Archives mensuelles : octobre 2013

Transfo Pays de la Loire / Semaine 8 / Visibilité(s)

Plus le programme Transfo Pays de la Loire avance, plus la transmission vers une équipe innovation constituée d’agents régionaux opère et plus la question de la visibilité des actions (et des personnes qui les font !) devient prégnante.

Les résidents Transfo sont arrivés à la Région il y a bientôt deux ans avec un programme établi, constitués de 2-3 éléments de communication (le nom « Transfo », le sous-titre « Programme d’expérimentation visant à tester une fonction innovation au sein de la Région », le blog…). Le programme avançant, de nouveaux éléments de visibilité sont arrivés comme les rouleaux de rubalise (signalant habituellement un chantier en cours) estampillés 27e Région ou la représentation graphique créée par les résidents. Les actions menées elle-mêmes, et les résultats qu’elles ont produit, sont aussi, au fur et à mesure, devenus l’un des principaux outils de communication de la démarche.

visibles-transfo

Maintenant que le programme se termine, ces outils vont devenir plus ou moins obsolètes, mais qu’en est-il de la façon de les utiliser, des messages qu’ils cherchaient à faire passer ? Tout au long de la semaine 8 et plus spécifiquement jeudi après-midi et vendredi matin, les résidents et l’équipe innovation (renforcée Mickaël Poiroux de la Mission Val de Loire et Olivier Ryckewaert revenus nous donner un coup de main) ont réfléchi ensemble à ce que pourrait être une communication adaptée à un futur programme d’innovation de la Région Pays de la Loire.

Tout d’abord, un constat important a été posé : avant d’espérer pouvoir faire comprendre l’apport de l’équipe innovation et des ses méthodes, il faut donner envie. Il faut se prêter un peu au jeu de la séduction ! Attirer l’oeil sans être tapageur, intriguer sans effrayer… Il faut absolument que les agents, les élus, les citoyens soient touchés, aient envie d’en savoir plus. Et il faut que ce qu’ils découvrent par la suite corresponde à leur première impression. Il faut être cohérent, simple et parlant. Parfait… Mais comment ?!

10400616633_c61545e595_b

Rapidement tout le monde s’est accordé sur l’idée qu’il ne fallait pas trop en faire. Dans un environnement bien codifié comme l’institution régionale, la surenchère de communication serait vite contre-productive et raconterait quelque chose de décalé par rapport à une démarche qui se veut humble et ouverte. Sans le dire explicitement, l’idée qu’il en fallait finalement peu pour se distinguer faisait son chemin…

L’équipe innovation avait travaillé sur un potentiel logo qui permettrait un début de visibilité et l’a donc présenté. Plutôt que d’examiner en détail les formes de cette proposition, les résidents ont pu mettre en questionnement l’usage de ce logo au regard de ce que nous commencions à esquisser comme besoin : montrer l’ouverture, être gentiment décalé… Est-ce bien d’un « logo », objet finalement très classique et très (trop ?) utilisé par l’institution, que nous avons besoin ? Et puisqu’il s’agit de partager la démarche, ne serions-nous pas plus proche d’une sorte de « label » ? Quelque chose à la mode de l’autocollant posé sur certains CD « Parental Advisory – Explicit Lyrics » ? Un autocollant « Attention, contient de l’innovation » ?!

Attention-innovation

Sont aussi revenues en mémoire des réactions obtenues face aux panneaux de verbatims que nous avions mis en place en semaine 6 ou lors de l’entrée dans la salle Queen Mary « customisée » par le Laboratoire des mutations et la démarche prospective Pays de la Loire 2040 ou bien encore par le simple fait de systématiquement écrire et afficher au mur nos réflexions. Ces petits changements dans l’univers régional, faussement inoffensifs, nous sont apparus comme des solutions efficaces déjà en stock qu’il fallait continuer de développer et préciser. Le mode opératoire « Démarreur bienveillant » – testé deux fois dans la semaine et qui nécessite des observateurs auxquels on ne demande qu’une heure et demi de présence et aucune préparation — est aussi apparu comme une excellente manière de faire vivre la posture de l’équipe innovation aux plus curieux. A bien y réfléchir, la démarche a déjà produit quelques outils et s’est appuyée, plus ou moins consciemment, sur des principes tout à fait utilisables pour le futur programme !

