Archives mensuelles : janvier 2012

La « Grande feuille de jeunes infiltrés » au Conseil régional de Champagne-Ardenne

Temps fort de cette deuxième semaine d’immersion, la présentation de « La Visite », résultat de l’enquête menée par une équipe de jeunes reporters infiltrés au sein du Conseil Régional.


Après une rapide initiation aux techniques journalistiques, deux équipes se sont « infiltrées » chacune dans une direction du Conseil régional, afin d’en découvrir les activités et les modes de travail.

La Visite –grande feuille de jeunes infiltrés est le résultat de cette enquête de terrain, produit au rythme (soutenu) de la rédaction d’un vrai quotidien. Les questions concrètes et parfois impertinentes posées par l’équipe de jeunes reporters ont permis de faire émerger les zones d’incompréhension, de démêler quelques confusions autour de dispositifs régionaux, et de lancer des pistes de travail pour une meilleure communication entre la Région et les jeunes.

> Télécharger La Visite

La Transfo Champagne-Ardenne : Semaine 2, jour 2

24 janvier – mise en place du projet jeunes reporters citoyens

Aujourd’hui est un grand jour. On avait pourtant l’impression que ce serait plus calme qu’hier puisque la journée était dédiée à préparer les suites de la semaine. Mais non : c’est là que nous avons commencé à préfigurer le laboratoire d’innovation régional.

On a commencé cette journée avec Yann Djermoun et Véronique Benezeth pour préciser encore et encore le document qui rendra compte des rencontres Région-jeunes et le blog qui hébergera les outils du programme. On a visité nous-mêmes, et au pas de course, quelques services du Conseil régional : direction de la Jeunesse, des Sports, de la Vie associative et de la Santé, service communication, documentation et, de manière plus intéressée, la reprographie (pour notre journal), l’informatique (pour nos connexions) et le service lycées et apprentissage (ils ont le traceur qui permettra de tirer notre journal en grand format).

L’après-midi, on a continué avec Sandra Vieira-Neves et Clémence Nowak pour préparer l’immersion des jeunes dans leurs services respectifs sur les champs de la création d’entreprises et de l’orientation. Nous avons aussi réfléchi à la conception du journal mural qui sortira de la journée de demain, alimenté par les articles et photos des jeunes en visite dans les services. Nous avons même trouvé un titre pour ce journal : « La Visite ».

Entre tout cela, on a ébauché la forme que prendrait le laboratoire d’innovation régional durant les trois mois qui nous séparent de la prochaine résidence. Les référents jeunesse vont constituer leur groupe en se donnant comme première mission de rendre compte à leurs collègues de la démarche en cours avec la 27e région. Mais aussi de préciser le contenu du futur blog et de se mettre en chantier collectif sur la simplification des dispositifs de la Région en direction des jeunes.

Il est 20 heures. La connexion Internet est coupée, il est temps d’aller dîner avant que Denis ne s’attaque à la maquette de « La Visite ».

 

 

Lancement de la Transfo Pays de la Loire : Programme de la semaine « campus » du 6 au 10 février

Du 6 au 10 février 2012, La Transfo démarre en Région Pays de la Loire, sur le thème de l’avenir de la région à l’horizon 2040.

En parallèle aux travaux déjà engagés sur l’avenir des villages en Bourgogne, et sur les politiques jeunesse en Champagne-Ardenne, le programme en Pays de la Loire sera consacré à imaginer l’avenir de la Région à l’horizon 2040, notamment dans la perspective d’y accueillir 900 000 habitants supplémentaires.

Voici le programme détaillé de cette semaine créative. La suite sur place dans quelques jours !

