De possibles porteurs de projets?

Alors que nous approchons de la fin de la deuxième semaine de résidence au lycée Gabriel Fauré d’Annecy et que nos propositions s’affinent, nous les présentons à plusieurs personnalités stratégiques de l’établissement qui seraient susceptibles de porter les projets sur le long terme.

La cour d'entrée du lycée, sous le soleil

Marion Coupat, CPE, travaille à la fois au lycée et à l’internat. Elle a une connaissance très précise des élèves et du lycée. Elle est en charge de gérer une aide financière de la région pour le « projet de vie » de l’internat. Dans ce cadre, elle réfléchit à des dispositifs et des actions qui visent à créer plus d’espaces de détente et de moments de convivialité au lycée. Il s’agit de répondre à la fuite des lycéens vers les cafés du centre ville. Marion réagit plutôt positivement à l’idée d’installer une grande table dans la cour du lycée mais « il faudrait s’assurer, pour des raisons de sécurité, qu’un grand camion puisse toujours entrer dans la cour. » Mais ce qu’elle réclame depuis des mois en vain, ce serait que « l’on installe des bancs sur le bord de la cour, protégés de la pluie par la bordure du toit des bâtiment. C’est trop bête que vous ayez toujours vu le lycée sous le soleil. En hiver, on mange à la cantine en doudoune, et il fait moins quinze dans le foyer. » Le speed dating lui a donné des idées : « C’est vrai que ce serait bien pour que les élèves de l’internat fassent connaissance en début d’année. »

Nous rencontrons aussi M.Olry, chef des travaux. Il est en charge de la direction technique et de la gestion de la partie matérielle du lycée : informatique, vidéos projecteurs, commandes de livres, câblage…Il travaille au lycée depuis six ans. Il est très sensible au problème des « gens transparents» au lycée : « Il y a un repas commun à tout le personnel en début d’année mais il n’y a pas vraiment de partage. Chacun reste entre soi. » Il regrette que ses collègues ne soient pas plus respectueux du personnel technique et de nettoyage. « Il y a un employé qui passe plus d’une heure chaque soir à s’assurer que les fenêtres sont bien fermées et les lumières éteintes. » Le trombinoscope collectif affiché au lycée pourrait être une réponse possible mais « il faudrait constamment l’actualiser. Beaucoup d’agents de nettoyage sont des contractuels envoyés par la région qui ne restent ici que peu de temps. »

Quand je lui montre les projets qui vise à libérer et encourager l’expression lycéenne, M.Olry rappelle la nécessité de « trouver un équilibre entre les droits et le devoirs. Une ouverture totale conduirait à du n’importe quoi. » Mais il a très envie que les élèves prennent d’eux-mêmes des initiatives pour aménager le lycée. « Si ça ne tenait qu’à moi, les élèves pourraient peindre sur tous les pans de murs blancs de la cour. »

La cantine du personnel. Parmi eux, des porteurs de projets?

Une rencontre avec les représentants de la fédération de parents FCPE Françoise Herveleu et Sophie Megani et avec la responsable de l’association Entraide, Lucrèce Teissier, qui mobilise les lycéens et étudiants de Gabriel Fauré pour donner des cours de soutien à domicile à des élèves de primaire, ouvre des perspectives. Les parents d’élèves sont sensibles au projet de parrainage – « C’est d’ailleurs déjà une forme de parrainage non formalisé qui a lieu avec la bourse aux livres » organisée conjointement par la FCPE et le FSE rappellent-elles. « Il y a beaucoup de communication entre les parents, beaucoup d’entraide parentale. » Pourraient-elles nous aider dans la mise en place du projet de parrainage ?

Les professeurs sont également des porteurs de projets potentiels : des professeurs de lettres, philosophie et d’éco-gestion sont d’accord pour faire réfléchir leur élève au projet de signalétique poétique et critique dans le cadre de leurs cours.

Où sont les porteurs de projets?

A ce stade de la résidence, nous jugeons nécessaire de tenir la région au courant de notre action. Jacky rencontre Jean-Pierre Delbegue et Cécile Ouvrier-Buffet, de la direction des lycées à la région Rhône Alpes. L’entretien consiste à leur expliquer la démarche de la 27e Région. La région ne s’impose pas aujourd’hui comme un véritable relais.

La réaction des « adultes » du lycée à nos projets sont dans l’ensemble positive. Il faut désormais créer le cadre dans lequel certaines personnalités pourraient se positionner comme porteurs de projets à moyen et long terme.

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