Première journée de résidence au lycée Gabriel Fauré à Annecy

Lundi 22 mars, l’équipe de la 27e Région prend ses quartiers au Lycée Gabriel Fauré à Annecy pour une première semaine de résidence. Stéphane Vincent accompagne une équipe composée de Jacky Foucher et Jean-Sébastien Poncet, designers, Camille Pène, doctorante en histoire de l’art, et David Masson, étudiant aux Beaux-Arts d’Annecy et ancien élève du lycée.

L’équipe cherche dans un premier temps à s’installer dans un espace qui soit à la fois ouvert sur le lycée et où les élèves et professeurs puissent les trouver facilement, tout en ménageant un espace de calme pour travailler. Ce compromis initial définit le fonctionnement de la résidence, qui articule des temps de dialogue avec les habitants du lycée et des temps de conception. Installés dans une salle de musique, nous travaillons au rythme des airs de flûte et du chant des élèves. La pratique musicale n’est qu’une des facettes de la riche vie artistique du lycée, qui offre également des options arts plastiques et cinéma.

L’objectif essentiel de la journée consiste à organiser la visibilité de l’équipe de Territoires en Résidences. Nous accrochons dans le hall, le foyer, les couloirs, la salle des profs et l’internat des affiches qui présentent l’équipe et annoncent une réunion publique d’information prévue pour mardi soir.

Les résidents accrochent des affiches d'information dans les couloirs du lycée

Le lycée Gabriel Fauré se distingue par le calme qui y règne. En fin de matinée, un groupe d’élèves s’installe à une table dans le foyer. Ils déploient jeux de cartes, bonbons et cahiers et s’apprêtent à travailler dans un esprit mi-studieux mi-école buissonnière. Nous espérons perturber cette paix scolaire en ouvrant le débat sur la question de la citoyenneté au lycée. C’est une notion compliquée et nous avons choisi de l’introduire auprès des élèves : « Où s’arrête la vie scolaire ? » « Quand j’y fais du sport, quand j’y écoute de la musique, suis-je encore au lycée ? ». Ces questions interrogent la délicate frontière entre l’espace public et l’espace scolaire, qui sous-tend le problème de la citoyenneté au lycée.

Les élèves travaillent et se détendent dans le foyer du lycée à la pause

Partis à la rencontre des élèves, nous sommes frappés par le contraste entre des élèves plein d’aplomb et d’énergie, impliqués dans l’organisation du festival culturel Kulte, et d’autres élèves plus timides qui peinent à formuler des envies et à prendre des initiatives. Ils murmurent « C’est à nous de nous adapter au lycée, pas à lui de changer », avant de concéder qu’ils aimeraient bien profiter de la journée don du sang pour poser un acte citoyen. Derrière les groupes d’élèves cloisonnés – les élèves de 1ère STG restent entre eux, les CAP coiffure sont cantonnés à une extrémité du bâtiment – pointe le désir timide de communiquer mieux et d’agir ensemble.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s