La Transfo Champagne-Ardenne : Semaine 2, jour1

Nous avons regagné l’Hôtel de Région de Châlons-en-Champagne ce lundi, où nous avons retrouvé un groupe d’une vingtaine de participants (associations locales, référents jeunesse des services de la Région, élus) pour faire ensemble le bilan des rencontres Région-Jeunes du mois de novembre dernier. [Pour rappel, lors de la première semaine (campus) nous nous étions concentrés sur la conception des rencontres Région-Jeunes pour initier la démarche de la Transfo.]
Plusieurs temps de travail ont été orchestrés ce jour pour tirer des enseignements de ces rencontres : ce que ça a produit sur les relations Région/partenaires, ce que les jeunes participants ont apporté ainsi que les engagements de la Région, et un rapide inventaire des méthodes utilisées lors des rencontres (objectifs et résultats).

Formés en binômes, les participants ont profité de cette analyse pour projeter un avenir désiré de prochaines rencontres entre la Région et des jeunes. Casqués du titre « Je reviens du futur », ils ont raconté leur expérience (prospective) face à la caméra, en moins de deux minutes.
En effet, les rencontres déjà effectuées doivent donner des perspectives sur de nouvelles rencontres, de nouvelles modalités d’échange avec les jeunes, d’autres contextes.
Le 1er février prochain, la synthèse Régionale des rencontres Région-jeunes sera l’occasion de faire le bilan, avec une variété de participants. Nous avons alors consacré la seconde partie de la journée à définir un document de communication et de partage des expériences déjà réalisées en novembre. Un document, oui !… mais pour qui ? pour quoi faire ?
Ce cahier des charges a été le prétexte d’un travail d’élaboration à plusieurs voix. On a plutôt « mouliné » sur les termes, les formulations; toujours est-il que l’objectif est rempli : le groupe a défini ensemble un outil qui lui ressemble et qui lui serve.
A la Transfo, il y a toujours un parfum de feu Territoires en Résidences : la journée terminée, c’est la soirée qui commence 😉
Allez, on vous invite à notre table pour faire un bilan sensible de ce que nous avons appris aujourd’hui. A demain !
Ce que la journée nous a appris : Modalités de travail en équipe

Ce que la journée nous a appris : Modalités de travail en équipe

Ce que la journée nous a appris : Relations Région-Jeunes

Ce que la journée nous a appris : Relations Région-Jeunes

Ce que la journée nous a appris : Clés d'anticipation du labo d'innovation Régional

Ce que la journée nous a appris : Clés d'anticipation du labo d'innovation Régional

NB : Ces trois catégories représentent une tentative de mise en perspective de notre immersion au sein du Conseil Régional.

La Transfo en Champagne-Ardenne : Programme de la semaine 2, du 23 au 27 janvier

L’équipe de la Transfo est de retour en Champagne-Ardenne !
Du lundi 23 au vendredi 27 janvier (la semaine prochaine !!!), nous animerons une semaine de travail à l’Hôtel de Région de Châlons-en-Champagne.

Voilà de quoi vous faire une idée du programme des festivités :

Programme de la Transfo : semaine 2

Programme de la Transfo : semaine 2

Les horaires des journées de travail sont de 9h30 à 17h30 (sauf le vendredi se terminant à 15h00). Le jeudi à 16h30 se déroulera la restitution publique de ce travail d’immersion de deux jours, sous forme d’exposition commentée, ouverte à tous.

Pour plus d’infos sur le programme et la participation à la semaine, merci de vous adresser directement par mail à : ssaintaubin@cr-champagne-ardenne.fr

Hôtel de Région, 5 rue de Jéricho à Châlons-en-Champagne, Salle Henri Lagauche.

TRANSFO Bourgogne / Semaine 3 / Jour 5 / Se projeter

"Construire les réseaux" : temps de réflexion collectif

"Construire les réseaux" : temps de réflexion collectif

Ce matin, grand bilan ! Nous évoquons les semaines à venir, évaluons ce qui s’est passé jusqu’ici. Pour terminer la séance, nous proposons de commencer à construire des cartes postales du futur, cette fois-ci consacrées aux réseaux.

