Journée Kulte: la parole aux lycéens

La journée Kulte

Le lycée Gabriel Fauré est aujourd’hui entièrement investi par le festival organisé par les lycéens membres du FSE (association du foyer socio-éducatif). C’est une journée banalisée : les cours sont annulés et les élèves sont invités à assister à des spectacles et des concerts qui reflètent la variété des pratiques culturelles ayant lieu au sein du lycée. La programmation a été conçue par les lycéens.

Danse à la journée Kulte

Thiphaine, élève en horaires aménagés danse, s’est beaucoup impliquée dans l’organisation de Kulte. Elle met le feu pendant une bonne partie de la matinée avec d’autres jeunes danseurs de hip hop sur une scène installée dans la cour de récré. Alors que cet espace est d’habitude déserté par les élèves, ils sont aujourd’hui nombreux à s’y être rassemblés pour applaudir les artistes.  Au cours de l’après-midi on peut assister à un concert de jazz dans le foyer de l’espace Gabriel Fauré, qui revêt un aspect totalement différent d’à l’accoutumée. Le lourd rideau de velours noir qui bloque la lumière lui confère une atmosphère chaleureuse. On peut aussi préférer assister au défilé des élèves du CFA qui présentent leurs créations coiffure. Des évènements ont lieu simultanément pour que chacun choisisse selon ses goûts.

Retour sur le speedating

Des groupes d’élèves sont tranquillement assis ici ou là, en particulier autour des tables de jardin qui ont été installées dans la cour pour l’occasion. C’est le moment idéal pour aller à leur rencontre et les interroger sur ce qu’ils retiennent de nos projets, notamment de l’événement speed dating d’hier, et sur ce qu’ils perçoivent de l’action de la 27e Région. Olivia, interne, élève de seconde en horaires aménagés musique, est un peu incertaine quand je l’interroge : « Vous posez des questions. Vous vous intéressez pour améliorer des choses. » En revanche, quand il s’agit de décrire le speed dating d’hier auquel elle a participé, les mots lui viennent plus facilement : « C’était marrant. Surtout, c’était pratique, enfin, utile. Ca a permis de rencontrer des gens. Il y a des filles de l’internat à qui c’était la première fois que je parlais. C’est pas le genre de filles avec qui je traîne d’habitude. »

Rebecca, qui était venue avec elle, qualifie le speed dating de « drôle » et « trop court ». « C’est dommage que tout le monde se soit dispersé à la fin » regrette-t-elle. Je l’interroge sur ce dont elle a discuté lors du speed dating : « On a parlé du lycée, de nos options et de ce qu’on voudrait faire plus tard. On a comparé les lycées avec des élèves de Lachenal. » Sur la 27e Région : Vous organisez des choses entre lycéens. Vous répondez à nos attentes. Vous améliorez les choses. »

La cour de récré le jour de la journée Kulte

Que fait l’équipe de Territoires en Résidences selon vous?

Jonathan élève trompettiste, a participé aux deux réunions d’information que nous avons organisées au lycée. Décrire l’action de la 27e Région en trois mots ? « Innovation, engagement, changement. » Il précise ce qu’il entend par innovation : « L’innovation ça va avec le changement. C’est apporter du nouveau et une nouvelle façon de voir les choses. Au sein du lycée on manque de recul. Parmi vos projets, il y a des idées auxquels on n’aurait pas pensé. J’aime en particulier ceux qui visent à améliorer la communication, la grande table, le speed dating… »

Chloé est élève en première S2 avec l’option audiovisuel. Elle nous a accompagnés hier au Pâquier pour filmer le speed dating. Avec d’autres élèves, elle réfléchit déjà à comment l’organiser elle-même. « Il nous faudrait un créneau de 15/20 minutes pour que les gens puissent continuer de discuter ensuite. La pause c’est un peu court. » Si pour elle, la 27e Région, c’est « de l’animation pour tous publics», pour Angelina, élève en terminale STG, « c’est une approche…une visualisation…une analyse des points forts et des points faibles de toute la structure du lycée. » Elle est à l’internat et elle a entendu parler du speed dating d’hier. « Ca a l’air sympa » dit-elle. Je lui demande son avis sur notre projet de signalétique poétique et critique. A propos des plaques de rues peintes à la peinture à tableau sur lesquelles les élèves pourraient inscrire leurs propres dénominations, elle s’enthousiasme : « C’est une idée innovante ! ». Pour le grand escalier, on parle souvent de « l’escalier du milieu. » L’accueil vitré dans le hall du lycée c’est « l’aquarium », la salle R300 c’est « la salle des langues. » L’idée de marquer des itinéraires et des tags au mur l’emballe moins – « ce serait vite dégradé ».  Quant à la grande table placée dans la cour « Ca ne changerait rien. Les groupes d’amis resteraient entre eux. »

Le lycée, un terrain complexe

Aller au contact des élèves, tester des idées auprès d’eux, imaginer d’autres projets au cours de la discussion, est le travail quotidien de l’équipe de Territoires en Résidences. Nous n’oublions pas cependant que les élèves ne sont pas les seuls destinataires de notre action. Professeurs, personnel administratif, mais surtout agents techniques et agents de nettoyage sont aujourd’hui au cœur de notre réflexion. Le lycée, qui comprend des catégories de personnes dont les perceptions varient beaucoup, est un terrain de travail complexe. Traiter ses habitants comme un tout ou spécifier les attentes des différentes communautés consiste presque en une décision politique.

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