Archives mensuelles : avril 2012

SEMAINE 4 – JOUR 5 – TRANSFO BOURGOGNE – ATELIER CREATIF VILLAGES RETRAITÉS

Réunir une soixantaine de participants, en cooptant ici et là les porteurs de projets, élus, collègues qui semblent intéressés par la question des retraites sur le territoire Bourguignon. Nous commençons par découvrir 10 projets – à retrouver sur notre Cartographie Dynamique des Initiatives – lors de notre traditionnel Midi Village : villages intergénérationnels, réseaux gérontologiques, espaces de ressources, lieux d’accueil de jour atypiques…

Nous nous installons ensuite autour de 5 tables : l’atelier commence. Chaque table propose un type de village différent : un bourg rural déclinant, un plus dynamique, un village rural isolé, un village rural éclaté, un village périurbain. Chacun choisit sa table en fonction de son lieu de vie ou de ses intérêts professionnels.

Nous commençons par construire en quelques 20 minutes, maisons en papier et playmobiles à l’appui, la physionomie de notre village, définissant aussi sa population, ses atouts, ses activités économiques et lieux de vie, fragilités…. Le maire est élu, un script désigné. L’animation est réalisée conjointement entre l’équipe 27ème Région et les agents du Conseil Régional devenus complices.

L’objectif de l’atelier est alors donné : comment améliorer la vie du village pour se projeter dans le futur. Des fiches idées permettent de consigner les projets inventés et débattus collectivement. Cinq grandes questions viennent étayer l’atelier et relancer les débats. Comment accompagner le vieillissement ? Comment mieux profiter des retraités actifs ? Comment mobiliser les habitants temporaires ? Comment améliorer l’intergénérationnel ? Quel rôle des collectivités ?

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L’atelier , tout à fait expérimental, est l’occasion de changer de rôles et de cadre, et de discuter de problème de fond. Des idées émergent aussi. Dans le village rural éclaté de Huits-bourgogne, on imagine pour profiter de tous les habitants, au delà des mobilités nombreuses,  la création d’une « conciergerie municipale » : lieu où chaque habitant peut savoir si un habitant temporaire (touriste, résident secondaire) est arrivé ou quand-a-t-il prévu d’arriver et pour combien de temps il sera présent. C’est le lieu des petites annonces, des échanges entre habitants. On imagine aussi la création d’un réseau social des habitants temporaires, se tenir au courant de la vie au village mais aussi de l’actualité des habitants temporaires dans leur vie quotidienne « hors du village » (ex : je suis à Paris cette semaine, je compte me rendre au salon du livre porte de Versailles, si quelqu’un du village souhaite que je lui rapporte une info, que j’aille sur un stand particulier…). Pour améliorer l’intergénérationnel, c’est la création d’un verger conservatoire, lieu pédagogique et d’échange entre anciens et jeunes qui semble aux habitants de ce village fictif le plus pertinent. Le lien avec la laiterie locale permet aussi l’investissement des anciens employés qui se font guides bénévoles. Pour améliorer le vieillissement et rompre l’isolement des personnes de grand âge dans les hameaux, la création de logement en centre bourg permet de les héberger confortablement en période d’hiver. Le reste de l’année ce sont des stagiaires et étudiants qui sont accueillis pour faire vivre le verger, ou pour travailler à la laiterie.  Le rôle des collectivités est repensé : on imagine plus de conseil et d’assistance technique que de financements directs. La création d’une fondation territoriale permet de capter l’épargne locale et de financer des micro projets locaux de manière plus réactive. Le Conseil Régional sert à capitaliser et diffuser les bonnes pratiques, organiser des voyages d’étude. Il accorde aussi un droit à l’expérimentation hors cadre règlementaire dans certains villages volontaires… Tous les ateliers proposent ainsi de nouvelles voies de développement que nous ne manquerons pas de conserver précieusement.

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Transfo Bourgogne – SEMAINE 4 – JOUR 4 – IMMERSION EN PAYS NIVERNAIS MORVAN – Quel avenir pour les commerces Multiservices ?