LA CUMA VILLAGEOISE

Dans le premier groupe,  on imagine un projet de mise en commun des outils à l’échelle du village. en repérant les ressources et en les « ouvrants » aux autres villageois, cette mise en commun permet de créer de nouvelles connexions. Les radios locales, blog et feuilles de choux relaye l’information et permette le partage.

LES ZONES BLANCHES TEMPORAIRES

Attribuant le manque de rendez vous commun et le manque de temps de rencontre dans les villages (surtout périurbain – expérience à l’appuie) quelqu’un évoque une expérience relatée d’un maire qui aurait déconnecté temporairement l’antenne relais TV du village pour provoquer la rencontre. Alors Déconnexions surprises ou choisis ? L’avenir social des territoires passe-t-il par ces temps sans ondes ? La discussion se prolonge sur l’opportunité des zones blanches en zones rurales particulièrement prisées par les Hypersensibles nombreux. On découvre par la suite sur France Inter une émission sur les ondes électromagnétiques et les électrohypersensibles -maladie avérée ou phobie (selon certains scientifiques interrogés) ?  Ils ont en tout cas des symptômes qui les amènent à vivre à l’abri des ondes et à militer pour les zones blanches… Le reportage part de l’exemple d’un village reculé dans les Hautes Alpes qui devient terre d’accueil pour cespersonnes. http://www.franceinter.fr/emission-interception-le-mal-des-ondes

Agenda de Mandat

Agenda de Mandat

L’AGENDA DU MANDAT

Autre groupe, autre registre ! « La région est devenue l’acteur identifié pour aider les élus municipaux à l’orientation dans le porte-feuille administratif. Avec l’aide de l’agenda de mandature et de sa version en ligne, la région est en contact régulier avec les élus des villages de bourgogne pour les accompagner dans une dynamique de mise en réseau des problématiques et dans le partage des solutions à toutes les échelles territoriale.
Pour un nouvel élu, c’est un outil qui lui permet de prendre en considération les problématiques de mutualisation des moyens et des projets ou de lui rappeler que l’accompagnement d’initiatives qui se déroule dans la commune d’à coté est aussi un moyen de développer l’activité sur le territoire. En pratique c’est un agenda comme les autres, mais qui rappelle des réunions à organiser, des contacts à prendre ou encore des conseils pour l’animation territoriale. »

VISIONS DES VILLAGES DU FUTUR

Nous poursuivons sur la mise en partage de visions des villages du futurs. Ce matin celles ci sont plutôt « trashs », et bien moins apaisées que celles produites dans le campus. Nous évoquons LES VILLAGES SOUS TUTELLES rachetés par les riches citadins, qui font échos aux demandes nombreuses de « rachats de villages ». Pour diminuer les couts de l’isolement en Hiver, on imagine LE VILLAGE TEMPORAIRE qui ferme ses portes de novembre à mars, rapatriant ainsi les villageois dans un bourg centre volontaire et refuge. On imagine aussi LE VILLAGE DE LA DEUXIÈME CHANCE, pour une réhabilitation sociale des abîmés de la vie et de la ville, et des VILLAGES RETRAITES où toute l’organisation est imaginée pour les personnes âgées qui arrivent actives et travaillent sur place (jardinage, cuisine…) pour préparer leurs vieux jours et soigner leurs ainés…  Bref ces visions pas totalement dénouées d’ancrage dans les tendances observées ont un point commun :  ABANDONNER LA MIXITÉ SOCIALE ! Nous reprendrons ce travail que nous trouvons stimulant pour amener du débat et révéler un diagnostic du territoire.

TRANSFO Bourgogne / Semaine 3 / Jour 4 / Discussion : Joseph Comperat

J'entreprends en Bourgogne

J'entreprends en Bourgogne

Yoan et Flore font un détour par la direction de l’économie pour s’entretenir avec Joseph Compérat, chargé de mission à l’économie et l’innovation et qui travail sur le développement de l’outils « J’entreprends en Bourgogne » (JEB).

