Pistes de projets

4 pistes de projets pour les « Espaces qui parlent »:

1/ « Les lieux partagés »

2/ Le Crieur Public

3/ Moi Z’ M, le journal photographique,

4/ Les explorations de Wazemmes


1/ Les lieux partagés


Ce projet entend qualifier les rues, les places, les parcs, les endroits délaissés ou « en attente » comme des espaces appropriables par tous et sources d’actions collectives.

Par ce projet, les habitants sont invités à composer avec l’espace environnant pour investir leur quartier et contribuer à le faire vivre. Les « Espaces Publics à Partager » activent l’imagination collective en proposant un cadre construit de mise en commun des idées et des énergies dans un but de réalisations concrètes, sources de nouvelles sociabilités.

Il entraîne un dynamisme de quartier par un cercle vertueux fait de l’accumulation d’occupations temporaires qui en suscitent de nouvelles. Le projet sous-entend l’implication de tous les acteurs du quartier en créant un dialogue ville/associations/habitants ancré dans une volonté d’action commune. Il participe au processus d’appropriation et d’identification au territoire de vie, qui constitue un des facteurs essentiels de la cohésion sociale (ou “vivre ensemble?”)

– Citation – Article n°16 des principes de l’agenda 21 de la culture : Les espaces publics sont des biens collectifs qui appartiennent à tous les citoyens. Aucun individu, aucun groupe ne peut être privé de leur libre utilisation, dans la mesure où les règles adoptées dans chaque ville sont respectées.

2/ Le Crieur Public

La réactivation du personnage du crieur public vise à alimenter la proximité à l’heure où les relations de voisinage et les réseaux d’entraide spontanée semblent faire défaut. Le crieur public représente l’idée d’une proximité inventive et festive, qui passe par l’investissement de l’espace public et par la diffusion d’informations locales.

Le crieur public s’adresse à tous (par exemple à ceux qui ne lisent pas le français) et peut être investit par tous (habitants, associations, élus, techniciens de la ville). Il active le dialogue social et la mise en relation des habitants d’un même espace de vie. Le crieur public devient un personnage local, identifié par tous, un porte-voix au service du quartier. Il invite à s’exprimer, à faire passer des messages, il renoue avec l’oralité et représente un véritable contre-pied dans le domaine de la communication. Le crieur public est vecteur de lien social et figure de proximité participant à la définition d’une identité locale. question : parle-t-on ici d’une réflexion sur le média de quartier (journal), qui nous amener vers le crieur public (oralité, proximité) ?

– Citation – France Info. « Crieur public », le nouveau médiateur social Lucie Montchovi – 14 octobre 2010 Longtemps colporteurs de nouvelles, ils sont aujourd’hui considérés comme des médiateurs sociaux dans les quartiers difficiles (…)

Au-delà de l’aspect fantaisiste, original voir particulier, les crieurs publics recommencent à prendre une place importante dans la vie sociale des quartiers. Ils sont un point de rencontre, ils poussent à l’échange. Décroche des sourires, un rire, des réflexions et provoquent le questionnement. Ils font de la proximité dans des villes où le dialogue est parfois difficile. Et si le quartier des Amandiers à son crieur public c’est grâce l’association « la 20ème Chaise ». Association très présente dans l’action sociale et culturelle à Paris.

Le métier de crieur fascine tellement que l’association « la 20ème Chaise » vient d’ouvrir des ateliers de formation de crieur public. On trouve tous types de profil de l’homme d’affaire en manque d’assurance au retraité en recherche de lien social. Le métier plait tellement qu’il existe même un championnat international ou les crieurs viennent se rencontrer tous les deux ans pour le titre de meilleur « crieur public du monde ».

3/Moi Z’ , le journal photographique


La collection de photos, en constant renouvellement, rassemblée par le média moi Z’M, diffusée quotidiennement ou mise en valeur lors d’évènements portés par les habitants ou par la ville, permet de valoriser les individus pour leurs capacités d’expression. Il donne une place à chaque participant en lui permettant d’être acteur d’une “œuvre” collective et dans le même temps acteur de son quartier. Moi Z’M délivre une vision singulière et décalée du quartier, portée par ses habitants. Il peut ainsi contribuer à des changements de regards sur Wazemmes, en son sein et à l’extérieur.

Il participe à l’émergence d’un territoire commun, à la construction d’une communauté de personnes autour de leur lieu de vie (le quartier) en permettant une contribution active mais légère de chacun à la création d’un objet commun, par le biais d’un outil devenu familier (le téléphone portable). L’usage du téléphone portable, même s’il concerne une majorité de personnes, peut laisser penser que cette proposition possède un caractère excluant. Néanmoins, elle a l’avantage de concerner une pratique caractéristique des jeunes, leur permettant de se sentir concernés et de s’impliquer. Moi Z’M ouvre un espace de parole publique pour tous, notamment ceux que l’on n’entend pas, qui peut devenir un symbole d’identification au quartier.

– Citation – « Le dernier élément indispensable à l’action politique est que la parole des « sans voix » apparaisse sur des scènes de manifestation spécifiques et qu’elle provoque, transgresse, l’ordre et la domination existante. » Jacques Rancière. La mésentente : Politique et philosophie, Paris, Galilée, 1995.

4/ Les explorations de Wazemmes



Les explorations de Wazemmes donnent de la valeur au quotidien. Chaque personne possède sa propre pratique du quartier, chaque personne habite le quartier à sa manière en créant ses petites habitudes, en développant des « arts de faire » avec son environnement social et physique.

Le projet propose aux habitants qui créeront leur balade de partager une intimité (relative) qui s’inscrit dans l’espace public. Banales voir invisibles si on n’y prête pas attention, ces intimités « publiques » constituent pourtant le visage d’un quartier. Les balades vont mettre en scène ces parcours personnels -parcours d’habitants ou parcours thématiques dans le quartier- et offrir ainsi un nouveau regard sur l’identité locale de Wazemmes composée de modes de vie pluriels. Le projet s’intéresse aux attachements des habitants au quartier, faits de lieux, de commerces, de souvenirs, d’histoires de vie… Il contribuera ainsi à mettre en exergue une localité faite d’un ensemble de territoires intimes, à découvrir ou redécouvrir par les habitants et par les personnes venant de l’extérieur.

Les balades de Wazemmes proposent une vision d’un monde commun qui s’inscrit dans la diversité et dans la quotidienneté. + rencontre physique entre les gens.

– Citation – « L’homme ordinaire invente le quotidien grâce aux arts de faire, ruses subtiles, tactiques de résistances par lesquelles il détourne les objets et les codes, se réapproprie l’espace et l’usage à sa façon ».

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Une réponse à “Pistes de projets

  1. Pingback: Habiter wazemmes- Co-élaboration | Du design de Macguffin

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