Régions.

La bienveillance des élus : nécessaire, mais pas suffisante

Au regard de la relation aux élus et au « top management » administratif, l’enjeu semble s’être déplacé : alors qu’il était au départ crucial de s’assurer de leur bienveillance, voire de leur soutien, il faut désormais réussir à les impliquer de manière active dans la démarche Transfo. Une implication personnelle plus compliquée à susciter que prévu, ce qui amène même certaines équipes à envisager des sessions de Transfo conçues pour et destinées spécifiquement aux élus et managers. L’idée ne fait pas l’unanimité.

Cette nécessité est liée à la question de la gouvernance de la Transfo, qui se pose à nouveau dans chaque Région, cette fois-ci à partir de cas concrets, rapportés par les participants. Si en Champagne-Ardenne, les résidents et référents jeunesse ont construit leur propre programme de travail, en Provence-Alpes Côté d’Azur, le processus de validation hiérarchique pèse encore sur la prise d’initiative des agents investis dans le programme. Dans l’ensemble, la logique de commande reste difficile à dépasser.

Apprendre à accepter un corps étranger et à le laisser fonctionner en électron libre

En Pays de la Loire, l’équipe note que « la Transfo infuse à la base » et que « les micro-changements d’habitudes sont une base nécessaire pour pouvoir emmener les agents vers des choses plus questionnantes« .

C’est en bousculant, même brièvement, les habitudes, que la démarche Transfo se transmet le mieux : en immersion à la Flèche, lors de la dernière semaine de Transfo, les élus ont pris part à des d’ateliers participatifs, mais sans dévoiler leur fonction. Noyés dans la masse ils ont été « modérés » par les agents régionaux qui assuraient l’animation des ateliers.

Transfo, subversion et sectarisme 

L’un des nouveaux arrivants de cette InterTransfo livre son analyse du bouleversement qu’entraîne la Transfo. Celle-ci réduit la distance entre le discours et l’acte, car on va au-delà des mots qu’on utilise habituellement. « Et dès que l’on se déplace sur le terrain, en immersion, le discours explose complètement. Les gens reviennent transformés« .

Cette expérience crée un sentiment d’appartenance; un vocabulaire commun au sein du groupe, qui peut conduire si l’on n’y prend pas garde à adopter un comportement excluant : « j’ai l’impression que l’on commence à considérer les autres comme des profanes, c’est un risque« .

La « Transfo autonome », une préfiguration des futurs labos ? 

L’appropriation de la démarche et des méthodes de la Transfo varie d’une région à l’autre, les programmes étant à des stades d’avancement différents (6e semaine sur 10 en Bourgogne, 2e semaine en PACA).

En Champagne-Ardenne, entre les semaines 4 et 5, une « Transfo autonome » s’est auto-baptisée et auto-organisée : le groupe des référents jeunesse a organisé ses propres immersions, rencontres et entretiens avec des partenaires sur le terrain. Dans les réunions transversales, on se demande désormais « comment la Transfo aborderait-elle ce problème ? ». Ces nouveaux réflexes, très encourageants pour les équipes, ont cependant leurs limites : dans la pratique, les initiatives se heurtent encore souvent à la réalité hiérarchique de l’institution. « On arrive dans le coeur des problématiques : management et méthodes » conclue un participant, et « on cherche la pérennité » ajoute une résidente.

