Archives mensuelles : novembre 2009

Aqui.fr en parle

Nous avons reçu la visite d’un correspondant de Aqui.fr lors de l’atelier que nous avons organisé Mardi matin. Voici l’article : Une plateforme territoriale numérique pour les quatre communes du Grand Projet de Ville de la rive droite?

Un jeudi pour découvrir le Parc des coteaux

Ballade en balcon

Ce jeudi, nous nous donnons rendez-vous dans les locaux de Côté Sciences, association basée à Floirac, qui émane de l’association bordelaise Cap sciences (http://www.cap-sciences.net). Notre hôte du jour, Alexia Sonnois, coordinatrice du projet Côté Sciences, ainsi qu’Emmanuel Nagoua, responsable à l’environnement de la commune de Lormont, nous guident sur « La boucle du coteau », un ballade dessinée par Côté sciences qui permet d’appréhender le Parc des Coteaux par un parcours dans le domaine de la Burthe,côté Floirac. Nous sommes accompagnés de Marina Dufeal de l’université Bordeaux 3 et Amélie, stagiaire sur l’étude des pratiques du Web 2.0 sur le territoire du GPV.

Les participants se rassemblent devant chez Côté Sciences, Alexia Sonnois explique la "Boucle du coteau"

Au fil de la promenade,  Alexia et Emmanuel nous présentent le Parc des Coteaux à travers son unité géographique, topographique et paysagère. Ils nous font découvrir le site de l’Observatoire, 15 hectares de Parc offrant une vue spectaculaire sur la Garonne, qui héberge des bâtiments consacrés aux recherches astronomiques pour l’université Bordeaux I, mais qui doit être vendu prochainement. L’occasion de souligner les menaces foncières de ce territoire : une volonté de densification, des promoteurs très intéressés, le rêve de la maison individuelle, un espace méconnu et donc peu défendu… Comment éviter en effet le « grignottage » par les constructions de bordure (lotissements, maison de retraites…) ?

Sur le domaine de l'Observatoire de l'Université, en haut du chemin de Tirecul

Pourtant, le rôle du Parc n’est pas superflu : C’est un piège à carbone qui permet le maintien de la qualité environnementale, il joue un rôle sur le bien être et le psychisme humain, joue un rôle d’apaisement social, il maintient des zones d’obscurité en préservant la nuit…. C’est d’ailleurs cette « présence verte » qui motive les uns et les autres à emménager dans les environs. S’il existe bien un projet urbain qui vise à conserver un « lien vert » entre les 4 communes (Bassens, Cenon, Floirac, Lormont), pour Emmanuel Nagoua, il ne faut être vigilent à ne pas limiter l’existence de ce parc à un simple coup de crayon sur la carte, mais il faut le penser dans son épaisseur. Ce parc doit permettre l’interaction entre Nature et Homme pour y« Rencontrer des autres vivants » . Il s’agit alors de trouver un équilibre entre le maintien de la biodiversité et l’accueil du public qui appelle de ses voeux le retour dans son environnement d’un brin de « sauvage » ! Pour découvrir les acteurs et les projets d’aménagement du Parc : http://www.surlarivedroite.fr/pageseditos,96,left_82FECD49.html

Les marcheurs en pleine ascension

Enfin – et nous prêtons particulièrement notre oreille d’expérimentateurs dévoués à la plateforme d’innovation ouverte en devenir sur le territoire – Emmanuel Nagoua souligne que même s’il existe des spécificités historiques locales (Ermittage > industrie, Beauval > villégiature…), le parc rassemble de la plus belle des manières les 4 villes. Profitons-en, prenons appui sur cette grande richesse pour bâtir la plateforme commune, l’image commune, le lien virtuel ! Il y a du travail : beaucoup d’habitants ne le connaissent pas, ou jugent le Parc comme inaccessible. Il est vrai que ce territoire a été longtemps relégué au second rang des préoccupations, et qu’il est largement lacéré, mité : pont d’Aquitaine, rocade, domaines privés. Comment donner envie du dehors ? Le tout écran n’est certainement pas la solution, mais l’existence de repères cartographiques en ligne pourrait aider. Repères qui renverraient vers le terrain. Là encore nos discussions portent sur le besoin de faire preuve de pédagogie dans l’élaboration d’une interface entre terrain numérique et territoire. Et que les deux souffrent souvent du même déficit d’appropriation par les habitants. Le parc est surtout présent en idée chez les professionnels locaux et partenaires (CUB/ CG/ CR). Il ne faudrait pas qu’il en soit de même pour la « plateforme »…

le Castel et son parc

 