Réunion "Gamification"

Réunion "Gamification"

Nous le découvrons en pleine réunion avec des étudiants de l’université de Dijon, qui cherchent, avec Joseph, à développer la gamification du service JEB, c’est à dire emprunter certaines logiques vidéoludiques au jeux vidéo et les intégrer dans des services régionaux, pour développer de nouvelles logiques relationnelles entre les utilisateurs. L’objectif finale de cette démarche est de valoriser la contribution de chacun, rendre visibles les contributeurs dont les articles sont les plus apréciés ou encore de permettre à l’ensemble des participants de se repérer les uns par rapports aux autres.

Joseph Comperat

Joseph Comperat

Après cet aperçu de son actualité et de cette collaboration, nous entamons une discussion riches d’enseignements et de pistes pour envisager l’avenir des villages et de la relation que la région entretien avec eux.

TRANSFO Bourgogne / Semaine 3 / Jour 4 / Chantier-Villages

Invitation Chantier-Villages

Invitation Chantier-Villages

Comme lors de la semaine précédente nous renouvelons le Format des Chantier villages : un thème de discussion / débat, deux invités et un lieu à découvrir

Cette semaine, le Chantier-Villages est accueilli aux Dock Numériques, espace de co-working situé 1 Promenade du Rhin, à Dijon. C’est ici !

Introduction de la thèmatique

Introduction de la thèmatique

Pour cette session, deux invités. tout d’abord, en LIVE depuis le Plateau de Millevaches dans la Creuse, Agnès Courboulay, de l’association de Fil en Réseaux, une coordination de 10 structures (6 associations et 4 entreprises), réparties sur un périmètre de 30 kilomètres autour du Lac de Vassivière, sur les 3 départements de la Creuse, la Corrèze et la Haute Vienne. De fil en réseaux a vocation à être un espace où se croisent les réflexions, les questionnements et les besoins des structures membres et plus globalement des habitants de son territoire et à organiser collectivement des réponses. Par ailleurs, elle soutient ses structures membres dans la réalisation de leurs projets. Elle joue aussi le rôle de tête de réseau.

Yves Jacquot

Yves Jacquot

Puis c’est au tour d’Yves Jacquot, Chargé de mission TIC au Pays de l’Auxois, qui témoigne de son expérience de mise en réseau des acteurs touristiques locaux. Il nous présentera les enseignements de cette démarche.

illustration du débat

illustration du débat

> La thématique

Nous concentrerons notre attention sur les réseaux dans lesquels s’inscrivent villages et habitants (réseaux associatifs, réseaux historiques, réseaux sociaux, réseaux numériques, réseaux d’intégration des nouveaux arrivants…). Quels sont les réseaux en présence ? En quoi les réseaux représentent-ils des atouts et des perspectives ? Comment les activités professionnelles se recomposent-elles avec ces nouvelles connexions ? Quelles perspectives pour le télétravail et les connexions numériques ? et pour les services qui encouragent la reconnexion des personnes isolées ? Quelles connexions ville / campagne ou inter-territoriales imaginer ? Comment repenser les connexions entre collectivités, associations, entreprises ?

Illustration des débats

Illustration des débats

Cette thématique donne à repenser les spécificités rurales aujourd’hui et fait émerger des paradoxes : alors que certains viennent à la campagne se déconnecter, toutes les collectivités s’emploient à trouver comment mettre en place des infrastructures de réseaux ; alors que les réseaux cherchent à faciliter le travail en commun, ils sont parfois difficiles et contraignants à animer et faire vivre !

bref : un bon débat

bref : un bon débat

TRANSFO Bourgogne / Semaine 3 / Jour 4 – Le chatillonais

Le programme est chargé ce jeudi ! Entre les déplacements sur le terrain et le Chantier Village à préparer, nous n’étions pas trop de 6 ! Romain et Flore de passage, sont mis à contribution.