Dans l’après midi, les équipes de chaque Transfo sont mélangées pour partager les réussites et réinterroger les difficultés de chacun, collectivement ou personnellement. Trois mots clés émergent de ces discussions :

  • Chronophagie : le rythme du programme Transfo est intensif. Les participants (résidents comme agents) s’interrogent sur la soutenabilité du modèle : si la Transfo est sensée prototyper, expérimenter le futur labo d’innovation de la région, est-il raisonnable qu’elle appuie son travail sur un rythme qui ne pourra pas être tenu sur la durée ? La question des modes et rythmes d’activité s’insère ainsi dans la réflexion globale sur la mise en place des futurs labo.
  • Eco-système : chaque Transfo représente à elle-seule un petit éco-système qui a ses outils de communication, son langage, sa propre identité. Tous souhaitent cependant pouvoir plus et mieux échanger avec les équipes des autres régions, suivre au fur et à mesure les avancées et résultats du programme, qui nourrissent leur propre analyse. L’enjeu, pour la 27e Région, est donc de faciliter les échanges intra et inter-Transfos et d’améliorer la documentation du processus.
  • Identité : Vis-à-vis de leur interlocuteurs régionaux ou extérieurs, les résidents ont parfois des difficultés à se situer, à se présenter par rapport à la 27e Région. La formalisation de leur lien contractuel et figuré avec l’association apparaît à nouveau comme un chantier urgent.

Encore une fois, l’InterTransfo a montré la forte valeur ajoutée de la dimension interrégionale de ce programme. Des équipes soudées, des nouveaux venus et des observateurs (cette fois-ci venus de la Région Nord-Pas de Calais) : voilà qui fait l’équilibre et la richesse de ces sessions.

Semaine Transfo PACA / Semaine 3 / Jour 3

Ce mercredi, notre voiture file sur l’autoroute et les sommets blancs des Alpes du sud se profilent droit devant  nous à l’horizon : Nous sommes en route, de bon matin, vers Château-Arnoux, pour rencontrer un groupe de jeunes et leurs conseillers de la mission locale des Alpes de Haute Provence. Deux voitures transportent l’équipe de la 27ème Région et des agents de la région PACA parmi les plus fidèles de la Transfo. Il fait très froid quand nous arrivons et après avoir bu un petit café place de la mairie, nous rejoignons la salle de réunion où attendent déjà quelques jeunes. Dans la demi-heure qui suit, la salle se remplit vite d’une quinzaine de jeunes venus avec leurs conseillères des trois différentes antennes de la mission locale qui couvre le département. Le président de la CRESS, une représentante du Greta et une autre du CNFPT ont aussi fait la route pour participer à cet atelier dédié aux « jeunes » qui vont dresser le portrait et le parcours de l’employé d’avenir.

