TRANSFO PACA / Semaine 4 / Visites de terrain

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Rencontres avec les usagers et acteurs des emplois d’avenir

1. Têtes de l’Art – Rencontre avec le directeur, la responsable de la comptabilité et gestion (tutrice) et l’employée d’avenir (en poste depuis deux jours)

‘Un emploi dans une équipe’ sur la base d’une motivation réciproque pour travailler ensemble et d’une volonté commune de formation et de pérennisation.

La démarche employeur : Têtes de l’art est une structure associative de médiation artistique qui compte 7 permanents. Depuis l’année dernière elle avait besoin de renforcer l’équipe et de soulager  la responsable de gestion d’une partie de ses tâches en créant un poste pour assurer l’accueil, le secrétariat et la saisie administrative et comptable. Le directeur qui a longtemps utilisé les contrats aidés tournants pour soutenir son développement souhaitait  rompre cette logique. Pour le directeur, l’emploi d’avenir par sa durée et l’exigence de formation permet de  travailler à un emploi de qualité ce qui est en cohérence avec sa politique RH de responsabilité (pas de précarité, progression et formation, temps pleins, écarts mesurés de salaires, etc…)

La démarche employée : A quitté l’école après un  BEP comptabilité (2006) – a raté un bac pro comptabilité en candidat libre (2009) – a eu un enfant puis a repris un travail de serveuse en 2012. Souhaitait exercer le  métier choisi a l’origine, avait planifié de reprendre éventuellement une formation AFPA en ‘secrétariat de direction’ et a candidatée au poste via son ‘coach’ Pole emploi.

Les difficultés : Malgré la ‘parfaite’ correspondance en termes d’attentes réciproques et d’envie mutuelles de travailler ensemble, le recrutement a été décrit par chacun comme un parcours de combattant : cafouillages dans la médiation de candidat et différences d’interprétation des critères d’éligibilité par les acteurs (première semaines de déploiement des emplois d’avenir dans la région)

 L’intégration et la  mise en place du parcours : La structure a établi une fiche de poste précise – La tutrice s’occupe d’introduire la jeune femme à ses tâches, les outils informatiques, etc…Elle a eu une formation au tutorat – Sur le court terme  ils veulent lui donner du temps pour monter en charge sur sa tache, s’intégrer dans l’équipe, etc… S’agissant de la formation qualifiante chacun semble avoir ses réflexions en parallèle. L’employée commencera par une formation en interne ‘d’adaptation au poste’. Une raison de se donner du temps sur le professionnalisante est que l’OPCA n’a pas encore pris d’engagement.

Espace de parole :  L’employée y est favorable et choisit la version « rencontres de jeunes entre eux ». Elle y voit une utilité pour échanger sur ses expériences dans l’emploi et se remotiver au besoin.

L’employeur est favorable à des espaces de paroles et d’échange entre employeurs mais pas trop tôt. Il y voit une utilité si c’est plutôt organisé  par filière et avec des objectifs clairement établis.

2. Mission locale de Manosque – Rencontre avec des jeunes et des  conseillères

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Pour cette deuxième journée de TRANSFO, une petite équipe se déplace en direction des Alpes-de-Haute-Provence pour rencontrer des jeunes de la Mission Locale de Manosque. Nous retrouvons donc, dans la matinée, six jeunes et six conseillères de la Mission Locale autour d’un café et certains visages ne nous sont pas inconnus. L’équipe TRANSFO a réalisé des cartes pour guider la conversation, ainsi chaque personne autour de la table, pose une question qu’il choisit d’adresser à l’un des jeunes présents. La méthode à l’avantage de faire parler tout le monde et de détendre très rapidement l’atmosphère.

Alexandra, Arnaud et David nous font part de leurs expériences dans leurs nouveaux emplois d’avenir.

Pour David qui finissait un contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE), l’emploi d’avenir est un tremplin pour reprendre les études et pérenniser son poste dans la crèche où il travaille déjà depuis un certain temps. Ce dispositif lui permettra de préparer et présenter un concours d’aide-soignant. Il aimerait devenir, à terme, sage-femme.