L’équipe en déplacement s’est rendu dans le Chalonnais accompagnée par Sophie VALDENAIRE, directrice du service aménagement et Franck MOREL, chargé de missions politiques territoriales. A Chalon-sur-Saône Rodolphe DUROUX, chef de projet en Pays Chalonnais et son assistante Charlotte OLIVIER nous attendaient avec un programme dense !

Mr GONTHIER, Vice président du Grand Chalon et Patrice BRENOT, chargé du développement numérique

D’abord, nous rencontrons Mr GONTHIER, Vice président du Grand Chalon et Patrice BRENOT, chargé du développement numérique qui nous exposent le plan d’équipement en numérique de l’agglomération. Tout d’abord, la création de 8 espaces multimédia sur le Grand Chalon proposant chacune 2 à 3 soirées à thème par an. Des soirées/débats à vocation pédagogique dans lesquelles le public (composé de parents, d’adolescents, d’élus ou encore de psychologues), est sensibilisé par des jeux de rôles aux risques d’internet et des réseaux sociaux. L’objectif de ces espaces est de rendre accessible internet pour tous, mais les 8 espaces multimédia ne peuvent englober l’ensemble des communes de l’agglo, se concentrant surtout sur les communes les plus denses.
Pour éviter le clivage numérique entre hyper connexion urbaine et désert rural, le Vice Président de l’agglomération recherche activement les moyens financiers et techniques nécessaires à la création et gestion de ces infrastructures (fibre optique, …). Cet aspect semble essentiel pour l’accueil et le maintien de nouvelles populations à la campagne. Le programme « Ecoles Numériques Rurales » sera aussi un outil fort pour améliorer la formation et l’accès de tous aux technologies de l’information et de la communication. Quatre écoles du Grand Chalon ont déjà bénéficié de ces équipements. L’intérêt des enseignants pour cet avancement technologique est aussi fort en milieu rural qu’à la ville. Le programme projette aujourd’hui d’aller plus loin en finançant les écoles (collèges) en tableau numérique (netbook,…). La première école vient d’être équipée et à terme, c’est le développement d’un réseau entre toutes les écoles numériques qui est envisagé. Les communes elles mêmes commencent aussi à embrayer et complètent les investissements.
Quand on demande sa vision du village du futur à Mr Gonthier, il imagine les 39 communes de l’agglomération connectées, à condition d’un haut débit évidemment ! En outre, l’évolution démographique de l’agglomération pointe un retour des personnes plutôt âgées, des retraités. Mais avec l’université qui doit ouvrir en 2013, la ville commence aussi déjà à se munir de logements étudiants. Peut-on imaginer des logements intergénérationnels pour le Chalon-sur-Saône du futur ? Pour lui, dans chaque commune des bornes d’accès permettent à tous de se connecter à tous les services de l’agglomération, mais aussi de rentrer en contact les uns avec les autres.

Locaux Agglomération Chalonnaise

Commune de Moroges à quelques kms de dijon et à 15 min de la gare SNCF bénéficie de sa grande accessibilité

Nous quittons ensuite l’agglomération pour rejoindre la campagne chalonnaise et le village de Moroges (71390). Passé de 454 habitants à 607 en 30 ans, Moroges se distingue par un patrimoine local préservé et une activité agricole encore présente. Les exploitations, essentiellement viticoles, sont certes moins nombreuses, mais elles occupent toujours la même surface et emploient plus de monde. Elle est source également d’une forte activité artisanale dont une remarquable fabrique de tapis, enseigne historique aujourd’hui reprise par deux parisiennes et embauchant une dizaine de personnes. Sa proximité avec l’urbain et les grandes voies de communication (à 20 minutes de Chalon, la RCEA toute proche et la gare TGV à 15 minutes) contribuent à en faire un village prisé. Mr VENOT, Maire du village, nous explique qu’il aurait d’ailleurs voulu répondre à cet élan en étendant l’offre de location sur son village qui présente un fort potentiel de développement : « Je voulais proposer le terrain derrière la mairie en constructif, mais je n’ai pas convaincu mon conseil municipal. ». Parmi les membres du Conseil Municipal, il est le seul natif du village, et constatant le vieillissement de la population aurait souhaité accueillir des nouveaux arrivants et inciter les propriétaires de terrains constructibles à vendre mais les membres du conseil ont peur de voir le village dénaturé. « Vouloir rester entre soi, ça me surprend toujours. » nous dit Monsieur le Maire, qui ne serait pas contre accueillir un nouveau lotissement le long de la mairie.