Après une présentation en binômes, qui se forment vite et facilement entre conseillers/agents et jeunes, nous proposons aux jeunes  un exercice similaire à celui que nous avons proposé  la veille aux « employeurs » : Le matin, ils traceront deux par deux, et avec l’aide des agents/conseillers, le portrait idéal d’un employé d’avenir dont ils auront choisi la photo, puis ils échangeront ces portraits entre eux, pour réagir sur l’envie que leur inspire le portrait qu’ils ont reçu, donner un avis sur ce qui le rendrait possible ou impossible. L’après-midi ils pourront chacun retracer leur parcours et se projetteront dans l’avenir toujours avec l’aide des agents/conseillers qui souligneront les  questions posées ou évoqueront des solutions pouvant soutenir la réussite du projet.
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Si certains de ces jeunes sont manifestement à l’aise pour s’exprimer, voire même pour certains avec drôlerie, d’autres sont plus réservés ou ont du mal à trouver leur mots. Nous sommes en tout cas presque surpris de constater la bonne volonté et l’énergie avec laquelle ils rentrent tous, sans exception,  dans le jeu de donner  une  histoire, une personnalité et des désirs d’avenir à leur « jeune employé d’avenir ». Les histoires dans leur apparente diversité,  présentent pourtant des récurrences : un système scolaire qui  ne convient pas, des phases de mauvaise orientation, des enchainement de petits boulots ou missions d’intérim, pour gagner en autonomie, passer le permis ou financer une formation qui permettrait de réaliser un projet qui a fini par émerger. La description des tâches et du milieu de travail qu’ils ont choisi à leur employé d’avenir est extrêmement réaliste mais les parcours de formation envisagés et les projets esquissés à l’issue du dispositif font par contre matière à d’énergiques discussions entre les  jeunes dans la deuxième partie de l’exercice.
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L’exercice réalisé l’après midi autour de leurs parcours et de leur projection dans l’avenir nous confirme qu’il reste encore beaucoup à réfléchir, clarifier et organiser autour de cette composante « formation » des emplois d’avenir. Les questions sont manifestement nombreuses à tous les niveaux et pour tous les « membres de la famille ».
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Comment d’abord répondre concrètement à la spécificité des parcours et des besoins de chaque jeune en termes de développement et de validation de leurs compétences ? Comment ensuite concilier les attentes  des employeurs en termes d’opérationnalité sur un poste, avec le désir des jeunes d’utiliser un emploi qui ne leur fait pas forcément toujours très envie, comme tremplin  pour acquérir les compétences nécessaires à la réalisation de leur  projet professionnel futur ?
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Nombre de difficultés pratiques et d’incertitudes sur la faisabilité des solutions évoquées dans le cadre des exercices nous font clairement  entrevoir qu’il est lourd et difficile de combiner emploi et formation tant pour le jeune que pour l’employeur. Les risques de démotivation de ces jeunes sont réels à différentes étapes des trois années d’un contrat d’avenir et demandent un accompagnement qui s’adapte et ne faiblit pas. Les jeunes pointent eux-mêmes la nécessité  d’un tutorat qui évolue dans le temps. Ils proposent aussi que la mission locale leur donne la possibilité  d’échanger régulièrement entre eux sur leur expérience, leurs difficultés, leurs questions pour s’inspirer et entretenir collectivement leur motivation. Une proposition très favorablement accueillie par les conseillères présentes.
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Les membres de la mission locale qui travaillent  aujourd’hui concrètement, sur le terrain, à mettre en place des emplois d’avenir, qui construisent les parcours et négocient les contrats avec les employeurs nous disent encore manquer de  beaucoup d’éléments relativement à la formation.  Ils sont confrontés à beaucoup d’incertitudes et de réticences de la part des employeurs notamment sur les perspectives de financement de la formation, qu’ils ne veulent pas voir plomber leurs budgets formation. C’est l’occasion pour les agents présents de rassurer et d’informer sur les moyens mis en place (IRIS emploi d’avenir notamment) et sur le travail qui est en cours au sein de la région et avec les OPCA pour identifier les besoins en formation et assurer le financement des formations qui ne pourraient pas bénéficier des dispositifs de droit commun.

Plus tôt, au déjeuner, le président de la CRESS nous expliquait quant à lui comment la chambre travaillait à mobiliser les employeurs et réfléchissait avec  les représentants de chaque filière à la mise en place de parcours de formations adaptées à leurs enjeux et à leurs conditions d’emploi et d’activité.  A preuve la première convention venant d’être signée avec les employeurs du tourisme social s’engageant sur 100 emplois d’avenir. De son côté le président de la mission locale nommait la convention  signée avec les Centres de Gestion et le CNFPT pour une offre de formation aux employeurs d’avenir  des collectivités territoriales.
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Nous terminons cette journée  dans les temps,  avec le sentiment d’avoir mené un travail intense et des échanges riches, nourris et portés par l’énergie communicative de ces jeunes. Ils repartent pour la plupart visiblement satisfaits de l’opportunité qui leur a été donnée d’échanger entre eux et avec leurs conseillers et les agents de la région.

La nuit est tombée et nous repartons vers Marseille, avec toutes nos questions et réflexions à structurer. Dans la perspective de pouvoir tracer, demain,  avec  les différents acteurs qui reviendront travailler avec nous, les contours d’une expérimentation qui ait du sens pour tous.

TRANSFO PACA / semaine 3 / jour 2

TRANSFO PACA - semaine 3 - jour 2

Atelier autour des employeurs potentiels d’Emplois d’Avenir.