Nous nous rendons avec Nicole, Arnaud et Paul Henri dans la Nièvre, accueillis par Benoît Lacroix du Pays Nivernais Morvan sur la place centrale de Villapourçon. Benoît a dessiné le programme du jour. Dans la thématique Village retraité, nous jugions intéressant d’interroger le rôle social des commerces multiservices de proximité et de leur pendant itinérant. Le Conseil Régional finance aujourd’hui différents projets de réhabilitation et d’aménagement dans le cadre du dispositif « Cœur de Village », ou des aides à l’investissement pour les camions de tournées. Le Pays Nivernais Morvan mène une double politique d’accueil des porteurs de projets et aussi d’accompagnement au renouvellement des commerces et de l’artisanat… Benoît est donc au fait de ces questions et interrogera avec nous et avec les commerçants la manière de leur apporter un appui plus ciblé et plus adapté. Nous souhaitions imaginer comment pourraient muter ces activités pour répondre aux nouvelles pratiques de mobilité (travail en ville, résidents temporaires…) et pour permettre de maintenir des services de proximité dans les villages. Nous commençons par rencontrer avec Mr et Mme Lacombe, gérants d’un commerce d’alimentation générale, et assurant un service de tournées. Ils sont arrivés à Villapourçon, il y a 14 ans pour une reprise d’activité dont ils ont eu connaissance par petite annonce. « J’étais moniteur auto-école dans la banlieue Parisienne, ma femme avait de la famille dans la Nièvre. A 42 ans nous avons racheté le fond de commerce. Depuis ils ont développé leur commerce. La boutique du petit centre bourg (60 habitants à peine) est ouverte les matins, mais en fait  l’activité n’y est pas vraiment rentable. « 80% de mon activité est fait grâce aux tournées. » Pendant les tournées, Mr Lacombe rend de menus services aux personnes âgées (remplacement d’ampoules, réglage TV, rentrer le bois…) et discute beaucoup. L’isolement des personnes âgées dans les nombreux hameaux isolés est parfois grand. Alors quel commerce du futur ? « J’ai des doutes pour l’avenir, la situation reste tendue ». Ils ont beaucoup de travail et le nombre de clients est en baisse, proportionnellement au vieillissement de la population, puisqu’aujourd’hui nouvelles habitudes et mobilités transforment les pratiques. Nous sommes surpris de constater qu’alors ils ont un dépôt de pain dans le multiservice, la mairie a soutenu l’ouverture d’un second dépôt de pain juste en face, dans le dernier autre commerce du bourg, un café dont la patronne pourtant âgée continue de maintenir l’activité. Cela pose la question du rôle des collectivités locales parfois ambigüe.

Les tournées représentent 80% du chiffre d’affaire

En ce qui concerne les produits, l’épicerie se fournit dans différentes villes voisines. «  Il a peu de  grossistes dans le secteur. Je suis à la merci des fournisseurs qui me livrent quand ils veulent sans tenir compte de mes contraintes (départs en tournée). » Là encore, certains projet sont en gestation (avec le Parc Notamment) mais l’offre n’est pas encore structurée et aujourd’hui, le circuit court n’est pas d’actualité ! Arnaud évoque un film, le fils de l’épicier, d’Eric Guirado qui se déroule dans la Drôme et raconte l’histoire d’un fils qui reprend à contrecoeur l’activité familiale mais découvre chemin faisant son importance.

Nous déjeunons à Lormes avec Fabien Bazin, Maire de Lormes et Conseiller général de la Nièvre et Anne Algret-Georges directrice du Pays Nivernais Morvan, et citoyenne active de Lormes ! Nos interlocuteurs de Lormes sont d’autant plus intéressés par la démarche, qu’ils ont imaginé avant la Transfo Bourgogne faire de Lormes le village du futur et d’amorcer une démarche prospective ! Ici on choisit de parler de la campagne de manière positive, désolés de baigner dans le catastrophisme ou la nostalgie. Et oui ça bouge à la campagne et à Lormes particulièrement ! Alors « Comment créer un réseau rural qui rayonne ? » Conscient de l’importance de la bataille de l’image et du marketing territorial, Lormes veut mettre en avant ses ressources. « Comment faire de Lormes un spot clignotant ? Comment mettre en valeur les nombreuses pépites du territoire ? » Fabien Bazin voudrait lancer des bons de souscription locaux et imagine une fondation locale pour oeuvrer collectivement au développement du territoire.