M. Le Maire et Sophie Valdenaire à la porte du four à pain juste rénové par l'association de patrimoine locale

M. Le maire est accompagné de Michel JONDOT, représentant de l’association TREMPLIN Homme et Patrimoine. Ils nous ont présenté un projet de rénovation du petit patrimoine réalisé récemment sur la commune. TREMPLIN propose à des jeunes en difficulté, des chantiers d’insertion en zones rurales en basant son action sur deux aspects directeurs : le patrimonial et l’humain. Les programmes s’inscrivent dans des temps longs, à cause du nombre important de partenaire à mobiliser. Le pays en est également coordinateur.
A l’origine limitée à la restauration des lavoirs, le champ de compétence de l’association s’est étendu en fonction de la demande des villages. Ainsi à Moroges, en plus du lavoir, c’est aussi un four à pain qui a été remis à neuf. Les deux témoins du projet se remémorent avec satisfaction les différentes phases : de l’insertion impliquant de part et d’autre un certain choc culturel jusqu’au repas de clôture rassemblant les jeunes citadins et les habitants. « Malgré des craintes initiales des deux côtés, le projet en tant que dynamique d’insertion a bien fonctionné. » Pour les apprentis, les compétences vont au-delà de la restauration et passent par le travail d’équipe, l’organisation. Le chantier permet de « se remettre au travail », et ils ont d’ailleurs pour la plupart tous trouvé un emploi par la suite.
Mr Jondot regrette cependant que l’implication ne soit pas plus poussée avec les acteurs locaux et constate un vrai problème de relais au niveau local pour mobiliser les publics en difficulté, alors que ces pratiques sont plus courantes en urbain. Il n’y a en effet pas de public issu des communes bénéficiaires, c’est pourquoi tous les candidats aux chantiers d’insertion viennent de la ville.

Discussion passionnée dans le restaurant du village de Saint Léger

Pour le déjeuner, nous nous rendons ensuite à Saint-Léger-sur-Dheune (71) où le maire Mr LERICHE nous attend avec Mr Benoit REGNAULT, Président du Pays Chalonnais, agriculteur et élu consulaire.

M. Régnault est un agriculteur atyoique. Il travaille en GAEC à 3 autour d’une exploitation céréalière, fait du maraichage à grande échelle, est viticulteur, vient de monter une boutique de circuit court, son nouveau cheval de bataille. au carrefour de différentes cultures agricoles, c’est un passeur possible qui laisse présager de ponts nouveaux entre agriculture « conventionnelle » et « alternative ». Il a aussi la particularité de n’être pas élu localement. Pas de fief à défendre spécifiquement, élu consulaire seulement, il œuvre pour le Pays tout entier !