Nous nous sommes retrouvés aujourd’hui au CRIJ de Marseille, sur la Canebière, pour une journée d’atelier autour des employeurs potentiels d’Emplois d’Avenir. Associations artistiques et culturelles, association d’aide à la personne, GEA, coopérative culturelle, association sur la mobilité… une dizaine d’employeurs avaient répondu présents. Autour d’eux, les représentants d’un organisme de formation, d’une mission locale, d’un Cap Emploi… et bien sûr, des agents de la Région et les résidents de la 27e Région.

L’enjeu du jour est d’appréhender le point de vue, les représentations, les attentes ou les craintes des employeurs, vis-à-vis du dispositif, mais aussi des jeunes éloignés de l’emploi que sont les personnes concernées par les Emplois d’Avenir.

Le matin

Création de fiches de postes – ou plutôt : projection vers une embauche « désirable » en Emploi d’avenir…
TRANSFO PACA - semaine 3 - jour 2
TRANSFO PACA - semaine 3 - jour 2
TRANSFO PACA - semaine 3 - jour 2
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Par groupes de 4 ou 5, les participants réalisent des fiches de postes d’Emploi d’Avenir, liées à leurs activités, en se projetant dans la peau du jeune embauché. Il s’agit dans un premier temps d’imaginer une embauche « désirable ». Chaque portrait est présenté à l’oral et filmé.

Dans un second temps les groupes échangent leurs portraits et relèvent dans les travaux des autres groupes les difficultés, les questions qui se posent autour de la faisabilité réelle de l’embauche et de l’accompagnement du jeune en question. Le jeu permet de faire émerger des zones d’ombres, de flous mais aussi des enjeux primordiaux autour des Emplois d’Avenir (quels métiers ? Quel accompagnement ? Avec quels moyens ? Quelle certification ? Quelle pérennisation ? Comment ?…)
TRANSFO PACA - semaine 3 - jour 2

Les questions qui émergent sont relatives à l’enjeu du tutorat sur lequel les employeurs potentiels s’interrogent : comment trouver le temps et les ressources nécessaires pour proposer un tutorat efficient? certains ont l’impression qu’on leur demande de remplacer l’école, le travail éducatif… quelque chose qui ne fait pas partie de leurs missions. D’autres s’interrogent sur les 25%  (maximum) de temps dédiés à la formation : c’est un temps non négligeable pris sur le temps de travail, comment articuler les deux pour que tout le monde s’y retrouve? Les participants expliquent également que les emplois aidés peuvent, pour certains, être un moyen d’équilibrer leurs budgets et l’enjeu de la pérennisation des postes apparaît alors comme peu envisageable. Cette question remet au centre la nécessité d’accompagnement des structures dans leurs ressource humaines et leurs stratégies de développement.

L’administratrice d’une association qui gère un lieu culturel a cette phrase intéressante : « dans notre secteur, on a toujours besoin d’énergie, de personnes supplémentaires, on trouvera des missions, mais au bout de trois ans, que se passera-t-il ? ».

Une autre personne soulève la question du « savoir être » chez les jeunes concernés : dire bonjour, ne pas utiliser le tutoiement, ne pas répondre à son téléphone portable… sont autant de codes qui ne sont pas forcément maîtrisés et qui peuvent pénaliser un jeune en Emploi d ‘avenir et son employeur. La représentante d’un organisme de formation témoigne d’une expérience intéressante : une formation qui fait travailler la confiance en soi est plus efficace qu’une formation pour « apprendre à dire bonjour ».

Tous les enjeux semblent converger vers le rôle de la mission locale qui a la tâche d’articuler la demande de l’employeur avec celle du jeune. Le recrutement est une rencontre. Une tâche difficile, qui nécessite beaucoup de moyens. Même si un nouveau financement arrive pour elles, les missions locales ne sont-elles pas déjà débordées ?