Retour en bocal

Impressionnés et ravis du temps exceptionnellement ensoleillé (pour la semaine !) dont nous venons de bénéficier, nous regagnons les locaux de Côté Sciences. Bilan ? Quelques traces de boues sur les chaussures, quelques douleurs dans les cuisses pour les moins sportifs d’entre nous (environ 60 mètres de dénivelé tout de même), mais rien de bien grave.

De nouveaux participants nous rejoignent : Nordine Guendez responsable du service culture, jeunesse et vie associative de la ville de Cenon, Pascale Wertheimer, responsable du développement écologique à Floirac ainsi que la responsable de la communication liée aux rénovations urbaines de Floirac. Nous parlons rapidement de l’objet de notre présence sur le territoire, et présentons les expérimentations en cours, les outils en développement. La conversation embraye rapidement sur l’intérêt d’un outil numérique dans le cas particulier du parc.

Le numérique peut devenir :

– un outil de communication,  pour valoriser l’image et faciliter l’accès au parc, (ballades en ligne, blog commun…) même s’il ne sert a rien de retrouver les mêmes infos que sur les sites des villes… comment créer du « plus » de qualité ?
– un outil de travail : recenser, partager les travaux, diagnostics, renforcer la coordination entre les parc et différentes villes (Lormont a par exemple déjà réalisé un diagnostic précis de la biodiversité, et défini un axe d’action pour la maintenir).
– un outil de co-construction : comment les usagers et autres amoureux de la nature peuvent contribuer au suivi du parc, améliorer sa connaissance, sa préservation ?

Nordine Guendez retient avant tout la philosophie concertative et collaborative de la plate-forme, plus que la mise en place d’outils et d’équipements nouveaux. Sont aussi abordés les projets déjà amorcés par les participants à la table ronde. Côté Sciences aimerait pouvoir proposer des guides de ballades en ligne et Emmanuel Nagoua voudrait répertorier et valoriser les connaissances du Parc via un blog, jusqu’à permettre aux visiteurs de compléter les articles…

Comment alors faire émerger de nouveaux projets ? mobiliser d’autres acteurs ? sensibiliser les élus ? valoriser l’existant ? Autant de questionnements que nous tenterons d’aborder lors de notre prochaine résidence en espérant pouvoir alimenter la Boîte-à-idées !

Mercredi pluvieux, Mission repérages

Pour ce mercredi férié, nous avons pris nos quartiers chez POLA, coopérative artistique et culturelle de Bordeaux (http://www.pola.fr), et plus spécialement dans les locaux du Bruit du Frigo, l’association qui prendra en charge prochainement une résidence dans un lycée à Tinqueux près de Reims. Nous rencontrons à cette occasion une photographe/vidéaste qui effectue depuis 3 ans un travail artistique sur les transformations urbaines sur la Rive Droite. Membre du collectif Point Barre http://pointbarre.biz, Anne Laure Boyer (déjà repérée lors de notre première exploration du Web http://annelaureboyer.free.fr), suit en image les transformations des quartiers en rénovation urbaine. Travail d’archive qui suit un fil créatif très personnel, elle travaille le portrait des lieux comme espaces intimes, témoin d’un état presque psychique. Au fil du suivi de la démolition des tours, elle rencontre des habitants, leur propose d’effectuer un dernier portrait de leur logement bientôt disparu… une vocation de trace patrimoniale individuelle et collective. Ce travail artistique mené avec le soutien de la ville de Floirac et d’autres collectivités du territoire, l’a conduite à découvrir de près les enjeux du processus d’aménagement. Lors de notre prochaine résidence, Anne Laure sera installée dans une boutique encore vide du nouveau centre commercial de Floirac. Elle nous invite à passer la rencontrer In Situ.