Alexandra est venue à la Mission Locale avec son employeur, pour trouver le dispositif adéquat permettant son embauche au sein de l’association avec qui, elle est déjà en contact depuis un bon moment. L’emploi d’avenir a été la solution mais non sans peines. En effet, Alexandra détient un BAC-PRO équitation ainsi qu’un BPA équitation et un BPJEPS animation et équitation, ses diplômes ne permettent pas l’éligibilité aux emplois d’avenir, mais sont en revanche obligatoires pour travailler dans le milieu de l’équitation. Ces diplômes la rendant plus diplômée que sa tutrice ont également constitués une nouvelle difficulté à contourner. Cependant, après une dérogation, Alexandra a pu intégrer l’association. Elle a construit son plan de formation avec sa Mission Locale et sa tutrice autour de deux grands axes : une qualification pour des randonnées de plusieurs jours et pour conduire un attelage, ainsi qu’une formation sur la gestion de l’entreprise ce qui constitue les compétences premières de sa tutrice. Alexandra prévoit aussi de passer le permis. L’emploi d’avenir est pour Alexandra une occasion de se former et d’acquérir une expérience professionnelle. L’association, quant à elle, peut développer son activité grâce à l’emploi d’avenir, espérant ainsi pérenniser le poste de sa toute nouvelle employée.

Pour Arnaud, l’histoire est différente. C’est sa Mission Locale qui l’a contacté au sujet des emplois d’avenir. Après trois entretiens avec la mairie de Forcalquier (04) il a intégré l’équipe des espaces verts communaux. Pour lui l’emploi d’avenir est un contrat comme un autre, mais avec des formations en plus. Après un baccalauréat non-validé et un BTS abandonné, il veut que la formation au sein de son emploi d’avenir soit directement connectée à son travail dans les espaces verts. Il effectue une première formation à la fin du mois de mars sur la connaissance des végétaux, ce qui est, pour lui, primordial dans son travail. Ses relations avec sa tutrice sont très bonnes et il espère apprendre d’elle aussi.

Angélique, Rémy et Anthony, les trois autres jeunes présents, sont à la recherche d’un employeur pour un emploi d’avenir. Ils nous expriment leurs difficultés dans leurs recherches. Pour Anthony, que nous avions déjà rencontré lors de notre précédente visite, le dispositif emploi d’avenir ne correspond malheureusement pas, puisque la structure qui voudrait l’accueillir n’a pas de salarié à temps plein pouvant remplir la fonction de tuteur. Il espère réussir le dernier module de son BE entraineur de foot l’année prochaine pour pouvoir travailler. En attendant, il continue à travailler aux vestiaires et comme veilleur de nuit aux thermes voisins.

Quand Alexandra demande à Rémy comment il se voit dans 5 ans, Rémy nous dit qu’il aimerait être conducteur de train à la SNCF. Apres deux demandes sans réponse positive à la SNCF, il se tourne aujourd’hui vers le dispositif emploi d’avenir qui pourrait être une chance pour lui. Il espère qu’il y aura bientôt des offres émanant de la SNCF. Comme Arnaud, Rémy veut bien effectuer une formation à la condition qu’elle soit réellement connectée à son futur métier.

Angélique a poussé la porte de la Mission Locale il y a peu de temps. Elle est venue pour se renseigner au sujet du dispositif emploi d’avenir. Coiffeuse de formation, elle ne trouve pas d’emploi dans ce secteur. Apres avoir mis au monde une petite fille, elle travaille dans l’entreprise familiale dans le secrétariat. Elle voudrait trouver un emploi dans ce secteur pour pouvoir bénéficier du dispositif emploi d’avenir et ainsi se former et trouver une stabilité . Et pourquoi pas réaliser un jour, son rêve : ouvrir son propre salon de coiffure.

3. Mission locale de Château Arnoux Saint-Auban – Rencontre avec des jeunes et des  conseillères

A  la mission locale de Château-Arnoux-Saint-Auban, nous rencontrons une douzaine de jeunes éligibles aux emplois d’avenir ainsi que leurs conseillères, venus de la ville-même mais aussi de Dignes et de Sisteron. Nous reconnaissons là-encore, deux jeunes que nous avions rencontrés en décembre, Sophia et Mathieu. Si le matin les échanges ont été faciles, ici la situation est plus complexe. La plupart des jeunes réunis autour de la table recherchent un emploi d’avenir mais n’ont pas encore rencontrés d’employeurs. Pour eux les emplois d’avenir restent encore abstraits même si la plupart sont particulièrement motivés pour en obtenir un.

Sophia, que nous avions donc rencontrée en décembre, avait depuis un moment déjà, l’objectif de se faire embaucher en tant qu’ASH, aussi avait-elle déjà envoyé son CV à l’hôpital de Sisteron. Celui-ci l’a recontactée récemment et l’a convoquée à un entretien pour un emploi d’avenir qui aura lieu le lendemain de notre visite. Nous lisons la fierté d’avoir passer cette première étape, sur le visage de cette jeune fille timide. Son objectif est de se former au travers de l’emploi d’avenir pour passer son diplôme d’aide-soignante.