Saint-Léger pourrait être présenté comme modèle en termes de développement rural : 1er Cœur de Village en 1999, la création d’une zone artisanale en 1983 occupée par une douzaine d’entreprises et procurant une centaine d’emploi, la réhabilitation du port, la création du voie verte en bordure de canal, la création d’une base de loisirs, la construction de logements sociaux en centre ville, … Voici l’état du cercle vertueux et du bilan accompli pendant les 5 mandats de Mr Leriche. Le village bénéficie de nombreux atouts : accessibilité de Chalon sur Saône, patrimoine présence du Canal, population en hausse, le cœur de village sans commerce vacant.Mais la motivation du Maire ne s’arrête pas là puisqu’il a encore bien d’autres projets pour sa commune. En cours : une micro-crèche, une maison des services publics, une zone d’accueil pour les campings cars… Le bourg bénéficie de la politique de l’agglomération et du Pays qui cherche à renforcer 4 bourgs secondaires dont Saint-Léger fait partie.
Pour l’avenir, il focalise également sa réflexion sur la cible des personnes âgées en voulant leur fournir un maximum de mobilité dans le village. Il s’inspire d’exemples innovants tels que des jardins suspendus pour personnes âgées et n’hésite pas à former son réseau en contactant les municipalités responsables. Il aimerait également développer les circuits courts en mobilisant les producteurs locaux et redensifier le marché. Bref, Mr Leriche ne manque pas d’idées pour le village du futur ! Pendant la ballade digestive à travers le village, il demande au Président et au directeur du Pays si un plan de rénovation de façade en centre ville ne serait pas envisageable ! « C’est nous qui les voyons tous les jours ! »

Micro crèche en travaux qui accuillera dès l'été environ 10 enfants

Rodolphe DUROUX, chef de projet en Pays Chalonnais et M. Leriche, Maire de Saint Léger

Il se met d’ailleurs en scène dans la peau du maire du village dans 30 ans pour nous expliquer les prochaines étapes de développement du village. A découvrir pendant l’événement expo d’octobre !

TRANSFO Bourgogne / Semaine 3 / Jour 3 – Déplacement ZAC de Baigneux-les-juifs

Départ dans les autos du conseil régional

Départ dans les autos du conseil régional

Nous accompagnons Anthony AUMAND, dans l’un de ses déplacements dans le Chatillonais. Au programme, une réunion pluri partenariale autour de la présentation par le Vice président de la communauté de communes et élu à Baigneux-les-juifs d’un projet d’extension de la ZA Val de Seine. L’occasion pour nous de découvrir le Chatillonais avec ses vastes plaines céréalières du plateau de Langres. Ici, nous sommes dans une communauté de communes qui regroupe 100 communes alors que le Pays en regroupe 110 ! Ce territoire de 190 000 hectares accueille 24 000 habitants ! Autant dire que la densité est faible et l’habitat très dispersé. Il existe sur le territoire un projet de Parc Naturel National, qui serait peut être un atout supplémentaire pour le territoire. Mais ce n’est pas le sujet du jour puisque nous allons parler perspectives économiques !

arrivée dans la ZAC

arrivée dans la ZAC

L’élu qui nous accueille, Fabrice DESCOMBES, est aussi entrepreneur dans cette même ZAC, à la tête depuis sa création en 2003 des Ateliers Pierre de Bourgogne. Il taille la pierre extraite localement pour en faire du dallage, mais aussi des éviers et autres mobiliers. Son entreprise compte 10 salariés. Trois autres entreprises sont aujourd’hui installées sur la zone. Autour de la table cet après midi, les agents du Pays et de la Communauté de communes, une représentante de l’Etat, trois représentants du Conseil Général, et Anthony pour le Conseil Régional.

réunion de travail sur le projet d'extension de la ZAC

réunion de travail sur le projet d'extension de la ZAC

Après avoir présenté le projet clairement, documents visuels à l’appui, chaque partenaire s’exprime sur la prise en charge possible des coûts d’étude et de travaux d’aménagement. Nous découvrons au fil du rendez-vous qu’en fait le prix au m² est défini par le domaine « environ 10 euros du m2 dans le secteur ». Les 23 000 m² à aménager représentent donc pour la communauté des communes un vrai apport financier pour un projet d’aménagement dont le coût ne dépassera pas 100 000 euros et impossible pour une communauté de commune de faire du bénéfice sur ce genre d’opération si elle a des aides publiques. La conclusion de la réunion est donc de dire que la Communauté de communes et la commune n’ont pas intérêt à demander des aides et devront par contre assumer la trésorerie… L’aménagement par étape semble donc le plus judicieux.