Série 55metres / Photographie d'Anne Laure Boyer

5 5 M E T R E S / 2007- 2008 Photographie d'Anne Laure Boyer extraite d'un ensemble de 18 photographies, réalisées à la chambre et au 24x36

Pour préparer l’Atelier Parc des Côteaux qui se déroulera demain, nous passons notre après-midi plus que pluvieux à prendre la mesure du Parc des Côteaux qui s’étend de Bassens à Floirac, et nous familiariser avec ce terrain. Nous prenons conscience de son immensité, de sa cohérence géographique et paysagère en balcon sur la Garonne et la ville de Bordeaux. Cela n’évite pas son morcellement, puisque nous découvrons avant tout « Des parcs » qui se succèdent, dont les porosités paraissent timides…. Notre repérage s’effectue en voiture, quelques pauses aux niveaux d’entrées plus identifiées, quelques arrêts le long des nombreuses entrées dissimulées. Nous tournons autour de ces grandes étendues boisées et accidentées, dans un paysage largement investis par des chantiers divers. Prise de conscience d’un grignotage qui continue à gagner sur l’épaisseur des Parcs.

Repérages

Parc Palmer, entre équipements sportifs et Parc

Panorama sur Bordeaux

Nous tenterons de découvrir demain quels sont les enjeux écologiques, culturels, sociaux, urbains… de ces espaces, du travail des acteurs locaux, et du rôle possible du Numérique pour aller dans le sens de la préservation et de la valorisation de cet espace naturel au cœur des 4 communes inscrites dans le GPV.

Mardi, nourrir les échanges, ouvrir le débat numérique

Ce matin nous avons rendez-vous à la CyberBase de Cenon avec quelques participants de l’atelier de la veille, auxquels s’ajoutent de nouveaux arrivants : Dorothée Caine de la CyberBase de Cenon et Gilles Massini responsable de l’aménagement numérique du Conseil Général de la Gironde, Yannick Delneste du journal Sud-Ouest et un journaliste du journal en ligne aqui.fr www.aqui.fr

Nous présentons les idées de la veille et les approfondissons en proposant de nouvelles pistes de projets…  L’occasion d’échange plus étroits avec Jacques Brunet de L’Echo des Collines et de Claire Migné stagiaire à Musiques de nuit. Nous échangeons collectivement sur les expériences existantes qui permettent d’alimenter le débat, parfois peuvent devenir ressources. Parmi les exemples cités,  Dis moi où ? est un site qui permet de répertorier les restaurants de quartier sympa. http://dismoiou.fr

Initié par la ville de Brest, @brest met en réseau et relie au Web les acteurs et actrices de l’internet et du multimédia à Brest et dans les régions francophones. http://www.a-brest.net

Le Wikibrest est un exemple d’un site collaboratif à l’échelle d’une ville qui permet de croiser connaissances locales et bons plans. http://www.a-brest.net

Pour découvrir un site qui vous relie à votre quartier et à ses habitants. http://www.peuplade.fr,

La ruche à Rennes est une association particulièrement active dans ce domaine, qui accueille en ce moment une autre équipe de Territoires en Résidences. http://beta.ruche.org/

Un film de Ivo Gormley qui permet de se rendre compte comment la participation massive peut contribuer, via Internet, à redistribuer les cartes de la démocratie. http://www.usnowfilm.com

Fabien Eychenne de la FING, qui va suivre le projet jusqu’à la rédaction du cahier des charges de la plateforme, alimente les échanges en s’appuyant sur le rôle de réseau de la FING http://www.fing.org.

Pause repas du midi chez néné l’occasion de tester les joies « du guide du routard local » puisque ce resto ou nous convie Jean Christophe Blancand nous plonge dans l’ambiance d’un Cenon populaire et fort accueillant !

 

Après-midi studieuse pour préparer la rencontre du soir, où Sophie Trouillet du GPV précise la démarche de la Plateforme d’Innovation Ouverte, où nous restituons quelques pistes issues de l’atelier juste terminé, nos outils en expérimentation, et où nous anticipons « l’atelier Parc » programmé pour jeudi en interrogeant les personnes sur leur vision et leur connaissance du (des) parc(s). Quelques rencontres particulièrement intéressantes, avec techniciens mairie de Cenon, Haut de Garonne développement, Delprod représentée par de nouveaux membres, Moussa DIOP journaliste pour la rubrique Vies d’ici Vues du journal Tempo de Cenon d’ici figure de la démocratie participative locale.Rencontre du mardi soir....

