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TRANSFO Champagne Ardenne SEMAINE 3 / JOUR 5 : Expo et perspectives

Préparation de l'expsitionAlors qu’il nous semble que cette semaine de Transfo vient à peine de commencer… voici qu’elle touche déjà à sa fin ! Cependant, ce dernier jour ne sera pas des moindres et le défi à relever reste de taille : à partir des quelques croquis élaborés la veille, il faut réfléchir et monter toute l’exposition retraçant travaux et démarche.

Exposition des travaux de la semaine 3 autour d'un buffet convivial

L’enjeu de diffusion est important. Ouverte à tous les agents de la Région, l’événement a pour ambition de « donner à voir », mais aussi « donner envie », au sujet des nouvelles méthodes de travail testées tout au long de la semaine. Les participants se mobilisent pour penser la lisibilité, retracer le programme, expliciter les questionnements.

Jean-Christophe Coulon et les particpants à la Transfo exposent leurs travaux aux visiteurs

Une occasion pour la Région de réaffirmer son engagement dans une dynamique d’innovation. À peine la dernière fiche opérationnelle contre-collée, François Charlier, Directeur général adjoint à la Formation, inaugure la visite. Il souligne l’importance de ces derniers jours pour la Région, mais aussi pour ses agents : le chemin de l’innovation se découvre et se construit peu à peu, avec tous.

Nous terminons ainsi la troisième semaine d’un programme qui en comptera dix. Nous réalisons que l’exposition seule ne suffira pas à faire rayonner tout ce qui a été exploré ces derniers jours. Comment cela va-t-il vivre d’ici le mois de mai, moment où nous reviendrons en résidence à Châlons ? Cela fait partie des interrogations des participants de cette semaine. Ils semblent ravis et galvanisés. Un voeu pour la prochaine semaine de Transfo ?

– Une exposition qui viendrait au visiteur
– Une plus grande participation des directions
– Une semaine qui aboutirait plus encore à du matériau concret
– Aborder un sujet transversal qui amènerait à une participation des élus
– Une Transfo à destination des directeurs
– Un point d’évaluation dans un an qui rappellerait les méthodes d’élaboration
– Travailler en amont à la création d’un dispositif
– Retracer les différents axes de travail défrichés tout au long de la semaine
– Adapter les impératifs de présence des agents pour améliorer l’assiduité de tous

Le rendez-vous est pris pour la prochaine semaine, du 10 au 16 mai !

Qui a dit que nous allions nous reposer ?

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La Transfo Champagne-Ardenne : Semaine 2, jour1

Nous avons regagné l’Hôtel de Région de Châlons-en-Champagne ce lundi, où nous avons retrouvé un groupe d’une vingtaine de participants (associations locales, référents jeunesse des services de la Région, élus) pour faire ensemble le bilan des rencontres Région-Jeunes du mois de novembre dernier. [Pour rappel, lors de la première semaine (campus) nous nous étions concentrés sur la conception des rencontres Région-Jeunes pour initier la démarche de la Transfo.]
Plusieurs temps de travail ont été orchestrés ce jour pour tirer des enseignements de ces rencontres : ce que ça a produit sur les relations Région/partenaires, ce que les jeunes participants ont apporté ainsi que les engagements de la Région, et un rapide inventaire des méthodes utilisées lors des rencontres (objectifs et résultats).

Formés en binômes, les participants ont profité de cette analyse pour projeter un avenir désiré de prochaines rencontres entre la Région et des jeunes. Casqués du titre « Je reviens du futur », ils ont raconté leur expérience (prospective) face à la caméra, en moins de deux minutes.
En effet, les rencontres déjà effectuées doivent donner des perspectives sur de nouvelles rencontres, de nouvelles modalités d’échange avec les jeunes, d’autres contextes.
Le 1er février prochain, la synthèse Régionale des rencontres Région-jeunes sera l’occasion de faire le bilan, avec une variété de participants. Nous avons alors consacré la seconde partie de la journée à définir un document de communication et de partage des expériences déjà réalisées en novembre. Un document, oui !… mais pour qui ? pour quoi faire ?
Ce cahier des charges a été le prétexte d’un travail d’élaboration à plusieurs voix. On a plutôt « mouliné » sur les termes, les formulations; toujours est-il que l’objectif est rempli : le groupe a défini ensemble un outil qui lui ressemble et qui lui serve.
A la Transfo, il y a toujours un parfum de feu Territoires en Résidences : la journée terminée, c’est la soirée qui commence 😉
Allez, on vous invite à notre table pour faire un bilan sensible de ce que nous avons appris aujourd’hui. A demain !
Ce que la journée nous a appris : Modalités de travail en équipe

Ce que la journée nous a appris : Modalités de travail en équipe

Ce que la journée nous a appris : Relations Région-Jeunes

Ce que la journée nous a appris : Relations Région-Jeunes

Ce que la journée nous a appris : Clés d'anticipation du labo d'innovation Régional

Ce que la journée nous a appris : Clés d'anticipation du labo d'innovation Régional

NB : Ces trois catégories représentent une tentative de mise en perspective de notre immersion au sein du Conseil Régional.

Fin de la résidence au lycée Gabriel Fauré: premier bilan

Nous touchons à la fin de la résidence de la 27e Région au lycée Gabriel Fauré d’Annecy. C’est l’heure d’un premier bilan sur les réalisations et sur la poursuite des projets au-delà de la résidence.

