TRANSFO PACA / Semaine 5 / Jour 2

Au programme de ce mardi et de demain, une plongée sur le terrain pour démarrer notre expérimentation « mon avenir dans le num’Eric » sur la base des cinq hypothèses et  scénarios que nous avons préparés. Aujourd’hui nous avons rendez-vous en début d’après-midi avec les responsables de la mission locale et d’un des ERIC-Cyber-bases de Martigues. Comme nous avons finalement eu des délais très courts pour préparer cette journée terrain, notre visite aura pour objectif de présenter la Transfo aux responsables, de prendre connaissance de leurs activités et de leurs éventuelles collaborations et de tester éventuellement certains de nos scénarios avec elles.

Nous profitons de la matinée pour faire le point sur nos avancées. Les remarques que nous ont faites certains agents, la veille, après avoir travaillé sur l’expérimentation « retours d’usages », nous incitent à formaliser nos avancées depuis décembre sur ce thème et à nous mettre d’accord sur comment nous voulons continuer.

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A midi, nous nous partageons en deux. Un groupe continue de travailler sur un schéma récapitulatif de nos avancées, à la fois sur la thématique emploi et sur la préfiguration  d’une fonction innovation dans la région.

recap

Un autre groupe de trois membres de la Transfo et un agent de la Région, part à la Maison de l’Emploi et de la Formation de Martigues. C’est sous ce même toit que se trouvent  la mission locale et un des deux ERIC-Cyber-bases gérés par la collectivité locale et dédié plus particulièrement aux chercheurs d’emploi.

La mission locale de Martigues

Nous rencontrons d’abord la Directrice de la mission locale et son adjointe. Le bassin d’emploi de Martigues est un bassin industriel et logistique avec un tissu dense de PME, beaucoup d’entre elles sont sous-traitantes des grosses entreprises du bassin de Fos-sur-Mer. Les 2/3 des jeunes accueillis par la mission locale ont le niveau 5 ou infra de formation et la mission locale utilise une offre de formation fournie et adaptée sur le bassin, pour accompagner les jeunes vers l’emploi : Formations industrielles (Certification sécurité, Centre national de la soudure, CFAI d’Istres), formations de base (ETAPS 1, Acquisition Compétences Clés – ACC), pré-qualifications (santé; commerce; hôtellerie), formations qualifiantes (animation sportive; santé; logistique; commerce/vente; secrétariat; hôtellerie;…), apprentissage (métiers artisanaux – coiffure, pâtisserie, carrosserie). La mission locale collabore avec  l’intérim sur des dispositifs CIPI et utilise aussi les clauses d’insertion pour placer des jeunes (bâtiment, nettoyage).

En matière d’emplois d’avenir, la mission locale compte pour l’instant seulement 14 contrats signés sur un objectif de 180. Ce sont essentiellement des associations militantes qui ont signé ces contrats, qui sont même pour certaines d’entre elles venues spontanément avec leurs candidats, sur la base d’un marquage politique fort.

Mais la mission locale voit des perspectives qui s’ouvrent au niveau des collectivités locales  (l’hôpital en premier lieu) et avec l’ouverture du dispositif au secteur marchand (la chimie verte et le bâtiment notamment en ce qui concerne le bassin de Fos-sur-Mer). L’enjeu pour la mission locale aujourd’hui est bien de trouver des employeurs. Elle n’a pas d’inquiétude, par contre, s’agissant de la construction des parcours de formation des jeunes en contrats, compte tenu de la proximité de Marseille et du fait que  l’AFPA et les deux CFA du bassin ont aussi déjà développé une offre de formation.

Bien que les locaux d’accueil de la mission locale soient côte à côte avec  les salles de l’ERIC-Cyber-base, les relations entre les deux structures sont décrites comme étant informelles et ponctuelles.  L’ERIC-Cyber-base organise des  ateliers sur les techniques de recherche d’emploi qui pour certains d’entre eux sont ouverts aux jeunes des missions locales. Mais les deux structures ne se sont pas fixé des objectifs communs ni n’ont monté de projets ensemble. L’enquête de satisfaction de l’ARML, à laquelle participe la mission locale, indique que les jeunes utilisent l’ERIC-Cyber-base et que son offre de services correspond aux attentes des jeunes,  mais la rencontre ne se fait pas de façon formelle.

A la fin de notre échange, nous testons deux de nos scénarios sur les services nouveaux que pourraient développer les ERIC, pour être acteurs de l’emploi sur leur territoire. Nos deux interlocutrices montrent de l’intérêt pour les deux. D’une part elles considèrent que beaucoup de jeunes qui ont du mal à rester sur les formations ou à se motiver pour engager  une formation longue, pourraient sûrement entrer plus facilement dans une des formations par le biais d’un module attractif d’accès aux compétences numériques de base. Elles posent la question de la reconnaissance, par le biais du PIM par exemple (Passeport Internet Multimedia). De la même manière, un certain nombre de jeunes ont manifestement des facilités avec le numérique et un scénario de repérages de leurs compétences liées à leurs pratiques aurait aussi du sens par rapport à de nombreux postes accessibles dans l’industrie du bassin, qui supposent des compétences  formelles dans le domaine numérique. Pour la mission locale, l’intérêt de telles expérimentations serait d’abord et surtout de formaliser ses relations avec l’ERIC-Cyber-base et de poser les bases d’une collaboration sur des objectifs communs.

L’ERIC-Cyber-base dédié à l’emploi

Nous nous rendons ensuite, à l’autre bout du corridor, dans une des salles de l’ERIC- Cyber-base, où nous attendent la responsable et trois animatrices. La Cyber-base (Réseau Caisse des dépôts) a le label régional ERIC. Elle est financée intégralement par la communauté de communes (postes et matériel) et gérée par celle-ci, qui prend par exemple toutes les décisions en matière d’embauche. Elle offre deux grandes salles d’accueil avec respectivement 5 et 10 postes et une importante documentation sur les métiers. Elle dispose par ailleurs de 6 postes informatiques mobiles

Le service de base de l’ERIC, c’est l’accueil pour l’orientation et l’accès à l’emploi, avec une priorité pour répondre rapidement aux demandes des chercheurs d’emploi (rédaction de CV, création de boîte mail, réponse offre d’emploi).

Une fois par mois, elle organise un semaine thématique emploi. Mais surtout, l’ERIC-Cyber-base a une convention avec le Pôle Emploi dans le cadre de laquelle il se rend directement un vendredi par mois dans les locaux du Pôle Emploi pour travailler sur le CV avec un public mobilisé par le pôle. En retour, l’ERIC-Cyber-base mobilise le Pôle Emploi dans ses locaux deux vendredis par mois.

La responsable  nous confirme aussi l’organisation d’ateliers de technique de recherche d’emploi pour les jeunes de missions locale, dont il n’apparaît pas qu’ils soient organisés à un rythme régulier. La Cyber-base est par ailleurs présente sur tous les les forums organisés localement, comme le forum alternance, ou le forum jeunes, qui aura lieu la semaine prochaine,  avec un focus « présentation des métiers ».

Tout comme avec la mission locale nous présentons nos deux scénarios sur ‘le module d’accès aux connaissances numériques de base’ et sur ‘l’identification des compétences numériques informelles’. Nos interlocutrices ne les trouvent pas décalées de leur réalité et y voient, comme à la mission locale, une possible opportunité de mieux travailler ensemble.

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