Présentation publique par petits ateliers

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Rencontre avec M. Moussa diop

Seconde semaine de résidence Hauts-de-Garonne, c’est parti !

O2 Radio nous accueille au sein de ses studios pour animer l’atelier du jour « Médias Hybrides ». Une douzaine de personnalités passent l’après-midi avec nous*.

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Atelier Média Hybrides / O2 Radio

* (Jean Christophe Blancand, Jérôme Soler d’O2 Radio, Rachid Ghoula et François Vergnon de la Cyberbase de Cenon, Jacques Brunet et Béatrice Corceiro de l’Echo des collines, Claire Migné de l’association Musique de Nuit, Guy Lievin personnage incontournable du sport dans la rive droite ainsi que Abner Kongo et Boudjilmal Abasse de l’association Delprod nous ont fait le plaisir de participer à cet atelier.)

Nous amorçons l’atelier par une brève présentation de notre précédente résidence en juin, et sur le cadre de notre implication dans le GPV. Les convives sont des tous acteurs investis dans le monde associatif, convaincus de la nécessité de fédérer les énergies. Une répartition spontanée se met en place autour de trois tables de discussions.


Avant la rencontre, nous avons listé une série de mots-clefs (mots et images)  issus de deux champs un peu arbitraires, celui du territoire (géographie, équipement, etc.) et celui du numérique (technologies, usages, etc.). Dans l’optique de confronter les mots de ces deux familles et faciliter la co-création entre convives qui ne s’étaient éventuellement jamais croisés, nous avons programmé un petit logiciel qui  associe mots et images de manière aléatoire.

Cet exercice expérimental et stimulant a permis de faire émerger des pistes de projets : boîte-à-idées .

Par exemple, la piste « les indiens sur la colline » propose une nouvelle manière de se repérer, de s’orienter sur le territoire en ligne : l’anti Google Maps ! Il s’agit de s’éloigner de la toponymie objective (noms de rues, etc.) et d’utiliser les dénominations usuelles, subjectives et du bouche à oreille comme si nous demandions notre chemin en baissant la vitre de la voiture!

Le « guide du routard du GPV » est un guide participatif où les habitants transmettent la mémoire, les bons plans et les bonnes adresses de leur territoire! Ces avis vont se confronter, ainsi un habitant va nous indiquer une bonne table, ou une personne en fauteuil roulant nous précisera que ce restaurant n’a pas d’accès handicapé et proposera des itinéraires plus accessibles.

D’autres idées ont vu le jour comme « l’audio-guide à vélo » qui dès la location propose une série d’itinéraires. Au gré de sa ballade dans le Parc des Côteaux, une série de « hotspots wifi » diffusent des anecdotes, des histoires, et des informations sur le parc ou le quartier, recueillies auprès des habitants, de visiteurs.

En fin d’ateliers les pistes se sont changées et discutées entre groupes autour d’un verre de Fronsac !

Pour clôturer en beauté la première journée, Jean Christophe Blancand nous propose de réaliser une table ronde lors de son émission de 19 heures sur les ondes encore analogiques d’O2 radio. Il nous avait déjà invité en juin, et comme nous revenons en décembre, le rendez vous est pris à O2 Radio ! Merci Jean Christophe !

Résidence en région Paca / Présentation des projets

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Pour la présentation/discussion, nous acceuillons à la FING l’équipe AGIR au complet et un certain nombre de personnes externes aux services, qui ont soit accompagnées la résidence soit été intriguées par la démarche.

Avant de présenter les projets, nous retraçons la structure de la résidence : une première semaine sur le terrain conclue par l’organisation d’un workshop du FORUM AGIR, une deuxième semaine en collaboration avec les chargés de mission AGIR pour esquisser une série de projets potentiels et une troisième semaine de mise au point des outils sélectionnés.

AGIR près de chez vous.

Voir les projets à même la territoire

Il s’agit de rendre accessible les expériences des porteurs de projet par une vue cartographique. L’enjeux étant que  tout un chacun se projète dans la réalité des projets, de leur proximité. Chaque projet seras pointé sur le territoire par une vidéo fabriquée par le porteur de projet.

