TRANSFO PACA / Semaine 5 / jour 5

Ce dernier jour de la semaine 5 de la Transfo PACA a été volontairement laissé libre afin de s’adapter à nos avancées de la semaine. L’expérience nous a montré que le programme du vendredi, prévu souvent plusieurs semaines à l’avance, n’est quasiment jamais suivi et nous avons été, à chaque fois, obligés de nous adapter à la situation. De ce fait, la veille, nous avons proposé à 3 services de la Région des réunions « en petit comité », de manière à faire avancer les projets sur des décisions importantes. Nous rencontrons donc ce matin le service Evaluation, à qui nous souhaitons proposer « d’adosser » le projet « retours d’usages » et le service Innovation et Economie Numérique associé au service des ETAPS (Espaces Territoriaux d’Accès aux Premiers Savoirs), avec lesquels nous souhaitons construire le projet « Mon avenir Num’ERIC ».

Rencontre avec le service Evaluation

Convaincus que c’est en mettant nos expérimentations au service d’une cause que nous leur donnerons de l’impact, nous avons prévu un rendez-vous avec l’équipe de la délégation à l’évaluation pour échanger avec eux sur l’expérimentation « retours d’usages ». Trois membres du service nous attendent, toutes trois complices de la première heure de La Transfo. Nous souhaitons partager avec elles, de manière resserrée, le projet d’expérimentation : voir en quoi notre proposition correspond à la démarche du service en matière de participation usagers et éventuellement quel rôle particulier pourrait jouer le service dans cette expérimentation.

Ce que nous leur présentons a été formalisé en feuille de route le mardi matin.
Elle consiste en:

– Un RDV, en juin, avec l’élue référente des Emplois d’avenir  et les services concernés, pour  faire un inventaire des attentes concernant les usages du dispositif.

– L’organisation d’un atelier en juillet avec un « groupe témoin »  d’employeurs et d’employés d’avenir (+ tuteurs?) via une collaboration avec l’association Moderniser Sans Exclure pour la captation de paroles sous forme vidéo.

– Le test de différentes formes de restitutions des paroles et idées recueillies (films, expos, évènements, etc…) en direction de différents interlocuteurs (élus, services, jeunes/employeurs/ accompagnateurs, comité de pilotage Emplois d’Avenir, COTEFE, grand public, …) en octobre.

– Continuation, ultérieurement, du groupe témoin par  les acteurs de terrain en autonomie.

Nos interlocutrices nous suggèrent de :

– Elargir le groupe témoin employeurs à des employeurs potentiels d’emploi d’avenir et à des employeurs de jeunes ayant un faible niveau de qualification.

– Elargir le groupe témoin employeurs-jeunes aux acteurs de terrain (relevant des organismes acteurs inclus dans la cartographie).

– Veiller à plutôt recueillir des pratiques que seulement des ressentis.

– Penser que si l’outil vidéo fonctionne bien avec le public jeunes, il peut être moins adapté au recueil de la ‘parole’ des employeurs. Réfléchir au choix de la méthode pour les employeurs et les acteurs de terrain dont un certain nombre auront peut-être tendance à tenir un discours normé. Comment passer du discours à la parole ? Penser à leur faire co-construire la forme de restitution qui leur assurera la parole la plus libre possible.

– Importance de rencontrer les élus en amont pour vérifier la manière dont ils voudraient recevoir cette parole.

– Par rapport à ce thème des emplois d’avenir,  il y a, vis à vis de La Transfo, une attente d’objets / de produits concrets,  innovants dans le sens où ils peuvent améliorer l’organisation et les outils de recrutement, de mise en réseau des employeurs, de communication, de valorisation…

Aujourd’hui le service évaluation projette de continuer de participer à La Transfo comme il l’a fait jusqu’ici, peut-être avec un œil observateur plus pointu/critique par rapport aux prochaines étapes de l’expérimentation. Nous quittons nos interlocutrices en leur suggérant de penser pour la suite leur rôle dans un futur laboratoire d’innovation de la Région.

Rencontre avec le service Innovation et Économie Numérique et le service en charge des ETAPS

Les deux agents du SIEN qui suivent la Transfo sont déjà rodées au projet, mais nous leur associons aujourd’hui un agent en charge des ETAPS. Nous avions déjà rencontré ce service de la DFA (Direction de la Formation et de l’Apprentissage) lors de nos précédentes semaines mais il n’a pas eu, jusqu’à maintenant, l’occasion de participer à nos ateliers de travail. L’idée d’associer les ETAPS à notre projet est née du fait que les publics-cible (jeunes sans qualification pour les ETAPS/jeunes éligibles aux emplois d’avenir pour le projet « Mon avenir Num’ERIC) semblent être « les mêmes » dans les 2 cas. Nous questionnons ainsi l’agent en charge des ETAPS de manière à en apprendre un peu plus sur ces dispositifs de formation. Il s’agit de permettre à des jeunes sans qualification et ayant des lacunes sur les connaissances de base de se former à un rythme soutenu afin d’accéder par la suite à une qualification.

Nous avons sollicité les ETAPS car nous savons que, comme ils ont à faire à des publics éloignés de l’emploi, ils déploient des formes nouvelles de formation, dans lesquelles la pédagogie joue un rôle capital. Nous envisageons ainsi que les ETAPS puissent être associés au parcours de formation des jeunes en emploi d’avenir dans le secteur du numérique. Nous comprenons grâce à l’agent que la formation se déroule sous la forme de modules dont certains sont consacrés aux apprentissages du numérique, ce qui confirme en partie notre idée. En revanche, il semble que les ETAPS dispensent une formation qui est davantage de l’ordre de la remise à niveau et de la pré-qualification ; s’il s’agit de formation qualifiante, il faut se tourner vers les ETAQ (Espaces Territoriaux d’Accès à la Qualification). Malgré cela, il nous semble tout de même envisageable de réfléchir ensemble à des modules de formation aux compétences numériques de base ou de repérage des compétences informelles liées au numérique, ce qui constituerait une première étape pour des jeunes en emploi d’avenir, quitte à ce qu’ils intègrent ensuite un parcours en ETAQ.

Au final, au moment où l’agent en charge des ETAPS nous quitte, si la manière d’intégrer ce (ou ces) service(s) dans notre réflexion n’est pas encore tout à fait déterminée, nous souhaitons poursuivre avec eux la réflexion. Pour les 2 services de la Région (SIEN et ETAPS) qui ont de nombreuses raisons de collaborer, sans avoir eu jusqu’à maintenant l’occasion de le faire, cette rencontre est aussi l’occasion de créer le contact et d’échanger sur des possibilités d’association (ou comment la Transfo crée juste les moments d’échange…).

Passer à l’action

La matinée de travail n’est pas terminée pour autant. Ils nous apparaît de plus en plus clairement qu’il faut travailler sur le projet de repérage des compétences informelles liées au numérique pour les jeunes sans qualification. Et pour cela, nous aurons beau imaginer toutes les formes les plus innovantes d’ateliers, il nous faut avant tout construire le fond. Des membres de la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération, l’un des initiateurs de la 27e Région) qui passaient opportunément par notre atelier ce matin, nous suggèrent différents contacts à solliciter dans cet optique. Cela pose dès lors les questions de collaboration avec des experts « extérieurs » à la Transfo, question qu’aura également à traiter le futur Labo. Nous finissons la matinée, résolus à saisir ces possibilités d’apports extérieurs et à mettre en œuvre ce projet dès le mois de juillet, lors de la prochaine semaine Transfo.

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