Verbatim+salle-Queen-Mary

Quelques verbatim et, en fond, des productions affichées dans la salle Queen Mary

Cette première étape de séduction outillée, que faire, sur quoi s’appuyer pour communiquer plus en profondeur et en détails auprès des personnes intéressées ? Pour répondre à cette question, les résidents Transfo se sont appuyés sur un tour d’horizon, sur internet, des façons d’expliquer son travail : du designer spécialisé dans le mobilier d’édition au cabinet de conseil et d’étude, les façons de faire divergent ! Entre celui qui ne montre que des photos en studio du résultat sans aucune explication (un bel objet et puis c’est tout !) et ceux qui n’ont que le texte, plus ou moins long et complexe, pour tenter de raconter une démarche, il y a aujourd’hui de nombreuses personnes et structures qui recherchent des solutions alternatives, qui tentent de faire la part des choses entre l’exposition d’un résultat, qui n’est pas que de l’ordre du visuel, et l’explication d’une démarche : quel était la question de départ, quelles ont été les étapes et les outils de la réflexion…

Cette déambulation sur le web, à la recherche des bons et des moins bons exemples nous a logiquement amenés sur le site du MindLab, le laboratoire d’innovation interministériel danois. Leur travail de communication de la démarche au travers des projets et d’apport pédagogique simplifié, classé et organisé, le tout basé sur un mixage constant de l’image et du texte, a trouvé un écho favorable auprès de l’équipe innovation et permis de montrer une direction à suivre. Que la ou les forme(s) finale(s) se concrétise(nt) dans un site internet, une documentation papier ou autre, les constats et les bases posés à l’occasion de ces temps de réflexions dédiés resteront valables. C’est donc satisfaits que nous terminons la semaine 8 à ce niveau d’avancement, en convenant que l’équipe innovation va pouvoir continuer à avancer de son côté et que nous en reparlerons très bientôt !

Transfo Pays de la Loire / Semaine 8 / Le Programme

À plusieurs reprises au cours de ces dernières semaines, l’équipe innovation et les résidents Transfo ont fait le constat suivant : pour faire comprendre et faire connaître la fonction innovation, il est impératif de développer un programme et de le communiquer.

SchémaProgrammeFctInnovationV1-01

Plusieurs séances de la semaine 8 ont ainsi été consacrées à travailler sur les éléments de ce programme (sachant évidemment que l’analyse de chaque test a amené de l’eau à notre moulin au fil de la semaine !). Mardi après-midi, nous avons ainsi tenté d’aborder la question de « l’esprit » du programme… Posture, démarche, comment les dire ? Comment les comprendre et les faire comprendre ? Pour « attraper » ce sujet difficile, nous sommes repartis des sujets dont l’équipe s’est saisie ou sur lesquels elle a été interpelée ; et nous avons analysé par quels chemins, et avec quelles attentes – explicites ou non – ces sujets lui sont arrivés.

De cette analyse sont ressortis des points récurrents et des lignes de force, tant positifs que négatifs. Ces derniers nous ont permis d’identifier les attentes dont il faut se « méfier » car à l’impossible nul n’est tenu. Se pose alors la question de savoir dire non, ou plutôt de savoir dire oui à des demandes raisonnables. Il nous apparaît ainsi que face aux saisines à venir, l’équipe innovation doit être force de proposition : lorsqu’elle est sollicitée, elle doit savoir formuler des propositions de travail réalistes et précises à ses interlocuteurs avant de se lancer dans un nouveau projet (cadrage du sujet, précision des questions, choix du mode opératoire et surtout prévision de l’accompagnement et du temps à y consacrer).