Mathieu, également rencontré en décembre, signe son contrat le soir-même avec une crêche. Son parcours de formation sera donc organisé d’ici quelques heures avec son employeur et sa conseillère.

Ces deux exemples contrastent avec les autres jeunes présents dans la salle. Certains sont très découragés dans leurs recherches. C’est le cas d’Adrien, formé pour le jardinage et le bûcheronnage, qui nous confie : « J’ai fait un apprentissage, j’ai une expérience professionnelle, j’ai envoyé beaucoup de CV mais pas de réponses. Il n’y a pas de débouchés, je ne sais pas ce qu’il me manque pour travailler dans mon domaine. » Sa conseillère ajoute qu’Adrien est arrivé récemment à la mission locale, très découragé et un peu « au bout du rouleau ». L’objectif de la mission locale est aussi de le remotiver, de l’aider à structurer son projet professionnel.

D’autres jeunes nous expliquent que le principal frein à leur emploi est l’obtention du permis. Pour certains, habitant dans des villages isolés, il n’est même pas possible de prendre les transports en commun. C’est le cas de Morgane, qui bien qu’elle dispose d’une petite voiture sans permis, ne se voit pas se déplacer sur de longues distances. Sébastien relaie également ce problème : « Se déplacer, même en bus c’est compliqué ! ». Les conseillères précisent qu’il existe une aide du conseil général pour financer une partie du permis. Mais il faut déjà être titulaire du code, donc avoir déjà engagé une partie des frais. Et pour certains jeunes ne disposant pas de ressources, c’est impossible.

Amandine, quant à elle, postule partout ! Elle est prête à déménager, tout en restant tout de même dans les Alpes de Hautes-Provence ou les Hautes-Alpes. Elle voudrait travailler dans le secteur de la petite enfance. Elle s’imagine profiter des emplois d’avenirs pour se former et se spécialiser pour être ATSEM. Dans 5 ans, elle se voit travailler dans une école maternelle en CDI.

Quand on leur pose la question de postuler un peu plus loin que leur département, de manière générale, les jeunes nous répondent qu’ils préfèreraient trouver sur place, qu’ils ne connaissent pas les autres régions et sont attachés à leur cadre de vie. Et de ce fait, ils se posent également des questions pour les formations associées aux emplois d’avenir. Devront-ils se déplacer et le pourront-ils ?

Petit à petit, l’ambiance se détend et les jeunes nous confient leurs difficultés de manière plus informelle. Certains sont découragés parce qu’ils n’obtiennent pas de réponse lorsqu’ils postulent, d’autres parce qu’il y a toujours trop de candidats pour chaque annonce d’emploi qui paraît. Mais, voyant que Mathieu a réussi à trouver un emploi, que Sophia a un entretien d’embauche et que les 3 jeunes que nous avons rencontrés le matin (et dont nous leur avons parlé) ont également réussi à obtenir des postes, un peu d’espoir renaît. Une jeune fille glisse à sa conseillère : « ça me remotive de rencontrer d’autres jeunes dans ma situation ».

Jeunes et conseillères se disent intéressés pour participer au processus de retour d’usage. Et si, pour l’instant, il ne s’agit pas de partager ses expériences de jeunes en emploi d’avenir, les participants sont contents d’avoir pu échanger sur les difficultés à trouver un emploi (tout court).

4. Association Médiance 13 à Marseille, association de médiation sociale.

Nous sommes reçu par la directrice de l’association qui nous présente les activités de la structure : points « service » aux particuliers (courriers, administratif, dossier de surendettement, impayés etc…), humanisation des haltes SNCF en ZUS sur la ligne Aix-Marseille (agents de liaison), pôle énergie, sensibilisation aux risques du gaz, permanence dans les centres sociaux, médiation à domicile… Médiance 13 compte 50 salariés dont 12 CDI et 17 contrats professionnels ou d’apprentissage. Quasiment tous les salariés sont à temps plein sauf s’ils choisissent eux-même un temps partiel.

L’association embauche en Emploi d’Avenir en estimant qu’il s’agit d’un dispositif intéressant car il a une temporalité longue et représente un « marche-pied » pour le jeune salarié. Quatre jeunes ont déjà été recrutés et un est en cours de recrutement sur des postes d’agents de liaison (halte ferroviaire) ou d’accueil des publics en médiation sociale. « Des métiers difficiles » selon la directrice.

