Mais au fait les Hauts-de-Garonne ?

L’entrée dans la résidence

Retrouvailles du dimanche à Cenon, reprenons le fil… Après avoir découvert des “usages locaux” d’internet tous azimuts, fait de nombreuses rencontres, construit des outils d’échange et de collecte, retour en cogite pour tenter de préciser le cadre et la direction de notre intervention. Inscrits dans l’expérimentation en amont de la mise en oeuvre d’une plateforme d’innovation ouverte… nous décidons d’axer notre intervention sur la recherche d’un chemin, d’une méthode de mobilisation collective. Nous nous demandons alors :
Comment le numérique peut-il être source de mobilisation ?
Comment faire évoluer les méthodologies de la concertation ?
Comment imaginer le numérique comme activateur du territoire, révélateur et catalyseur des dynamiques existantes ?

Nous nous inscrivons en effet dans plusieurs contextes de projets et d’espaces à la fois. Ainsi que nous tentons de l’expliquer succinctement sur le site de la résidence, notre action s’insère dans un projet engagé par le GPV des communes de Bassens, Cenon, Floirac et Lormont et la FING : une “Plateforme d’innovation ouverte (et numérique)”. Brièvement, il s’agit d’un programme centré sur les bénéfices potentiels que les technologies web/numériques (les blogs locaux des habitants, les réseaux sociaux de type Facebook, mais aussi par exemple le partage d’informations en ligne par les sociétés de transports en commun, entreprises du secteur numérique, acteurs institutionnels, associations à but culturel, social, sportif…) peuvent apporter aux 4 communes de la rive droite de Bordeaux rassemblées au sein du GPV. Et surtout à leurs administrés, qu’ils soient particuliers, entreprises, associations !

Daniel Kaplan (de la FING) écrit :

« L’objectif du projet consiste à définir et spécifier un dispositif, une plate-forme d’innovation numérique, qui faciliteront la conception, la production, l’échange et la diffusion de contenus et de services urbains. La plate-forme s’adressera à tous les acteurs du territoire, à la fois en tant qu’utilisateurs et qu’innovateurs : citoyens, associations, créateurs, groupes informels, médias, entreprises, acteurs publics.
Dans l’esprit d’une réappropriation du territoire, il s’agit à la fois :
D’enrichir concrètement l’offre de contenus et de services issus du territoire et destinés à ses habitants,
D’abaisser considérablement les barrières à l’innovation et à l’intervention dans le quotidien du territoire. »

Entrées complémentaires

Est également conduite pour ce projet une étude sous la direction d’Amar Lakel du MICA, laboratoire de l’Université Bordeaux 3, spécialiste de l’audit de communication. Depuis plusieurs mois ce laboratoire conduit des recherches d’ordre qualitatif, et dorénavant quantitatif, sur le “territoire en ligne”.
Notre approche du territoire par le biais de la résidence, de l’expérience du terrain doit apporter un regard complémentaire sur ce futur dispositif, cette plateforme en co-construction. Et nous permet de questionner son échelle.

En effet, entrer par une porte très localisée permet de penser une « plateforme sans frontière », une plateforme dont la consistance vient des connexions des individus avec la ville, la région, le monde (chacun est relié à son lieu de vie, à son lieu de travail, à ses accroches sentimentales, à son pays d’origine…). Notre micro entrée par Cenon nous permet de nous connecter à des acteurs de toutes les communes limitrophes, de nous ouvrir à l’activité de l’agglo bordelaise, d’aller jusqu’à interroger les liens forts existants avec le Portugal, l’Afrique, l’Amérique Latine….

La résidence doit permettre d’inventer des outils, de tester une démarche, de visualiser à travers le maquettage de projets concrets quelle(s) forme(s) pourrait prendre cette plateforme, et quels chemins peuvent y conduire. La résidence est une amorce au projet global, qui cherche à faire émerger des dynamiques, des acteurs, des projets en gestation sur le territoire.

Dans ce dessein, 3 axes de travail pour cette semaine

> La tenue d’ateliers de “co-création” réunissant des acteurs issus de milieux professionnels variés, en petits groupes, avec une méthode et des outils expérimentaux (plus de précisions dans un prochain post !), sur les thèmes suivants :
1. Produire/penser un ou des médias hybrides qui croisent des initiatives individuelles et collectives, croisent les supports (radio, journaux, Web TV…)
2. Mettre en cohérence les nombreuses initiatives de valorisation du Parc des Coteaux, commun aux 4 communes, à la fois cœur et frontière du territoire. Un enjeu d’appropriation, propice aux rencontres, aux décalages…

> Le maquettage de certains projets qui émanent d’acteurs du territoire et qui nous semblent être des terrains d’expérimentation propices à la mobilisation collective.
Dans les projets qui émergent d’ores-et-déjà, citons : tagger les ressources du Parc (patrimoine, essence d’arbres…) transmis par Nordine Guendez de la Mairie de Cenon ; comment faire connaître ses ressources aux familles ? une question lancée par le Centre Social La Colline ; Penser des circulations cyclistes ? dans les projets d’aménagement à venir du GPV…

> Penser et réaliser (toujours en maquette) un méta outil d’agrégation des idées, de projets, d’envies. Comment recenser les envies, les besoins, les aider à émerger à circuler ? Comment cet outil peut créer des passerelles, mettre des gens en lien, faire avancer les projets en visualisant les stades de maturation, en rendant visible l’influence et l’adhésion que créent ces projets… C’est dans cet esprit que nous avons conçu une « Boîte-à-idées”, sorte de forum d’échange d’idées présentées sous la forme de fiches :

Boîte-à-idées

Objectifs de la semaine ?

Si le travail de préfiguration du dispositif est central et si la production de maquettes constitue notre objectif principal, nous devons encore clairement rencontrer les personnes, mobiliser les énergies, et surtout recueillir les doléances et désirs d’acteurs et habitants autour du projet… C’est donc encore évidemment les rendez-vous multiples sur le territoire que nous allons privilégier cette semaine !
C’est d’ailleurs sur ce recensement que notre travail en première semaine avait porté, et notamment au travers de la construction d’une carte en ligne jalonnée de points remarquables que nous avions (et continuons de) répertoriés : les lieux d’accès web institutionnels, les personnes ressources, les groupes d’opinion tels que les groupes facebook, les têtes de pont sur des sujets divers et variés… À consulter à l’adresse : http://hdg.userstudio.fr/carto.html :

Territoire de Projets

Carte des observations

Distance Critique

La résidence doit rendre visible une idée de la plateforme, doit en proposer une image, en cristalliser des aspects souvent fantasmés.
Elle doit aussi permettre d’amener un regard critique sur la méthodologie de mobilisation à employer :  par quelles étapes passe-t-on ?  Quels sont les acteurs qui émergent de cette démarche ? Quelle publicité donne-t-on aux pratiques aujourd’hui invisibles, ou visibles dans des groupes très confidentiels ?
Elle doit aussi interroger la mise en activité d’une plateforme à cheval entre des territoires multiples…. Qui en sont alors les acteurs, les coordinateurs, les animateurs ? Comment notre recherche de CO-conception peut conserver ses “CO” tout au long de la mise en œuvre du projet ?

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