L’atelier d’architecture juste installé

Ici certains projets innovants sont mis en avant : ce cabinet d’architecture privé qui met en place des sortes de résidences d’entrepreneurs en accueillant quelques jours dans une chambre dédiée des porteurs de projets. M. Bazin croit beaucoup au développement numérique : avec leur centre de télétravail, plein depuis des années, qui cherche à se développer encore. Pour accueillir les porteurs de projets tout est essayé par la commune : une cession 2 jours par an permet aux migrants potentiels de venir visiter la région, rencontrer les interlocuteurs locaux et consolider leur idée. Fabien Bazin rêverait même d’accueillir en fanfare des porteurs de projets !

Des idées aussi sur les nouvelles formes d’accompagnement de la Région. Ici on s’interroge : à quand le télétravail des agents du Conseil régional pour être au plus près des réalités locales ? Comment financer les expérimentations ou valoriser les territoires dynamiques ? Cela pose des questions de fond aux agents du Conseil Régional : faut-il vraiment miser sur l’exemplarité ? Doit-on chercher à harmoniser les fonds dans un souci d’équité ? Pour mieux accompagner l’expérimentation, peut être serait-il intéressant de se rapprocher de l’innovation au sein de la direction de l’économie du Conseil Régional ?

Nous irons ensuite rencontrer Eric MARCHAND, à Corbigny, Conseiller en développement commercial à la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Nièvre, qui accompagne l’installation des commerces multiservices et les projets d’investissements soutenus par les collectivités. Nous comprenons avec lui à quel point les  commerces multiservices sont très fragiles en rural. Il a remarqué quatre critères importants pour la réussite d’une implantation:  la présence d’une route avec 1000 passages jours au moins, la présence d’un parking, la reprise de commerce existant, une zone chalandise suffisante. Ces critères sont les feux verts pour  garantir 1000 euros par mois à minima. Ensuite bien sûr, la réussite dépend de la personnalité des gérants et leurs savoir faire. Malheureusement, il a fait le constat de nombreux échecs qui induisent misère sociale (divorces, dettes, suicide !). Parfois il a des bonnes surprises, comme par exemple avec ce couple de militaires retraités à 30 ans ! Les doubles revenus sont bienvenus et les solutions de repli aussi, puisque certains se mettent en disponibilité pour changer de voie. Des idées ? Peut etre proposer des stages de découverte ? des formes de parrainage ? pourquoi ne pas faire des commerçants installés des formateurs, rémunérés pour cette fonction, permettant de renseigner et de faire découvrir le métier aux prétendants ? Peut être l’occasion d’économiser du temps et de l’argent et d’épargner les échecs, d’éviter la détresse sociale ? Pour Eric Marchand c’est aussi les systèmes de livraisons personnalisées qui prendront le relais des tournées.

Depuis la mairie, le multiservice de Guipy en bordure d’une route passante.

Nous allons à la rencontre de Monsieur Léger, épicier à GUIPY, gérant d’un commerce réhabilité par la municipalité de Guipy. Il nous raconte son parcours « j’étais commercial dans l’automobile, ma femme était originaire d’ici, j’ai été licencié à 48 ans… Je me suis lancé !». Même si le commerce semble assez exemplaire, développant une activité de Bar tabac, épicerie et restaurant, les revenus ne sont pas encore suffisants. « Je ne me verse pas de salaire de tout de façon, je n’ai pas le temps de le dépenser ». Une nouvelle idée ? Un service de remplacement pour les commerçants ?

Nous finissons par une discussion avec les élus du village de Guipy dont M. Tourteauchaux son Maire. Ceux-ci ont porté le projet à bras le corps avant de le mettre en gérance. Pas évident pour eux de laisser le projet à quelqu’un d’autre, sans avoir vraiment droit de regard.Même si M. Tourteauchaux travaille beaucoup et rend de menus services (comme aller chercher un couple en voiture le dimanche pour qu’ils viennent manger), la mairie aurait souhaité qu’il propose une offre d’épicerie à domicile.