IMG_0207SchémaProgrammeFctInnovationV2ProtecActive

Cette posture constituera une sorte de « protection active » pour l’équipe, en complément du « chèque en blanc » et du « casque » ébauchés précédemment – et du programme en construction. Autre élément essentiel de protection active identifié au passage : la posture d’accompagnement, savoir faire avec et non faire à la place, comme en témoigne largement le test de l’atelier des prototypes réalisé cette semaine.
—-

A l’issue de cette séquence, l’équipe des résidents a proposé un schéma de travail sur le programme afin d’identifier les « briques » à poser. Avec la difficulté que l’ensemble fait système et qu’il s’agit donc de construire en cohérence tous ses éléments.

SchemaProgrammeFctInnovationV1-02

Toutefois, il nous a semblé possible de traiter 3 de ces « briques » en sous-groupes le jeudi après-midi :
⁃ sur la question des moyens, un travail fin à partir de l’exemple du test « atelier des prototypes/HUB PME » nous a permis de quantifier précisément le temps passé sur ce cas d’école ;
⁃ sur les sujets actuellement identifiés, un travail de formulation de réponses (voir supra) a été entamé par un second groupe ;
⁃ enfin, un troisième groupe s’est penché sur la possibilité de faire un « book » présentant les réalisations concrètes de l’équipe afin d’illustrer sa posture, ses méthodes et les livrables possibles – en commençant par identifier la finalité d’un tel objet ! Il devra d’abord servir à interpeller et intéresser les agents visés afin de leur permettre de comprendre et d’être inspirés par les méthodes proposées par l’équipe.

SchémaProgrammeFctInnovationV2Visibility

A l’issue de cette semaine, nous avons consacré ce vendredi matin à regrouper l’ensemble des éléments glanés sur l’ébauche de programme. Beau travail au final, même si il reste évidemment beaucoup à faire pour l’équipe. Et nous voilà en tous cas repartis chacun avec avec un calendrier de travail pour les derniers mois du programme…de la Transfo !

SchémaProgrammeFctInnovationV2Ambassadeurs

TransfoPdL-CALENDRIERsuite

Transfo Pays de la Loire / Semaine 8 / Hub PME & Atelier des prototypes

En cette semaine 8, et après beaucoup de travail et de réflexions mises bout à bout pour en arriver là (cela a commencé dès la semaine 7), nous avons enfin pu tester grandeur nature le mode opératoire « Atelier des prototypes » ! Et pour une première, le sujet était à la hauteur puisqu’il s’agissait de notre premier contact du côté du volet économique de la Région  ! La Direction de l’Action Economique, de l’Innovation et de l’Internationalisation (DAEII pour les intimes) avait sollicité l’appui de la fonction innovation sur un projet complexe autour du soutient aux entreprises (aides, accompagnements…). Le sujet est en quelque sorte un cas d’école puisqu’il s’agit pour la Région d’être force de proposition et animatrice d’une réflexion à laquelle de nombreux partenaires (CCI, développeurs économiques…) devront prendre part. Comme souvent, la Région ne fera pas tout elle-même ; elle doit co-produire.

L’Atelier des prototypes tombait donc à pic pour permettre à la direction concernée de poser rapidement sur une table de réunion une ou plusieurs propositions martyres face auxquelles les partenaires présents pourrait dès lors réagir plus facilement que devant de « simples constats » et qu’ils pourraient déconstruire/reconstruire à l’aune de leurs expertises respectives.

