TRANSFO Bourgogne / Semaine 3 / Jour 3 – Déplacement ZAC de Baigneux-les-juifs

Départ dans les autos du conseil régional

Départ dans les autos du conseil régional

Nous accompagnons Anthony AUMAND, dans l’un de ses déplacements dans le Chatillonais. Au programme, une réunion pluri partenariale autour de la présentation par le Vice président de la communauté de communes et élu à Baigneux-les-juifs d’un projet d’extension de la ZA Val de Seine. L’occasion pour nous de découvrir le Chatillonais avec ses vastes plaines céréalières du plateau de Langres. Ici, nous sommes dans une communauté de communes qui regroupe 100 communes alors que le Pays en regroupe 110 ! Ce territoire de 190 000 hectares accueille 24 000 habitants ! Autant dire que la densité est faible et l’habitat très dispersé. Il existe sur le territoire un projet de Parc Naturel National, qui serait peut être un atout supplémentaire pour le territoire. Mais ce n’est pas le sujet du jour puisque nous allons parler perspectives économiques !

arrivée dans la ZAC

arrivée dans la ZAC

L’élu qui nous accueille, Fabrice DESCOMBES, est aussi entrepreneur dans cette même ZAC, à la tête depuis sa création en 2003 des Ateliers Pierre de Bourgogne. Il taille la pierre extraite localement pour en faire du dallage, mais aussi des éviers et autres mobiliers. Son entreprise compte 10 salariés. Trois autres entreprises sont aujourd’hui installées sur la zone. Autour de la table cet après midi, les agents du Pays et de la Communauté de communes, une représentante de l’Etat, trois représentants du Conseil Général, et Anthony pour le Conseil Régional.

réunion de travail sur le projet d'extension de la ZAC

réunion de travail sur le projet d'extension de la ZAC

Après avoir présenté le projet clairement, documents visuels à l’appui, chaque partenaire s’exprime sur la prise en charge possible des coûts d’étude et de travaux d’aménagement. Nous découvrons au fil du rendez-vous qu’en fait le prix au m² est défini par le domaine « environ 10 euros du m2 dans le secteur ». Les 23 000 m² à aménager représentent donc pour la communauté des communes un vrai apport financier pour un projet d’aménagement dont le coût ne dépassera pas 100 000 euros et impossible pour une communauté de commune de faire du bénéfice sur ce genre d’opération si elle a des aides publiques. La conclusion de la réunion est donc de dire que la Communauté de communes et la commune n’ont pas intérêt à demander des aides et devront par contre assumer la trésorerie… L’aménagement par étape semble donc le plus judicieux.

Après la réunion, tous nous demandent très interrogateurs ce que peut bien être la 27ème Région. Lorsque nous présentons l’expérimentation en cours, tous semblent très intéressés. A priori le numérique semble au cœur des enjeux de projection. Le schéma d’équipement développé par le CG est attendu avec beaucoup d’impatience sur les territoires « quand les habitants viennent s’installer ils demandent tous si il y a du réseau ».

Le premier schéma n’a pas été entériné … A priori il était trop ambitieux et coûteux et ne tenait pas compte assez de la spécificité des territoires. Autre enjeu, la privatisation de France télécom, l’opérateur ayant privilégié la charge des zones urbaines plus rentables ce qui demande aux pouvoirs publics de se repositionner. « Il ne faut pas construire des autoroutes pour faire passer des deux chevaux » nous explique le chargé de mission du Conseil Général.

interview du maire de Baigneux-les-juifs

interview du maire de Baigneux-les-juifs

Nous réitérons notre rituel de la vidéo-projection, qui demande à nos interlocuteurs de se projeter dans 30 ans. L’élu joue le jeu de la projection sur un ton très positif, petit village très dynamique qu’il voit progresser au fil du temps. En projet : la ZAC, une meilleure couverture numérique, la création d’un village pour personnes âgées…

Un PLU est en cours délibération sur Baigneux. Il a été impulsé pour permettre l’extension de la zone artisanale. Nous comprenons qu’il s’agit là plus d’une contrainte à surmonter au service d’une stratégie qu’un moyen de projection en commun pour le village. Les phases de concertation qu’implique la démarche sont souvent difficiles à mener à l’échelle des villages. Alors que les communes sont largement incitées à se doter d’outils d’urbanisme, il semble intéressant de questionner l’accompagnement, d’expérimenter des outils, d’inventer de nouvelles manières de travailler autour de ce dispositif.

Le Maire nous fait le portrait de sa commune. En 30 ans, la commune est passée de 6 à 1 agriculteur. « Il met ses tracteurs et moissonneuses sur un camion porte char et va travailler à plus de 30 km parfois. » Nous sommes surpris : un seul agriculteur pour tout le village ? Possède t-il toutes les terres ? Deviendra t-il le nouveau seigneur local lorsque les coûts de transport deviendront très élevés ? Nous apprenons aussi l’existence d’une étude Alterre Bourgogne sur la fragilité énergétique du Chatillonnais. L’association aurait mis en avant les enjeux énergétiques liés à la présence de grandes bâtisses sous occupées par quelques personnes âgées et dans lesquelles d’ailleurs la municipalité e du mal à se projeter… Pour l’élu, l’habitat restera « de la maison à deux pans plus adaptée aux manières de vivre. » et des déplacements automobiles très nombreux. Les employés de l’entreprise de l’élu vivent tous assez loin. Seuls deux d’entre eux habitent la commune. Certains vivent à Dijon (45 min environ en transport. La route nationale (déclassée en départementale) y conduit et un bus fait l’aller-retour express pour 3 euros seulement. La mobilité est un enjeu très fort pour le Chatillonais qui mise sur l’accessibilité pour le développement de son territoire.

La responsable de la Communauté de communes nous évoque l’existence des SATI 21, espace public numérique de la Côte d’Or. « Les agriculteurs font des visio-conférences pour s’informer sur les nouvelles politiques de la PAC. » Le numérique permet aussi la mise en place de soutien scolaire par des étudiants dijonnais dans des collèges locaux, suivi individualisé et à distance ! Un collège s’est même doté d’une option Chinois grâce aux nouvelles technologies. Autre particularité ici en Côté d’Or, le bus scolaire est ouvert à tous. La dispersion rend difficile le covoiturage… D’où l’argumentaire de l’élu : la zone artisanale permet concentration et regroupement, ce qui facilite le covoiturage.

Nous évoquons la situation institutionnelle fragile : « la fin des contrats Pays et la fin de période des fonds européens… ça fait un peu peur…. difficile de se projeter sur de nouveaux projets ! »

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