Cette difficulté à concilier activité du village et rentabilité économique, nous pose des questions. Les élus, prêts à tout pour garder leur dernier commerce,   souhaitent-ils installés des lieux de vie ou des activités commerciales dans leur village ? Comment mieux accompagner les porteurs de projets ? Sont cités en exemple les Sites de proximité qui accompagnent, informent et orientent les porteurs de projets en Rhône-Alpes.

En fin de compte, on discute beaucoup aujourd’hui des services à la personne. Comment favoriser la multi activité ? Comment favoriser les organisations collectives et coopératives pour rompre l’isolement des porteurs de projets et apporter du soutien ? Arnaud qui travaille sur le projet Massif, évoque aussi le réseau des épiciers du Massif central qui mettent en relation fournisseurs et commerces.

SEMAINE 4 – JOUR 5 – TRANSFO BOURGOGNE – Immersion le retour – comment partager rapidement ce qui a été collecté ?

La matinée est consacrée au traitement des données. Comment partager rapidement tant d’informations encore toutes chaudes ? A partir d’une sélection de photos, nous revenons sur chaque rencontre en choisissant 3 éléments forts : verbatims, éléments de réflexion, idées… pas de frein à cette étape.

Cette méthode permet de formaliser rapidement un affichage. Malheureusement, nous n’aurons pas le temps aujourd’hui de nous raconter nos diverses aventures !

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TRANSFO BOURGOGNE – SEMAINE 4 – JOUR 4 – Immersion dans le Nivernais-Morvan avec les Hollandais du Morvan

L’équipe 5, composée de Léonie et Laura conduites par Hervé Robert, part passer la journée dans le Nivernais Morvan. Le programme a été concocté par Els O’Sullivan, traductrice et personne ressource pour tous les hollandais sur le territoire. Collaborant étroitement avec l’architecte néerlandais Levien De Putter, tout deux nous amènent à la rencontre d’acteurs locaux et nous font découvrir trois projets qu’ils soutiennent à Saint-Martin du Puy (58140), Corbigny (58800) et Charrin (58300). Suite aux réflexions impulsées par l’association Le Club du Morvan sur les constats de vieillissement de la population néerlandaise en Bourgogne, Levien De Putter et son cabinet d’architecture Celzy proposent des solutions d’aménagement d’habitat adaptés aux personnes vieillissantes.

Le phénomène, nouveau, n’est pas isolé. Ces dernières décennies, de nombreux hollandais se sont installés en Bourgogne pour passer leur retraite, attirés à la fois par le prix de l’immobilier (accessible pour eux) et la tranquillité de la Région. Plein d’envies, de dynamisme et de motivation, ils ont acquis et rénové de magnifiques propriétés.

Aujourd’hui, ils se retrouvent avec un patrimoine lourd à entretenir.
Conscients de leur vieillissement, ils cherchent à anticiper leur fin de vie en Bourgogne. Ils imaginent de nouveaux projets immobiliers, baser sur le partage des grandes maisons et sollicitent les partenaires publiques pour concrétiser leurs projets. Loin de se renfermer dans le seul communitarisme, incités aussi par les collectivités, ils s’axent vers des projets d’habitats inter-générationnels.
Pour les collectivités et les communes c’est complexe ! La réhabilitation de ces propriétés constitue des potentiels de développement qu’il serait dommage de ne pas investir. Toutefois, difficile de s’investir dans des projets privés ! Les collectivités imaginent alors acquérir les biens et de coordonner projet.
Mais souvent, même si les Hollandais seraient prêts à revendre leurs demeures, les communes ou une communauté de communes n’ont pas les moyens d’acquérir le bâti. La région doit se positionner face à ces enjeux : faut-il penser une aide régionale pour les porteurs de projets privés?
Visite

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TRANSFO Champagne Ardenne SEMAINE 3 / JOUR 5 : Expo et perspectives

Préparation de l'expsitionAlors qu’il nous semble que cette semaine de Transfo vient à peine de commencer… voici qu’elle touche déjà à sa fin ! Cependant, ce dernier jour ne sera pas des moindres et le défi à relever reste de taille : à partir des quelques croquis élaborés la veille, il faut réfléchir et monter toute l’exposition retraçant travaux et démarche.