Le kit de speed dating

La fabrication du kit speed dating

La première réalisation des résidents consiste en un kit de speed dating pour lycéens. Il contient des t-shirts pour le staff, un sifflet, un chronomètre, des plots, une ligne de démarcation, un fanion et un mode d’emploi. Il est mis à disposition des élèves dans le bureau de la vie scolaire de l’internat. Les objets ont en eux-mêmes un fort pouvoir de transmission. La matérialité du kit devrait favoriser l’appropriation de l’idée du speed dating par les élèves et le personnel du lycée. C’est en soi un dispositif très simple, et le kit permet de le mettre en place en un clin d’œil à la récréation ou à la pause déjeuner. C’est l’exemple parfait du type de micro action que nous préconisons.

Kit speed dating

Le projet de signalétique poétique et critique

Le projet de signalétique poétique a été prototypé et testé avec une classe et son professeur de français. Lors de cette expérimentation, les plaques de rues avaient été figurées par des feuilles de papier. Il s’agissait alors de tester la capacité des élèves à identifier des espaces spécifiques dans l’établissement et à les renommer. Cet atelier d’écriture poétique a encouragé les élèves à s’interroger sur leur perception du lycée. L’action d’aller rebaptiser chaque couloir en accrochant une plaque de rue a renforcé leur sentiment d’appropriation des lieux.

Pour que le projet se poursuive, il faut désormais passer à la réalisation des plaques de rues en bois. Cela représente un budget peu élevé et l’équipe de la maintenance du lycée a les outils et les compétences pour le réaliser. Mais l’impulsion doit venir de la direction pour que l’intendance fasse partir un devis. Or, le proviseur, à qui le projet a été soumis, ne l’a pas rejeté mais n’a pas pour autant dit qu’il allait le mettre en œuvre.

Le trombinoscope : rendre visible les invisibles

Le trombinoscope a été une expérimentation lancée en fin de deuxième semaine et a reçu un accueil mitigé. Les élèves n’ont pas immédiatement perçu l’enjeu de cette représentation commune de l’ensemble des « habitants du lycée », visibles et invisibles, des lycéens jusqu’aux agents. Pourtant, en fin de troisième semaine, on voit encore quelques élèves s’arrêter devant le trombinoscope. En revanche, au regard des photos émouvantes que nous avons prises des agents techniques traversant en groupe le hall du lycée pour venir regarder le trombinoscope, on peut dire que ce travail de représentation a produit quelque chose : une émotion, un événement, et peut-être plus ?

Le micro : vers un partage de la parole entre administration et lycéens

Le micro dans le bureau de la vie scolaire

A la suite des débordements qui ont suivi l’expérimentation du micro dans le hall, le dispositif a été déplacé dans le bureau de la vie scolaire. Le contenu et la fréquence des messages a été entièrement modifié par ce déménagement. Nous avons entendu, uniquement au moment des pauses, des appels pour s’inscrire à la soirée des terminales et pour donner des vieux meubles pour aménager le foyer. Seulement, le micro utilise pour le moment la ligne téléphonique d’une CPE en congé maladie. Un autre CPE suggère de rendre disponible la ligne dont se sert le bureau de la vie scolaire aux élèves, du moment qu’il s’agit de messages informatifs ou créatifs. Il aura donc fallu que nous installions un micro dans le hall pour faire évoluer certains usages. Quoiqu’il en soit, l’expérimentation de mercredi n’aura pas été vaine : elle a révélé le besoin qu’ont les élèves de s’exprimer. Entendre les élèves se souhaiter leur anniversaire ou le souhaiter à un surveillant introduit plus d’humanité et de quotidienneté dans l’établissement.

Le projet du foyer : évoluer vers des protocoles de micro action

Myriam à la réunion chantier

Le projet du foyer, comme expliqué dans le billet précédent, est désormais dans les mains d’une CPE, Myriam. C’est la transformation de l’association du Foyer Socio-Educatif en Maison des Lycéens qui est à l’origine du réveil du projet d’aménagement du foyer. Un professeur très investi dans le FSE et qui est à l’origine de la journée Kulte partage sa perception de la réunion du 20 mai, dédiée à l’aménagement du foyer. Au contraire de Myriam, il ne croit pas que ce changement de nom du FSE va changer quoi que ce soit. En revanche, il est convaincu par le protocole de micro action que nous avons proposé. « C’est fou ce que les élèves sont procéduriers » dit-il. « Il y a ce mythe d’un protocole administratif qui donnerait la bataille gagnée d’avance. » Il est maintenant convaincu que l’important est de faire venir les élèves dans le foyer pour que le processus d’aménagement s’enclenche : « On habite les lieux avec plus de pertinence au bout d’un certain temps. » Il reconnaît aussi que Kulte a placé la barre de la conduite de projet très haut, au risque de couper le lien avec les élèves susceptibles de se l’approprier. Des actions plus modestes et ponctuelles peuvent susciter des envies. « On a un protocole qui est né de votre passage » conclue-t-il.

Une conclusion mitigée

Alors que nous nous apprêtons à partir, nous sommes assez brutalement confrontés à la réalité du lycée Gabriel Fauré. La direction aura été peu à l’écoute et n’a garanti la réalisation d’aucun de nos projets qui, dans un autre contexte, auraient pu être mis en place très rapidement car ils demandent peu d’argent et peu de savoir-faire. La signalétique comme le trombinoscope restent en suspens.

Arrivés au lycée par l’intermédiaire d’un professeur de philosophie frondeur et atypique, fatigué de se heurter aux blocages administratifs qui accompagnent chaque projet, nous avons été confrontés aux mêmes difficultés. Nous espérons que la poursuite de la discussion avec la région Rhône-Alpes prolongera le travail accompli pendant la résidence.