Illustration du mode opératoire "Atelier des prototypes"

Illustration du mode opératoire « Atelier des prototypes »

Oui mais encore fallait-il pour l’équipe innovation naissante à la Région réussir à prototyper une réponse ! Cela fait bientôt 2 ans que l’équipe Transfo travaille avec les agents qui composent aujourd’hui l’équipe innovation mais, outre le fait qu’on ne devient pas designer ou animateur de projet en quelques semaines de Transfo (et ça n’est d’ailleurs pas l’effet recherché), lorsqu’il faut se lancer seul, lorsqu’il faut faire face à un sujet qu’on ne connait pas, assumer cette posture de « naïf », et oser proposer, alors la question dépasse largement le cadre des compétences pour toucher très directement à la confiance de chacun… L’équipe d’agents a donc mis à profit l’été pour soigné tout particulièrement ce premier sujet, parcourant plus de mille kilomètres à la rencontre des acteurs concernés sur le territoire régional et analysant ainsi plus que prévu le sujet, avant de brillamment mettre en forme le fruit de cette analyse (aidée en cela par Angélique, apprentie designer fraîchement arrivée à la Région) et les idées qu’elle a fait naître.

Après un léger affinage en début de semaine 8 avec les résidents Transfo et une remise au clair sur les objectifs du test et son déroulé, tout était donc fin prêt mercredi 16 octobre. L’équipe innovation au grand complet était présente pour dévoiler son travail à Joëlle Debon, chargée de ce projet à la DAEII ainsi qu’aux représentants de la CCI et d’Atlanpole, à une développeur économique et une chef d’entreprise. Les attentes étaient nombreuses de toute part !

sem8-Atelier-prototypes

2h30 plus tard, après une présentation rapide et des discussions fructueuses, l’équipe innovation rappelait que ce qui avait été présenté était un matériau brut, mêlant analyse et début de propositions formelles que les porteurs de projet devait maintenant faire mûrir. Dans une démarche consistant à rendre lisible et appropriable sa production, les points clés repérés par l’équipe ont été mis en évidence et les opportunités et limites de chacune des 8 propositions concrètes présentées ont été expliquées faisant ainsi appel à l’expertise des spécialistes pour décider de la suite en connaissance de cause. Les participants ont tous trouvé la démarche intéressante et Joëlle Debon a pu repartir très motivée avec une réflexion consolidée et des propositions amendées par ses partenaires.
Annexe 3 - Projet HUB PMEAnnexe 3 - Projet HUB PME2

Si tout n’a pas été idyllique, le test s’est donc avéré tout à fait concluant ! Certes cela n’a pas été facile. Le temps passé sur ce projet s’avère au final beaucoup plus important que ce que les résidents Transfo avait initialement imaginé et de très nombreuses petites épreuves ont du être franchies, pas toujours aisément : passer de l’analyse à la proposition, ne pas se laisser enfermer sur l’une ou l’autre des idées, animer une réunion à plusieurs, ne pas se retrouver en défense d’une idée, savoir « couper le cordon » avec le projet et laisser le porteur s’en ressaisir… Mais quel plaisir d’arriver au bout et de voir que c’est possible, que les participants – experts d’un sujet que l’équipe innovation ne connaissait pas – ressortent contents !

Le débrief fait dans l’après-midi aura soulevé de nombreux points d’amélioration possibles (organisation spatiale de la réunion, maintient d’une posture permanente de questionnement…) mais la première étape de validation est largement franchie. Simplement, si le permis est en poche, la confiance et les automatismes doivent encore grandir, c’est bien normal. Ce qui est bien, c’est que les sujets à arpenter ne manquent pas !

Semaine 7.3 : Prototyper un nouvel outil « Mon avenir num’ERIC »

Au cours des différentes semaines de Transfo, les résidents et les agents de la Région ont, à plusieurs reprises rencontrés des jeunes en emploi d’avenir ou qui souhaitaient prétendre à des emplois d’avenir. Ces jeunes ont été mobilisés de multiples manières : entretiens individuels et collectifs, portrait, mini-jeux de rôle, jeux de questions, etc… Beaucoup ont parlé de la difficulté à se valoriser auprès d’un recruteur lorsqu’on n’a ni diplôme ni formation. Pourtant, certains ont des connaissances et/ou des savoir-faire dans des domaines variés (dont le numérique), mais ils ont des difficultés à évaluer leur propre niveau, ces compétences et savoir-faire n’étant certifiés par aucun diplôme.