Après la réunion, tous nous demandent très interrogateurs ce que peut bien être la 27ème Région. Lorsque nous présentons l’expérimentation en cours, tous semblent très intéressés. A priori le numérique semble au cœur des enjeux de projection. Le schéma d’équipement développé par le CG est attendu avec beaucoup d’impatience sur les territoires « quand les habitants viennent s’installer ils demandent tous si il y a du réseau ».

Le premier schéma n’a pas été entériné … A priori il était trop ambitieux et coûteux et ne tenait pas compte assez de la spécificité des territoires. Autre enjeu, la privatisation de France télécom, l’opérateur ayant privilégié la charge des zones urbaines plus rentables ce qui demande aux pouvoirs publics de se repositionner. « Il ne faut pas construire des autoroutes pour faire passer des deux chevaux » nous explique le chargé de mission du Conseil Général.

interview du maire de Baigneux-les-juifs

interview du maire de Baigneux-les-juifs

Nous réitérons notre rituel de la vidéo-projection, qui demande à nos interlocuteurs de se projeter dans 30 ans. L’élu joue le jeu de la projection sur un ton très positif, petit village très dynamique qu’il voit progresser au fil du temps. En projet : la ZAC, une meilleure couverture numérique, la création d’un village pour personnes âgées…

Un PLU est en cours délibération sur Baigneux. Il a été impulsé pour permettre l’extension de la zone artisanale. Nous comprenons qu’il s’agit là plus d’une contrainte à surmonter au service d’une stratégie qu’un moyen de projection en commun pour le village. Les phases de concertation qu’implique la démarche sont souvent difficiles à mener à l’échelle des villages. Alors que les communes sont largement incitées à se doter d’outils d’urbanisme, il semble intéressant de questionner l’accompagnement, d’expérimenter des outils, d’inventer de nouvelles manières de travailler autour de ce dispositif.

Le Maire nous fait le portrait de sa commune. En 30 ans, la commune est passée de 6 à 1 agriculteur. « Il met ses tracteurs et moissonneuses sur un camion porte char et va travailler à plus de 30 km parfois. » Nous sommes surpris : un seul agriculteur pour tout le village ? Possède t-il toutes les terres ? Deviendra t-il le nouveau seigneur local lorsque les coûts de transport deviendront très élevés ? Nous apprenons aussi l’existence d’une étude Alterre Bourgogne sur la fragilité énergétique du Chatillonnais. L’association aurait mis en avant les enjeux énergétiques liés à la présence de grandes bâtisses sous occupées par quelques personnes âgées et dans lesquelles d’ailleurs la municipalité e du mal à se projeter… Pour l’élu, l’habitat restera « de la maison à deux pans plus adaptée aux manières de vivre. » et des déplacements automobiles très nombreux. Les employés de l’entreprise de l’élu vivent tous assez loin. Seuls deux d’entre eux habitent la commune. Certains vivent à Dijon (45 min environ en transport. La route nationale (déclassée en départementale) y conduit et un bus fait l’aller-retour express pour 3 euros seulement. La mobilité est un enjeu très fort pour le Chatillonais qui mise sur l’accessibilité pour le développement de son territoire.

La responsable de la Communauté de communes nous évoque l’existence des SATI 21, espace public numérique de la Côte d’Or. « Les agriculteurs font des visio-conférences pour s’informer sur les nouvelles politiques de la PAC. » Le numérique permet aussi la mise en place de soutien scolaire par des étudiants dijonnais dans des collèges locaux, suivi individualisé et à distance ! Un collège s’est même doté d’une option Chinois grâce aux nouvelles technologies. Autre particularité ici en Côté d’Or, le bus scolaire est ouvert à tous. La dispersion rend difficile le covoiturage… D’où l’argumentaire de l’élu : la zone artisanale permet concentration et regroupement, ce qui facilite le covoiturage.

Nous évoquons la situation institutionnelle fragile : « la fin des contrats Pays et la fin de période des fonds européens… ça fait un peu peur…. difficile de se projeter sur de nouveaux projets ! »