La directrice s’engage à intégrer dans la structure les jeunes en Emploi d ‘avenir « comme tous les salariés » et met en place un accompagnement et un tutorat régulier et conséquent. Sur le plan de la formation, elle s’est mobilisée pour créer avec son Organisme de Formation un module de base autour des métiers de la médiation sociale. Dans un second temps, les salariés se dirigent souvent vers des qualifications comme moniteur-éducateur ou des BTS Economie Sociale et Familiale (pour ceux qui ont le bac). Des temps longs sont consacrés à la formation.

5. Le Centre Social Valplan – La Bégude, Marseille 15è.

Le centre social développe des activités comme : un centre aéré, un pôle d’activités « adolescents », une cuisine collective, des cours d’alphabétisation, des permanences juridiques et sociales, des activités d’insertions sociale, une crèche parentale, un club de l’âge d’or, une salle multi-activités etc…

Le centre sociale compte 28 salariés équivalent à 11 temps plein. Il déploie son action dans le quartier, sur  4 sites.

Pour le directeur, le dispositif Emploi d’avenir est intéressant car il dure trois ans ce qui est adapté aux profils précaires et éloignés de l’emploi. D’une manière générale, il a l’habitude des contrats aidés, contrats pro ou d’apprentissage, il a donc l’habitude du tutorat et de l’accompagnement. Il pratique un management centré sur l’épanouissement de ses salariés. Il estime que le travail qu’on leur demande dans le quartier est difficile, et que « l’interne » doit être un lieu de plaisir, ancré dans le collectif…

Il a embauché deux jeunes en emploi d’avenir : un animateur, qui vise une qualification d’éducateur et une jeune femme à la crèche parentale qui vise une qualification d’auxiliaire puéricultrice. Le premier  a eu une période de deux mois pour découvrir la structure, et rédiger lui -même sa fiche de poste qui sera ensuite validée avec l’employeur et la mission locale. D’autre part, on lui propose une première qualification en neuf mois (BPJEPS) lui permettant de préciser son projet au fur et à mesure de son expérience dans la structure.

Concernant la démarche de recrutement et d’embauche, le centre sociale n’est pas passé par le circuit institutionnel traditionnel. Il a diffusé son offre dans le réseaux des centres sociaux et sur facebook, il a reçu 12 candidatures qu’il a ensuite envoyé à la Mission locale pour vérifier leur éligibilité. Les critères de recrutement du nouvel animateur étaient centrés sur les potentiels humains.

6. Centre social Saint-Giniez à Marseille – Rencontre avec un employeur

Le mercredi, nos petites équipes continuent les entretiens sur le terrain afin de faire le point sur le dispositif des emplois d’avenir.

Nous rencontrons donc en ce début d’après-midi, Philippe Laurent, le directeur d’un centre social dans le 8ème arrondissement de Marseille. Il nous accueille dans son bureau et très rapidement, nous fait part de son expérience de ce nouveau dispositif. Philippe Laurent a, depuis mi-décembre, engagé trois personnes en emploi d’avenir. Les trois jeunes filles embauchées travaillaient déjà dans le centre social. Les emplois d’avenir sont pour elles une manière de continuer à travailler dans le centre (deux d’entre elles étaient en train de finir leur contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE) et l’autre était vacataire) tout en bénéficiant d’une formation. Pour le directeur du centre social, les emplois d’avenir permettent à la structure une meilleure stabilité. Mais Philippe Laurent met également l’accent sur l’aspect formation de ce dispositif, c’est selon lui ce qu’il y a de plus intéressant. Ainsi les jeunes, en plus d’évoluer dans un temps plein, peuvent se former et avoir une visibilité sur plusieurs années. Philippe Laurent nous explique que c’est lui qui a pris l’initiative d’appeler la Mission Locale pour savoir si les trois jeunes filles qui finissaient leur CAE dans sa structure pouvaient être éligibles aux emplois d’avenir. Le directeur du centre social, la directrice du centre aéré (future tutrice) et la Mission Locale ont donc construit chaque plan de formation, en y associant la jeune fille. Chaque plan de formation a été adapté aux ambitions et capacités des employées. Ils ont également choisi de mettre en place un cahier des charges des nouvelles missions au sein de la structure.

Au final Philippe Laurent est très satisfait de ce nouveau dispositif. La prise en charge par la Mission Locale, la durée du contrat, le format « temps plein » et la formation sont pour lui les axes forts. Il attire notre attention sur le financement de la formation. Pour lui et à l’heure actuelle, il ne sait pas encore comment les différentes formations vont être financées par son OPCA.