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Maquette de la plateforme cartographique - http://agirpresdechezvous.hostzi.com/

« Quels outils pour raconter mon projet à tout le monde »

Nous présentons l’expérimentation faîts avec Isabelle Cacard sur le blog http://lafermedelauthentique.wordpress.com. La contrainte autour de cette plateforme étant double. D’une part, tester des formes narrations qui donnent envie d’être lue par tout un chacun. La présentation de chaque projet se construis autour d’un montage de textes, photos et vidéo auto-produits.

La ferme de l'authentique

Blog co-conçus avec Isabelle Cacard - http://lafermedelauthentique.wordpress.com/

D’autre part, offrir au porteur de projet un espace de narrations assez libre pour éviter le coté « formulaire » tout en étant assez structuré pour que des lectures transversales entre les différents projets soient possibles. La « règle du jeux » s’articule donc autour de 10 questions simples sur l’origine du projet, les suggestions qu’ils feraient à un autre porteur de projet …

Test de protocole

RENDEZ-VOUS SUR SITES

« Moi aussi je peux le faire »

Les projets une fois sortis de terre ont beau exister, ils donneront réellement l’envie d’entreprendre une fois vus dans leur contexte. Se rendre compte de l’échelle humaine du projet rend la démarche accessible et imitable. L’enjeu est de rendre visible les projets exemplaires à l’échelle de la région.

Imaginons qu’AGIR mette en place et coordonne des rendez-vous sur sites. Ils deviennent alors le prolongement de la plateforme web AGIR PRÈS DE CHEZ VOUS qui facilite l’identification des projets et l’organisation de ces visites in situ. Pour cela, Agir propose à 3 types de publics de se rendre sur place et d’échanger avec le porteur de projet.

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

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La région affiche et partage les ajustements des appels à projet.

Chaque nouvel appel à projet nécessite des mises au point à effectuer avec les premiers porteurs de projets sélectionnés. Aujourd’hui cette période n’est pas rendue visible. Or il semble que cette étape soit un élément fondamental lors de la création d’un nouvel appel à projet: il assure la pertinence des critères, tout en permettant AGIR d’affiner son expertise.

Comment mettre un coup de projecteur sur les ajustements entre les critères imposés par l’appel à projet, et les réalités du terrain auxquelles fait face le porteur de projet. Il y a donc un enjeu à imaginer un outil collaboratif numérique qui met en scène et actualise la correspondance qui s’installe entre Agir et les porteurs de projets.


Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

AGIR Mode d’emploi

Comment est ce que je travaille avec AGIR

Les acteurs relais AGIR sont divers et nombreux. Leurs répartitions change selon les appels à projets. De fait le porteur de projet à beaucoup de mal à se positionner par rapport à cette complexité ambiante. Comment lui faciliter la tâche afin qu’il puisse se projeter dans une collaboration avec AGIR? Pour cela, il lui faut comprendre le rôle des principaux interlocuteurs avec lesquels il sera
amené à échanger. Imaginons un outil qui permette au porteur de projet de s’orienter rapidement vers le secteur qui lui convient. Ce document décris simplement les étapes de collaboration avec AGIR



Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

Débats de quartier

« Les quartiers peuvent devenir le leviers des futurs comportements énergétiques »

Dans un contexte urbains, les quartiers bénéficient d’une échelle où le débat peut prendre place. Quels moyens envisager afin de générer discussion et proposition? AGIR fournit dans ce cadre un outil d’amorce de discussions.

Les vidéos Vodpod ne sont plus disponibles.

Après cette brève présentation des projets, la discussion réussit à faire intervenir les différents types d’acteurs sur les façons dont ces projets pourraient être mise en œuvre. La présence d’acteur des Espaces Régionaux Internet Citoyens permet d’évoquer une première collaboration pour lancer la plateforme AGIR près de chez vous. Annick DELHAYE, vice présidente Région, déléguée au développement durable, détaille la façon dont ce type de projet doit être porté au niveau politique, notamment sur les enjeux de transversalité entre directions qu’engendre ce type de plateforme. Ensuite, les interventions des chargés de missions AGIR lancent le débat sur la mise en œuvre de ces projets, des façon dont ils pourraient impliquer leurs porteurs de projets et leurs acteurs relais. Les livrets détaillant les projets et leurs possibilités de mises en oeuvres sont distribués aux différents acteurs.