Exposition des travaux de la semaine 3 autour d'un buffet convivial

L’enjeu de diffusion est important. Ouverte à tous les agents de la Région, l’événement a pour ambition de « donner à voir », mais aussi « donner envie », au sujet des nouvelles méthodes de travail testées tout au long de la semaine. Les participants se mobilisent pour penser la lisibilité, retracer le programme, expliciter les questionnements.

Jean-Christophe Coulon et les particpants à la Transfo exposent leurs travaux aux visiteurs

Une occasion pour la Région de réaffirmer son engagement dans une dynamique d’innovation. À peine la dernière fiche opérationnelle contre-collée, François Charlier, Directeur général adjoint à la Formation, inaugure la visite. Il souligne l’importance de ces derniers jours pour la Région, mais aussi pour ses agents : le chemin de l’innovation se découvre et se construit peu à peu, avec tous.

Nous terminons ainsi la troisième semaine d’un programme qui en comptera dix. Nous réalisons que l’exposition seule ne suffira pas à faire rayonner tout ce qui a été exploré ces derniers jours. Comment cela va-t-il vivre d’ici le mois de mai, moment où nous reviendrons en résidence à Châlons ? Cela fait partie des interrogations des participants de cette semaine. Ils semblent ravis et galvanisés. Un voeu pour la prochaine semaine de Transfo ?

– Une exposition qui viendrait au visiteur
– Une plus grande participation des directions
– Une semaine qui aboutirait plus encore à du matériau concret
– Aborder un sujet transversal qui amènerait à une participation des élus
– Une Transfo à destination des directeurs
– Un point d’évaluation dans un an qui rappellerait les méthodes d’élaboration
– Travailler en amont à la création d’un dispositif
– Retracer les différents axes de travail défrichés tout au long de la semaine
– Adapter les impératifs de présence des agents pour améliorer l’assiduité de tous

Le rendez-vous est pris pour la prochaine semaine, du 10 au 16 mai !

Qui a dit que nous allions nous reposer ?

TRANSFO BOURGOGNE SEMAINE 4 — extension

Semaine 3, jour 4 : la Région se prend au jeu !

Retour d'expérience des journées d'immersionAprès la richesse des immersions de la veille, les agents de la région partagent leur vécu avec enthousiasme : de très riches rencontres, des usages inattendus, l’émergence de nouvelles idées… Forts de ces retours concrets sur leurs travaux, ils s’engagent dans un classement opérationnel des solutions, désormais éprouvées sur le terrain. Peu à peu, nos résidents s’effacent et se font silencieux. Comment les participants de ce quatrième jour de Transfo vont-ils se débrouiller seuls ? Vont-ils spontanément s’emparer de méthodes encore nouvelles pour eux ?

Passage de relais : les participants organisent à leur manière la séanceQuelques heures plus tard, autour d’un pique-nique improvisé dans notre lieu de réflexion, retour d’expérience : les participants se sont bien rendu compte que le champ leur était soudain très ouvert ! Après un court moment de vertige, c’est plutôt naturellement qu’ils se sont organisés et mis d’accord. Avec amusement, les résidents témoigneront ensuite de leur difficulté à « laisser gérer » le collectif !Pique-nique avec l'équipe : retour sur les enseignements méthodologiques de cette semaine de Transfo

Sur le même mode, l’après-midi est consacré à la mise en mots des propositions, dans le but de les présenter officiellement par la suite. Comme il peut-être difficile de s’intéresser à un détail du dispositif, alors que l’on déconstruit sa totalité depuis trois jours ! A l’aide du pilotage subtil des résidents, cela semble fonctionner…

« La Transfo, ça ne s’explique pas, ça se vit ! » Y aurait-il une part s’appréhension des participants au sujet de l’information transmise à leurs collègues ? Eux, qui commencent à s’approprier l’idée de « labo » jusqu’à en évoquer son fonctionnement possible, souhaiteraient pourtant ardemment en convaincre d’autres ! L’exposition du dernier jour, ouverte à tous les agents et élus, sera là pour soutenir leur discours.

Conférence de sensibilisation aux espaces d'innovation et de créativité par S.Rocq

C’est aussi le cas de la conférence de Sébastien Rocq du magazine « Office et culture » qui clôture la journée : l’occasion de contextualiser la démarche « Transfo » au sein d’autres espaces d’innovation.