Par ailleurs, le numérique représente aujourd’hui une filière d’avenir. L’Etat a souhaité que certains jeunes en emploi d’avenir soient recrutés dans ce secteur (2000 emplois d’avenir dans les Espaces Publics Numériques). Mais aujourd’hui, il existe très peu de postes pour des non-diplômés dans ce secteur (formations à bac +2, +3 ou +5). Pourtant, certains jeunes, même non-diplômés, ont un réel potentiel et/ou une appétence pour ce secteur, même si les métiers qu’il propose ne leur sont pas encore très familiers. Formés pour la plupart sur le tas ou en autodidactes, ils ont des niveaux et des connaissances très disparates.

Malgré cette attraction pour le numérique, les ERIC sont assez peu fréquentés par ces jeunes en difficulté (hormis dans les structures dédiées portant un ERIC : Maison des Jeunes et de la Culture, Centres sociaux, Bureau Information Jeunesse par exemple) dans la perspective de se former ou de connaître ce secteur. Les animateurs des ERIC rencontrent assez peu ces jeunes alors même qu’ils seraient, pour beaucoup, dans la capacité de les aider à se former ou à trouver la formation, les métiers et/ou les filières adéquates.

Enfin, il existe de nombreuses représentations et a priori sur ces jeunes. Digital natives, geek-bidouilleurs, pirates et autres gamers, ils seraient soi-disant « surconnectés », capables de pirater des ordinateurs ou de mobiliser 5000 personnes via facebook, ces capacités entraînant en revanche, des difficultés à entrer en contact avec autrui dans la vie réelle. Qu’en est-il réellement de ces capacités et de leurs conséquences sur le comportement, les besoins et les attentes de ces jeunes ?

Evidemment la réalité est plus complexe : s’il existe réellement des petits hackers capables de détourner certains systèmes, le jeune de 16 ans qui pirate les serveurs de la Banque de France reste un cas exceptionnel. De la même manière, si beaucoup de jeunes utilisent facebook, peu sont conscients de l’usage professionnel qui peut être fait des réseaux sociaux. Enfin, même les jeunes les plus attirés par le numérique disent leur envie d’aller vers les autres, d’apprendre à plusieurs, de ne pas rester tout seuls dans leur coin.

Le projet proposé est né du croisement de ces différents constats.

A noter que l’association Arsenic accompagne, avec le soutien de l’Etat et de la Région depuis septembre 2009, le déploiement des Emplois d’Avenir dits « numériques » (EAN) sur le territoire régional. Pour cela, Arsenic propose de mettre en place un plan d’actions basé sur les phases suivantes :
– Repérage des acteurs et des employeurs potentiels ;
– Création et mise à disposition des prescripteurs, d’un outil de repérage des compétences numériques et de supports de communication sue les 6 métiers du numérique EA ;
– Organisation de rencontres territoriales (présentation du dispositif, sensibilisation, etc.) ;
– Rencontres directes et individuelles d’employeurs potentiels sur le territoire régional ;
– Contribuer à construire une offre de formation adaptée aux EAN ;
– Reporting, communication et mobilisation par les outils numériques.

Les enjeux du projet
Comment permettre à des jeunes qui sont attirés par le numérique de repérer leurs savoir-faire et/ou leurs connaissances dans ce domaine ?
Comment leur permettre de prendre connaissance des différents métiers existants dans ce domaine et de définir vers lequel d’entre eux ils aimeraient se diriger ?
Comment créer un outil qui s’adapte aux différents niveaux des jeunes ?
Comment mettre les ERIC au centre de ce repérage et comment permettre aux animateurs d’aider les jeunes sur ces sujets ?

Le Master Design d’Unîmes
L’expérimentation visant la création de cet outil bénéficie d’un partenariat avec le Master Design de l’Université de Nîmes.