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Mais au fait les Hauts-de-Garonne ?

L’entrée dans la résidence

Retrouvailles du dimanche à Cenon, reprenons le fil… Après avoir découvert des “usages locaux” d’internet tous azimuts, fait de nombreuses rencontres, construit des outils d’échange et de collecte, retour en cogite pour tenter de préciser le cadre et la direction de notre intervention. Inscrits dans l’expérimentation en amont de la mise en oeuvre d’une plateforme d’innovation ouverte… nous décidons d’axer notre intervention sur la recherche d’un chemin, d’une méthode de mobilisation collective. Nous nous demandons alors :
Comment le numérique peut-il être source de mobilisation ?
Comment faire évoluer les méthodologies de la concertation ?
Comment imaginer le numérique comme activateur du territoire, révélateur et catalyseur des dynamiques existantes ?

Nous nous inscrivons en effet dans plusieurs contextes de projets et d’espaces à la fois. Ainsi que nous tentons de l’expliquer succinctement sur le site de la résidence, notre action s’insère dans un projet engagé par le GPV des communes de Bassens, Cenon, Floirac et Lormont et la FING : une “Plateforme d’innovation ouverte (et numérique)”. Brièvement, il s’agit d’un programme centré sur les bénéfices potentiels que les technologies web/numériques (les blogs locaux des habitants, les réseaux sociaux de type Facebook, mais aussi par exemple le partage d’informations en ligne par les sociétés de transports en commun, entreprises du secteur numérique, acteurs institutionnels, associations à but culturel, social, sportif…) peuvent apporter aux 4 communes de la rive droite de Bordeaux rassemblées au sein du GPV. Et surtout à leurs administrés, qu’ils soient particuliers, entreprises, associations !

Daniel Kaplan (de la FING) écrit :

« L’objectif du projet consiste à définir et spécifier un dispositif, une plate-forme d’innovation numérique, qui faciliteront la conception, la production, l’échange et la diffusion de contenus et de services urbains. La plate-forme s’adressera à tous les acteurs du territoire, à la fois en tant qu’utilisateurs et qu’innovateurs : citoyens, associations, créateurs, groupes informels, médias, entreprises, acteurs publics.
Dans l’esprit d’une réappropriation du territoire, il s’agit à la fois :
D’enrichir concrètement l’offre de contenus et de services issus du territoire et destinés à ses habitants,
D’abaisser considérablement les barrières à l’innovation et à l’intervention dans le quotidien du territoire. »

Entrées complémentaires

Est également conduite pour ce projet une étude sous la direction d’Amar Lakel du MICA, laboratoire de l’Université Bordeaux 3, spécialiste de l’audit de communication. Depuis plusieurs mois ce laboratoire conduit des recherches d’ordre qualitatif, et dorénavant quantitatif, sur le “territoire en ligne”.
Notre approche du territoire par le biais de la résidence, de l’expérience du terrain doit apporter un regard complémentaire sur ce futur dispositif, cette plateforme en co-construction. Et nous permet de questionner son échelle.

En effet, entrer par une porte très localisée permet de penser une « plateforme sans frontière », une plateforme dont la consistance vient des connexions des individus avec la ville, la région, le monde (chacun est relié à son lieu de vie, à son lieu de travail, à ses accroches sentimentales, à son pays d’origine…). Notre micro entrée par Cenon nous permet de nous connecter à des acteurs de toutes les communes limitrophes, de nous ouvrir à l’activité de l’agglo bordelaise, d’aller jusqu’à interroger les liens forts existants avec le Portugal, l’Afrique, l’Amérique Latine….

La résidence doit permettre d’inventer des outils, de tester une démarche, de visualiser à travers le maquettage de projets concrets quelle(s) forme(s) pourrait prendre cette plateforme, et quels chemins peuvent y conduire. La résidence est une amorce au projet global, qui cherche à faire émerger des dynamiques, des acteurs, des projets en gestation sur le territoire.