Philippe Laurent nous invite à le recontacter pour les prochaines phases de terrain, il est très intéressé par la démarche et est prêt à nous accueillir à nouveau au centre Saint-Giniez dans les prochains mois.

7. ADPEI – Rencontre avec Isma Belkhaled, Directrice et Virginie Reveau –Peiffer, Responsable opérationnelle et développement

Une structure d’accompagnement : L’ADPEI est une structure d’insertion par l’activité économique (SIAE) qui mène trois types d’activités : C’est un pôle accueil RSA, une association intermédiaire qui intègre en contrat intérimaire d’insertion une centaine de personnes par an et c’est enfin un ERIC (nommé ADRIATIC) labellisé depuis 2010.

En tant qu’association intermédiaire l’ADPEI accompagne des personnes très éloignées de l’emploi vers une première expérience de travail avec un accompagnement fort sur le savoir-être. Les contrats intérimaires d’insertion servent de sas de pré-recrutement pour tester de manière concrète le travail et mettre en évidence les potentiels des personnes. Beaucoup de clients de l’ADPEI finissent par recruter et les sorties vers l’emploi se font majoritairement via des CAE/CUI. Les personnes accompagnées s’adressent en partie spontanément à l’ADPEI qui a aussi une convention avec les missions locales ainsi qu’avec l’ADAT (chantiers éducatifs/éducateurs de rue). La structure est certifiée CEDRE et applique une méthodologie d’intervention basée sur un contrat d’engagement tripartite sur des parcours précis.

L’ERIC : ADRATIC est à destination en majorité d’un public d’insertion. Avec un animateur employé par la structure, l’ERIC avec le  PLIE un parcours de 30h d’initiation de base à environ 70 personnes par an. Ce parcours vise aussi à créer un lien avec les personnes et faire en sorte qu’elles continuent de fréquenter l’espace.  Il conçoit aussi des  modules  de formation à l’utilisation des TIC, et à la recherche d’emploi avec formation à la création de CV via l’e-portfolio. 70% des personnes qui sont en insertion passent par des formations offertes par l’ERIC, qui aujourd’hui prévoit de développer des modules de formation dans le domaine culturel (photo, vidéos, etc) plutôt à l’adresse des seniors accueillis par le pôle RSA. L’idée est encore de créer du lien social en les impliquant dans des activités de découverte et de valorisation du patrimoine local.

Les emplois d’avenir : Aujourd’hui Adriatic a un financement très fragile, en majorité de mécénat (notamment de la Société Générale qui finance l’activité d’initiation du public à l’informatique) et avec au plus  une année de perspective. L’animateur a une tâche de travail énorme et l’ADPEI ne voit pas comment, dans ces conditions, elle pourrait embaucher et accompagner un jeune en emploi d’avenir sur trois ans. Par contre, le public jeune qu’elle insère dans le travail en tant qu’association intermédiaire, est un public cible du dispositif pour lequel elle a une offre qualifiée à la recherche d’emploi. Elle a aussi une expertise d’accompagnement utile et nécessaire pour les jeunes avec lesquels elle travaille et complémentaire de l’accompagnement programmé des missions locales. Elle peut aussi apporter une expertise en matière de tutorat virtuel à distance. Et enfin elle peut être un espace collectif de paroles multimédias pour des jeunes employés d’avenir

8. Association « Enfin nous », Marseille 13è arr.

Situé dans les quartiers nord de Marseille, l’association « Enfin Nous » s’est constituée très récemment (août 2012) en tant qu’association intermédiaire afin de permettre aux jeunes des quartiers nord de bénéficier du dispositif Emploi d’avenir. L’association rencontre les jeunes, cherche des employeurs, assure le montage des dossiers administratifs, le suivi et l’accompagnement. Son projet est d’embaucher elle-même les jeunes salariés en Emploi d’Avenir et de réaliser une « mise à disposition » auprès d’autres associations moyennant une facturation de prestation. Cependant, le statut un peu particulier de l’association n’a pas encore été validé par l’état, les demandes d’embauches en Emploi d’avenir sont donc bloquées pour l’instant.

Nous rencontrons la présidente de l’association, une directrice de centre social du quartier intéressée par la démarche de Enfin Nous et 4 jeunes dont deux ont déjà été embauché par l’association, en Emploi d’avenir, en tant que chargés d’accueil, un qui est en recherche d’emploi et un dernier qui attend le débloquage de son dossier pour pouvoir travailler via l’association Enfin Nous dans un collège privé en tant que surveillant et pour assurer la maintenance informatique.

nourdine
nadia
aziz
akim

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