Créé depuis 3 ans, le Master propose :
• de former des spécialistes du design, concepteurs de projets au sein d’équipes pluridisciplinaires,
• d’apprendre à gérer la complexité des processus coopératifs dans différents contextes de projet,
• de développer des compétences d’éditeurs de concept sur des produits innovants,
• de favoriser l’esprit d’entreprise pour développer des projets réalistes aux avant-postes des créations dans un contexte d’écoconception et de développement durable.

Le processus de projet proposé par l’équipe pédagogique du Master repose sur le modèle anglosaxon ‘Double Diamond’ : Discover, Define, Develop, Deliver développé par le Design Council.

Les 12 étudiants de Master 2 impliqués dans le projet sont issus de différents parcours : design, arts appliqués, architecture, management.

Les objectifs du projet / la commande
L’objectif du projet est de créer un outil de valorisation des potentiels et des savoir-faire liés au numérique. Cet outil sera destiné principalement aux jeunes faiblement qualifiés mais pourra éventuellement être utilisable par n’importe quel autre jeune ayant envie de l’essayer.
L’outil sera mis à disposition dans les ERIC et les animateurs pourront en assurer la médiation.
L’outil pourra prendre une forme numérique ou non : jeu en ligne, QCM évolutif, exercice de mise en situation, jeu de société, combinaison de plusieurs de ces solutions…
L’outil pourra s’utiliser seul, en groupe ou en binôme (avec l’animateur de l’ERIC ou avec un autre jeune). Il faut tout de même noter que beaucoup de jeunes ont fait part de leur souhait de se former « à plusieurs » plutôt que tout seul derrière un ordinateur.
Il sera nécessaire de prendre en compte le fait que l’outil ne devra pas reproduire une situation « scolaire » (il ne s’agit pas d’un examen), les jeunes destinataires ayant bien souvent de mauvais souvenirs liés à l’école et ayant tendance, pour certains, à perdre leurs moyens dans une situation de stress. L’intégration dans le projet des notions d’estime de soi et d’empowerment semble à ce titre particulièrement importante.
L’outil devra pouvoir s’adapter au profil de son utilisateur : niveau de connaissances et/ou choix de métiers.

L’équipe projet
La TRANSFO
Le Master Design
La Région PACA
Il est proposé également que l’association ARSENIC, en tant que structure fédérant les ERIC et acteurs de la médiation numérique en région Provence-Alpes-Côte d’Azur et accompagnant le déploiement du dispositif Emplois d’Avenir Numériques, participe à l’équipe projet.

L’InterTransfo #6 : un petit goût de Nantes

L’InterTransfo #6 a eu lieu le 18 septembre dernier dans les très beaux locaux de la Plateforme Régionale d’Innovation Design in Pays de la Loire à Nantes. La question de la mise en place d’un “Labo” ou d’une fonction équivalente au sein de la Région apparaissant comme le sujet-clé de ce moment du programme, nous y avons donc consacré la matinée.

PRI logo

PRI

Etat des lieux : il est temps de faire atterrir la Transfo

L’équipe de la 27e région commence par présenter une fresque du cheminement des différentes Transfo, en replaçant les grands évènements semaine par semaine : moments de négociation politique importants, expérimentation, création d’un livrable, moment de déblocage, preuve de concept, évaluation de mi-parcours…

Un des constats forts est que l’ensemble des Transfo sont désormais centrées sur la question de la création d’un Labo ou d’une fonction innovation au sein des administrations, avec plusieurs enjeux communs : mise en place de l’équipe et travail sur les recrutements, passer le relais aux équipes, penser un scénario pour l’après-Transfo, rendre visible les Labos au sein des administrations.

Au-delà de ces enjeux communs, chaque Région a également un défi qui lui est propre : réussir à tirer un maximum d’expérience dans le temps restant en Bourgogne, construire la vie “prénatale” du Labo en Champagne-Ardenne, autonomiser les agents et accompagner l’apprenti designer en Pays de la Loire, et produire un “fait d’arme” qui fasse consensus pour se concentrer sur le Labo en PACA.