Dans ce dessein, 3 axes de travail pour cette semaine

> La tenue d’ateliers de “co-création” réunissant des acteurs issus de milieux professionnels variés, en petits groupes, avec une méthode et des outils expérimentaux (plus de précisions dans un prochain post !), sur les thèmes suivants :
1. Produire/penser un ou des médias hybrides qui croisent des initiatives individuelles et collectives, croisent les supports (radio, journaux, Web TV…)
2. Mettre en cohérence les nombreuses initiatives de valorisation du Parc des Coteaux, commun aux 4 communes, à la fois cœur et frontière du territoire. Un enjeu d’appropriation, propice aux rencontres, aux décalages…

> Le maquettage de certains projets qui émanent d’acteurs du territoire et qui nous semblent être des terrains d’expérimentation propices à la mobilisation collective.
Dans les projets qui émergent d’ores-et-déjà, citons : tagger les ressources du Parc (patrimoine, essence d’arbres…) transmis par Nordine Guendez de la Mairie de Cenon ; comment faire connaître ses ressources aux familles ? une question lancée par le Centre Social La Colline ; Penser des circulations cyclistes ? dans les projets d’aménagement à venir du GPV…

> Penser et réaliser (toujours en maquette) un méta outil d’agrégation des idées, de projets, d’envies. Comment recenser les envies, les besoins, les aider à émerger à circuler ? Comment cet outil peut créer des passerelles, mettre des gens en lien, faire avancer les projets en visualisant les stades de maturation, en rendant visible l’influence et l’adhésion que créent ces projets… C’est dans cet esprit que nous avons conçu une « Boîte-à-idées”, sorte de forum d’échange d’idées présentées sous la forme de fiches :

Boîte-à-idées

Objectifs de la semaine ?

Si le travail de préfiguration du dispositif est central et si la production de maquettes constitue notre objectif principal, nous devons encore clairement rencontrer les personnes, mobiliser les énergies, et surtout recueillir les doléances et désirs d’acteurs et habitants autour du projet… C’est donc encore évidemment les rendez-vous multiples sur le territoire que nous allons privilégier cette semaine !
C’est d’ailleurs sur ce recensement que notre travail en première semaine avait porté, et notamment au travers de la construction d’une carte en ligne jalonnée de points remarquables que nous avions (et continuons de) répertoriés : les lieux d’accès web institutionnels, les personnes ressources, les groupes d’opinion tels que les groupes facebook, les têtes de pont sur des sujets divers et variés… À consulter à l’adresse : http://hdg.userstudio.fr/carto.html :

Territoire de Projets

Carte des observations

Distance Critique

La résidence doit rendre visible une idée de la plateforme, doit en proposer une image, en cristalliser des aspects souvent fantasmés.
Elle doit aussi permettre d’amener un regard critique sur la méthodologie de mobilisation à employer :  par quelles étapes passe-t-on ?  Quels sont les acteurs qui émergent de cette démarche ? Quelle publicité donne-t-on aux pratiques aujourd’hui invisibles, ou visibles dans des groupes très confidentiels ?
Elle doit aussi interroger la mise en activité d’une plateforme à cheval entre des territoires multiples…. Qui en sont alors les acteurs, les coordinateurs, les animateurs ? Comment notre recherche de CO-conception peut conserver ses “CO” tout au long de la mise en œuvre du projet ?

Vendredi : prêts pour la suite !

Notre dernière journée sur Rennes est dédiée à la suite des rencontres « passage de témoin ». A 9h, nous avons rendez-vous avec Emmanuelle Botta  (chargée de mission à la région Bretagne). A l’aide du document en ligne, nous explicitons les quatre enseignements principaux que nous tirons de la résidence à l’échelle régionale. Cette rencontre nous permet aussi de « tester » la clarté de notre discours et de pressentir les adaptations et précisions à apporter.

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A 14h, nous retrouvons Simon Chignard et Richard Delogu  de Bug pour, là aussi, faire le point avant de partir, reparler de la vision à long terme que nous défendons, s’assurer que les propositions que nous faisons pour demain répondent à leurs attentes et qu’ils pourront les reprendre à leur compte. Tout l’enjeu de ces derniers jours est en effet là : faire en sorte au maximum que les idées, les formalisations auxquelles nous avons abouti ne restent pas lettre morte, qu’elles ne soient plus nos idées, ni nos formalisations, mais qu’elles deviennent des idées partagées, enrichies et des formalisations en cours, modifiés, affinées par chacun des acteurs du projet.