Vers 13h, les salades et les brownies commandés chez le traiteur d’à côté permettent de prolonger les discussions.

L’après-midi :

Parcours d’employeur d’avenir : contexte, mise en oeuvre, questionnements…

L’atelier se poursuit par une discussion autour des propositions du matin.
TRANSFO PACA - semaine 3 - jour 2

L’enjeu de la montée en compétence du jeune en Emploi d’Avenir et la difficulté des employeurs à faire face à cette nécessité revient dans les débats.

Le représentant d’une mission locale revient également sur la nécessité de lever d’autres freins avant même l’entrée en Emploi d’Avenir ( une question récurrente pour les jeunes éloignés de l’emploi)

Ensuite nous passons à la deuxième proposition qui consiste à construire en petits groupes, autour d’un employeur, son parcours de « recruteur ». A nouveau, l’exercice permet de faire émerger questionnements et enjeux.
TRANSFO PACA - semaine 3 - jour 2
TRANSFO PACA - semaine 3 - jour 2
TRANSFO PACA - semaine 3 - jour 2

Reviennent les idées que l’Emploi d’Avenir doit correspondre à des attentes réciproques, à un contrat moral ; que souvent les structures « attendent que l’exception deviennent la règle » pour embaucher les personnes qui leur correspondent ; que la fiche de poste d’un emploi d’avenir doit rester ouverte, souple, évolutive…

Un de groupes travaillent sur la stratégie de développement d’une petite structure associative en termes de services proposés, qui lui permettrait d’embaucher un jeune en Emploi d’avenir, lui permettre de se qualifier et le garder au bout des trois ans : un bel exemple d’Emploi d’Avenir comme opportunité de développement d’une petite structure.

L’atelier a été très vivant grâce à l’implication des participants. Les notes prises lors de ces discussions animées doivent maintenant être structurées car elles serviront de matière à penser lors de la journée de jeudi. Dans l’intervalle, le même type de jeux, adapté, va être proposé à une quinzaine de jeunes et à des conseillers de la mission locale de Château-Arnoux demain mercredi.

Transfo PACA/ Semaine 3 / jour 1

En ce lundi 10 décembre, les résidents de la 27e Région retrouvent l’Hôtel de Région à Marseille. Une semaine intense s’annonce autour de la « photo de famille » des Emplois d’Avenir. En complicité avec les agents de la Région impliqués dans la Transfo, nous avons convié une pluralité d’acteurs ou de personnes, concernés ou pouvant être concernés par ce dispositif conçu et mis en place par l’Etat, qui vise à permettre à des jeunes sans qualification de bénéficier durablement d’un emploi. La Région -comme d’autres acteurs-  a une place dans le dispositif puisqu’elle en assure le volet formation (le dispositif Emploi d’Avenir prévoit, dans le cadre du contrat de travail, un accompagnement en termes de tutorat et de parcours de formation).
Transfo PACA / Semaine 3 / Jour 1

Cette demi-journée de lundi après-midi est consacrée à un travail d’atelier et de cartographie avec les acteurs institutionnels du dispositif Emplois d’Avenir : Missions Locales, Direccte, Pôle Emploi, Cap Emploi, partenaires de la Région (SNCF), OPCA, CNFPT… La plupart sont présents, sans oublier les services de la Région concernés par les Emplois d’avenir : les différents services du pôle Innovation-Emploi-Formation, mais aussi la culture, le tourisme, le sport, l’évaluation etc… Les Emplois d’Avenir s’inscrivent dans la transversalité.
Transfo PACA / Semaine 3 / Jour 1

L’enjeu de l’atelier est de réaliser une cartographie qui représente l’écosystème des Emplois d’Avenir : quels organismes ou services interviennent ? sur quelles dimensions du dispositifs? avec quels outils ? quelles sont leurs actions ? quelle est la nature de leurs liens ? etc…

