Les réseaux virtuels et la ville

La résidence rennaise se met en place avec la journée de visite préliminaire. L’équipe au grand complet s’est retrouvée à Rennes vendredi 26 juin 2009.

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Cette journée de repérage au sein de la Maison des associations de Rennes a permis de rencontrer toute l’équipe de l’association Bug -qui nous accueillera en résidence-, des animateurs des pôles multimédia de la ville, un élu, ainsi que des acteurs du monde associatif, technophiles ou non. Le fil rouge de ces rencontres : les réseaux sociaux virtuels et leur lien avec le réel. La Ruche, créée et animée par Bug, était à la base des discussions. Nouveau réseau social de proximité, cette Ruche fut le prétexte d’une réflexion plus large… Quelle est votre utilisation des réseaux ? En tant qu’association ? En tant qu’individu ? Quelle est l’utilisation du public des pôles internet ? Que recherchent les rennais qui se connectent ? Quelles sont les barrières à la connexion ? Où en est-on de la participation des citoyens aux évolutions de leur ville ? Autant de questions qui se posaient avant notre arrivée.

Tout d’abord, Rennes est apparue comme un haut lieu des télécommunications. En haut du classement des villes les mieux dotées en lieux de connexion à internet gratuite. Son histoire est aussi liée au développement des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) avec, notamment, la naissance du minitel en ses murs. Aujourd’hui, les locaux de la Maison des associations et, plus particulièrement ceux de l’association Bug, sont une sorte de point de ralliement pour les autres associations de la région rennaise demandeuses de conseil pour l’utilisation de ces mêmes technologies. Bref, le positionnement de la résidence sur un terrain propice à l’expérimentation autour de ces sujets se confirmait.

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Les réseaux et la ville

Puis ce fut l’enchaînement des entretiens. L’ensemble de la journée fut très riche en enseignements. Au travers des questions bien larges de l’accès à internet, de gestion de l’identité numérique, de protection des données, c’est finalement la volonté de donner des moyens de communications efficaces à l’ensemble des habitants d’un même espace géographique qui s’est posée. En somme, il faudrait savoir bénéficier des nouvelles possibilités apportées par la technologie sans oublier pour autant la réalité d’une vie de quartier. Pour cela il s’agirait peut-être de faire en sorte que les endroits de connexion soient aussi des endroits de vie comme ils le deviennent parfois lorsqu’un groupe d’adolescents s’y retrouve pour customiser les personnages de leur jeux en ligne favori, ou bien lorsque l’entraide permet une prise en main progressive et conviviale de l’outil informatique. Il faudrait sans doute aussi insuffler de la vie dans ces réseaux virtuels qui sont souvent limités à du lien social faible. Les connectés y retrouvent essentiellement leurs amis pour une lecture d’infos souvent passive, alors que parallèlement, les happenings participatifs tels que les « flash mobs » rassemblent de plus en plus de monde (cf un exemple très réussi à Rennes) et prouvent que les réseaux « virtuels » peuvent devenir extrêmement « réels » lorsqu’ils sont porteurs de nouvelles propositions, lorsqu’ils deviennent partie prenante dans la vie d’une ville en mouvement.

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La géographie du réseau

Et puis, cette fameuse carte de Rennes, qui apparaît lorsqu’on se connecte à la Ruche et dont on ne saisit pas tout de suite quoi faire, dont l’idée a séduit les premiers utilisateurs et qui est vite devenue plus illisible que bouillonnante ; cette carte pose question. Passées les quelques appréhensions tenant aux questions de géolocalisation et à la peur d’une nouvelle émanation de Big Brother, elle s’est révélée plus souple qu’il n’y paraissait. Sans que ses concepteurs ou que ses utilisateurs potentiels ne sachent réellement quoi en faire, on a bien pu saisir que la question de la géographie locale était importante, que la supprimer créerait un manque, une perte d’identité de ce réseau naissant. Non limitée à des découpages administratifs ( quartier 1, 2.. ) ou à des adresses précises, il s’agirait davantage d’une représentation de la ville sur le réseau, représentation qui doit maintenant évoluer pour être à la hauteur des espérances. Comment faire vivre cette représentation ? Comment faire en sorte qu’elle soit à l’image de ce qui s’y passe ? Et en quoi peut-elle influer sur ceci ?

L’équipe de résidents :

Jacky Foucher, designer, Grrr | Agence créative, collectif Pomme Z
Pierre Cahurel, designer,  Grrr | Agence créative, collectif Pomme Z
Catherine Jourdan, artiste, la Glacière
Margot Lebrin, designer stagiaire, Grrr | Agence créative,

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Une réponse à “Les réseaux virtuels et la ville

  1. Bravo les résidents! Un témoignage intéressant sur un projet dans le 11e, à Paris, sur la « confiance » comme élément indispensable dans les réseaux sociaux de proximités: http://www.zevillage.net/2009/06/communautes-de-proximite-ca-marche-mais-cela-demande-du-temps/

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