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Nous sommes maintenant prêts pour l’étape de retranscription de toute cette expérience dans le livret de fin de résidence…

Jeudi : expérimentation « carte perso » et premier passage de témoin

Le fond de carte que nous avions préparé est imprimé et les étiquettes autocollantes en forme de bulle sont découpées. Avec ce matériel sommaire, nous partons aux quatres coins de la Maison des associations faire tester l’idée de carte personnelle. Chaque personne rencontrée est invitée à coller des bulles où bon lui semble et à commenter l’endroit ainsi pointé. Nous expliquons simplement que ce document est anonyme et peut être rendu publique. Libre à chacun d’écrire ce qu’il veut sur la carte de « sa » ville.

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Le but de l’expérimentation est de mettre en pratique l’idée selon laquelle l’individu participant à un réseau social local pourrait se présenter à l’aide d’une carte de sa ville
personnalisée. Nous reprenons ici l’un des scénarios proposés en deuxième semaine de résidence : « plus qu’un profil personnel, ma façon de vivre le territoire ».
Quels seront les usages que les personnes feront faire de ces cartes ? Echanger des infos, des souvenirs, des bons coins, des critiques… ? Est-ce des images/ souvenirs  d’eux, des invitations à changer un truc dans la rue, une adresse publique… ?

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Nous avons collecté ainsi 16 cartes.

Passage de témoin à la ville

Le temps d’un café, nous retrouvons Richard Delogu (Bug) et Sébastien Séméril, élu de la ville de Rennes. Nous focalisons l’entretien sur les propositions ayant trait au rôle de la Ville dans la réussite d’un réseau social local. Nous expliquons pourquoi et comment il appartient à la Ville de donner une place au réseau en ligne dans l’espace public réel. Nous nous servons de nos dernières expérimentations (affiche la Ruche, « pochoirs de mémoire ») comme autant d’exemples pour rappeler que cela ne prend pas obligatoirement la forme d’écrans géants interactifs et imaginer ensemble ce qui pourrait être fait dès demain. Après quelques idées lancées, conclusion est faite qu’une parution régulière sur une page du Rennais (le magazine municipal) serait intéressante et faisable rapidement. Le poste d’animateur de la Ruche, nécessaire pour une telle action, va bientôt prendre place et l’idée en elle-même semble pouvoir convaincre les différents responsables. Le projet est entre les mains de la Ruche et de la Ville de Rennes !

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Les bulles publiques s'affichent dans le magazine municipal le Rennais

Mercredi : préparations pour la suite

Suite à la présentation de la veille, nous travaillons à la mise en ligne de tout ce contenu. Cette nouvelle mise en forme de nos idées reprend dans un format plus « exportable » l’ensemble des documents présentés (panneaux imprimés, vidéo-projection interactive) et nos commentaires donnés à l’oral. Elle ouvre la voie vers les présentations individuelles pour chacun des porteurs de projet identifiés.

Cliquez sur l’image ci-dessous pour accéder à la présentation.
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Dans le même temps, nous préparons une nouvelle expérimentation afin de tester sur le terrain comment les habitants d’une ville peuvent se définir par rapport à leur ville. Nous imprimons des cartes de Rennes et des étiquettes autocollantes sous forme de bulle. Libre à chacune des personnes que nous croiserons de coller les bulles sur la carte que nous mettrons entre leurs mains et de « commenter » spontanément les endroits pointés. Avis, message personnel, souvenir… Nous sommes curieux de voir de quoi sera composé le résultat.

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Nous tentons aussi de prendre rendez-vous pour la fin de la semaine avec les acteurs auxquels nous voulons remettre nos propositions : région Bretagne, ville de Rennes, association Bug.

En fin de journée, nous participons à une réunion publique autour d’un projet de portail local d’échange et de valorisation des compétences. Lié à la Ruche, ce projet touche lui aussi aux questionnements de mise en réseau à l’échelle locale, de l’accessibilité de tels sites internets, du partage et de l’échange via internet… A l’image du sujet de notre résidence, les questions et les thèmes abordés sont multiples et la difficulté de résumer simplement les enjeux est palpable.

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