Pour les Emplois d’Avenir cela peut se traduire par : qui repère les jeunes et les employeurs ? Qui les met en relation ? Qui accompagne les jeunes dans leur parcours d’employé d’avenir ? Qui pense les contenus des formations ? Qui les finance ? Qui accompagne les employeurs ? Avec quels moyens ? …

Au-delà de la réalisation, chacun est amené à s’exprimer sur sa propre réalité et à échanger sur les enjeux majeurs de la mise en oeuvre des Emplois d’Avenir, et sur les synergies à mettre en place.
Transfo PACA / Semaine 3 / Jour 1

Différents enjeux apparaissent comme l’accueil des jeunes non qualifiés dans les entreprises, la mise en place du tutorat qui pose la question des encadrants et de la capacité des employeurs à le mettre en oeuvre,  la nécessité de capitaliser sur l’expérience (voire l’expérimentation avec droit à l’erreur) que représente l’Emploi d’Avenir et celle d’aboutir à une certification pour les jeunes, la définition des profils de métiers et des contenus de formation en fonction de ces profils…
Transfo PACA / Semaine 3 / Jour 1

On comprend que d’une part le jeune en Emploi d’Avenir est « un salarié comme un autre » à intégrer à l’entreprise, l’association ou la collectivité, mais que, dans le même temps il doit bénéficier d’un accompagnement particulier et adapté, permettant un parcours qualifiant, certifié.

La plupart des acteurs parlent de la nécessité de mettre en place des synergies, des actions partenariales et cohérentes. Les Emplois d’Avenir apparaissent comme une opportunité pour renforcer les partenariats, au-delà de la « co-traitance » et comme un challenge qui doit permettre de revisiter les pratiques de chacun.

L’atelier comptait une quarantaine de personnes, nous avons donc travaillé en deux groupes et réalisé deux cartographies. Celles-ci seront retravaillées jeudi afin d’aboutir à une seule représentation « opérationnelle » de l’écosystème. En d’autres termes il s’agit de créer un outil de travail en commun auquel nous pourrons nous référer par la suite.

Transfo PACA /semaine 3 / jour 1/ Les Emplois d’Avenir : un dispositif d’action publique

 

Qui est concerné par les Emplois d’Avenir ? 

Des jeunes sans emploi, âgés de 16 à 25 ans ou des personnes reconnues handicapées et sans emploi, de moins de 30 ans, qui :

  • n’ont aucun diplôme,

ou

  • qui ont un diplôme de niveau V ou moins, et totalisent six mois minimum sans emploi durant les derniers douze mois écoulés,

ou

  • qui résident en ZUS ou en zone de revitalisation rurale, ont atteint au maximum le niveau du premier cycle d’enseignement supérieur et totalisent une durée d’au moins un an sans emploi durant les 18 derniers mois.

Quels employeurs ?

  • Les organismes de droit privé à but non lucratif (= associations)
  • les collectivités territoriales et leurs groupements,
  • les autres personnes morales de droit public à l’exception de l’Etat,
  • les GEIQ,
  • les personnes morales privées chargées de la gestion d’un service public

et, en priorité, ceux qui interviennent dans des secteurs et filières qui présentent un fort potentiel de créations d’emplois ou offrent des perspectives de développement d’activités nouvelles, en cohérence avec les stratégies de développement économique et des compétences de la région.

Quelles conditions ?

Il s’agit d’un contrat à durée indéterminée ou d’un contrat à durée déterminée de 3 ans (ou 1 an, renouvelable jusqu’à 3 ans), à temps plein (sauf exception – relative à la nature de l’emploi ou pour faciliter une situation de formation et avec  l’accord du jeune). Il est subventionné par l’Etat à hauteur de 75  % du SMIC, au vu des engagements de l’employeur en termes d’encadrement, de tutorat, de formation et de reconnaissance des compétences acquises (via une attestation de formation, d’expérience professionnelle ou une VAE).