Intertransfo

Une grille commune pour se poser les bonnes questions sur le Labo ?

Nous avons ensuite débattu de l’avancée de la question du Labo en s’appuyant sur un tableau mettant à plat des questions se posant et des hypothèses apportées par les différentes Transfo autour de plusieurs thèmes : la gouvernance du Labo (qui décide des priorités ?…) ; la place du Labo dans l’organigramme ; les outils développés par le Labo ; son incarnation physique au sein de l’administration ; les ressources humaines et le budget (qui est recruté et comment ? comment dégager du temps pour les agents impliqués ?…) ; et la transition entre la Transfo et le Labo (les résidents auront-ils encore un rôle ? comment faire monter en compétence les agents ?…).

> Comment clarifier la “valeur ajoutée” du Labo ?
La nécessité de mieux expliciter la “valeur ajoutée” spécifique du Labo est apparu comme récurrente : le Labo est-il en effet destiné à réduire le risque d’échec des politiques publiques ? à améliorer l’efficacité des projets dans l’administration ? à créer un nouveau rapport entre les citoyens et l’administration ?

> Comment communiquer sur le Labo ?
Cette clarification des objectifs du Labo devrait permettre de de développer un argumentaire resseré et lisible pour les profanes. En effet, jusque-là, nous avons beaucoup communiqué sur le chemin emprunté, sur le processus. Mais maintenant, nos interlocuteurs veulent savoir la fin : à quoi mène le chemin ? et pourquoi le chemin est-il intéressant ? Globalement, il faut désormais faire connaître ce qui a été fait pour avancer dans un effort de synthèse, avec des éléments ciblés, plus efficace que les expos de fin de semaines.

Les Transfos ressentent donc la nécessité de produire des livrables-documents de synthèse-documents de communication spécifiques à chaque expérimentation, chaque projet, et ce afin de répondre à la demande de “production de résultats”

> Quel(s) livrable(s) pour la Transfo ?
Design des Politiques Publiques 2
, en préparation pour l’été, pourrait-il être une forme de bilan de la Transfo dans son ensemble permettant de mettre en valeur le caractère protéiforme de la Transfo ? Un évènement de clôture ou autre livrable global est-il à penser ? Et peut-on couper à un livrable par Transfo, dans le type des livrets de résidence ? Que contiendrait-il et comment prendre le temps de le réaliser au vu de la fin du programme approchant ?

Les différents résidents et agents se sont ensuite regroupés par Transfo pour discuter entre eux des questions les plus urgentes à traiter et enrichir le tableau avec des questions spécifiques à leur Transfo.
– En Bourgogne, la question de la décision des sujets à traiter est primordiale, renvoyant notamment à la manière dont le Labo pourrait travailler avec les différents territoires, et à la manière dont il s’articulerait avec les schémas stratégiques régionaux. La mise en place d’un “centre de ressource d’animation”, avec son offre de service est une spécificité de cette Transfo. Enfin, l’implication des agents dans la suite et la transformation de la relation à la prestation sont l’une des priorités à gérer.
– En Champagne-Ardenne, la question principale est celle des objectifs du Labo et de son portage, ce qui permettra de commencer à penser la question de l’incarnation physique du Labo au sein de l’administration.
– En Pays de la Loire, deux questions sont prioritaires : d’une part, celle d’une prise de décision ferme sur ce qui a été évoqué à l’oral, notamment en termes de ressources humaines et de gouvernance, et d’autre part la communication autour du Labo.
– Enfin, en PACA, la priorité est à la synthèse de ce qui a été fait pour mieux montrer les résultats afin de dessiner un argumentaire plus fort permettant le portage, un budget… Une meilleure organisation du temps d’implication des agents et des résidents entre les différents projets est également un enjeu à court terme.