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Projet test: Le trombinoscope géant

Jeudi a eu lieu la journée Kulte au lycée Gabriel Fauré. Nous profitons de ce contexte particulier pour tester un projet que nous caressons de puis plusieurs jours : installer un trombinoscope géant dans le hall d’entrée du lycée.

Les invisibles du lycée

Ce projet est né de plusieurs constats. Le lycée Gabriel Fauré abrite 2242 habitants. La plupart ne se connaissent pas. Philippe Ducrey, CPE, nous a confié qu’il ne connaissait pas tous les professeurs, or il a souvent besoin de les rencontrer pour discuter du cas d’un élève. « C’est un peu gênant de débarquer en salle du personnel à la recherche de tel ou tel enseignant sans moyen de l’identifier. » Les élèves se plaignent aussi de ne pas se connaître entre eux – « Ce n’est pas facile de rencontrer des gens à Fauré » entend-t-on souvent. Enfin, plusieurs membres du personnel, notamment le chef cuisinier et le chef des travaux, dénoncent l’invisibilité à laquelle sont cantonnés les agents techniques et de nettoyage. Le trombinoscope peut pallier le problème de visibilité dont souffrent certaines catégories d’habitants du lycée et renforcer le lien à travers la communauté lycéenne. Pour nous, il répond aussi à un besoin de rendre visible les liens entre le territoire du lycée et les destins individuels qui le traversent.

Le processus de fabrication

Installation du trombinoscope près du bureau de la vie scolaire

Pour recenser le nombre d’habitants, l’équipe des résidents s’adresse aux CPE, à l’intendance, à l’administration, au chef des travaux, mais aussi au secrétariat du CFA. Le bureau de la vie scolaire transmet les trombinoscopes dont il dispose, soit un ensemble de photographies très incomplet. Jean-Sébastien y ajoute des photographies d’agents et de surveillants prises dans l’après-midi.

Le trombinoscope géant se compose de plusieurs petits trombinoscopes et de feuilles blanches qui représentent ceux qui ne sont pas en photo. Il est légendé ainsi : « Il y a 2242 habitants au lycée Gabriel Fauré. Dont beaucoup d’invisibles. » Vers 20h, nous l’accrochons dans le hall principal, près du bureau de la vie scolaire.

Des réactions diverses

Le lendemain matin, lorsque les élèves arrivent, nous guettons les réactions.  Que pensez-vous du trombinoscope leur demandons-nous? Les réponses sont mitigées “C’est bien, ça me permet de voir des têtes que je ne connais pas” ou encore “Il faut que j’aille passer mon oral d’espagnol mais je compte bien retourner voir le trombinoscope”. Certains élèves de STG sont enthousiastes “Si on n’était pas en terminale on aurait aimé participer à cette initiative ». Certaines élèves qui attendent le début des cours assises sur un banc en face du trombinoscope sont plus réservées « - Qu’est ce que cela vous fait de vous voir en photo sur les murs du lycée ? – Bah, c’est pas très important. Les seuls qui cherchent notre photo sont ceux qui nous connaissent déjà. » « C’est bien, mais c’est dommage qu’il soit en noir et blanc car on ne reconnaît pas tout le monde. » « Ca ne me fait rien de me voir sur les murs du lycée. » Qui sont d’après eux les « invisibles » du lycée ? « Tous, ceux qu’on ne connaît pas et qu’on ne connaitra pas. »

Quant aux élèves qui ne sont pas représentés sur le trombinoscope, voudraient-ils rajouter leur photo ? Florian est catégorique : « Non. Je suis trop populaire. Tout le monde me connaît déjà. »

Il n’empêche, à l’heure de la récré, le trombinoscope provoque un embouteillage. « C’est quoi ce bordel ! », « Tu crois que tu es dessus ? » entend-t-on. Plusieurs agents viennent ensemble regarder les photos.

En revanche, les professeurs ne s’arrêtent pas pour regarder le trombinoscope. Dans la salle des profs, je les interroge. Le professeur de philosophie commente : « C’est très gros ! Il y a beaucoup d’images, ça prolifère ! J’aime bien cette idée. C’est une sorte de trombinoscope universel. » Le professeur de lettres répète songeur « La question des invisibles… »

Deux professeures reconnaissent avoir été « interpellées » par cette question des invisibles : « Je suis passée en coup de vent ce matin et je me suis demandée qui sont les invisibles? ». « C’est nous ! » lance une femme. « C’est nous les AVS (Assistants de vie scolaire). Ce serait bien que tout le monde sache qu’on existe,  qu’on est des précaires, et qu’on est utile. »

Les invisibles ne sont pas les mêmes selon que l’on est élèves, profs, agents…et il y a des catégories tellement invisibles que nous les avons oubliées dans notre recensement. C’est pourquoi nous ajoutons une note sur le trombinoscope « Et si on remplissait les blancs ? » en espérant que les habitants du lycée complèteront spontanément.

Ce projet test provoque des réactions. Il est à développer et à pérenniser. Se pose désormais la question du format, du matériau, de l’emplacement, de sa mise à jour…Son succès confirme un des axes forts de notre travail : rendre visible l’invisible – personnes, flux, tensions, savoirs, ressenti, imaginaire – au lycée Gabriel Fauré.

Mode d'emploi pour compléter le trombinoscope

Projet test : Le speed dating lycéen

Une vision, des projets

Alors que nous arrivons à la moitié de notre résidence au lycée Gabriel Fauré d’Annecy, nous avons formulé une vision intitulée « Habiter le lycée ».  Habiter ne signifie pas uniquement passer du temps dans un lieu, y vivre, y dormir, y manger. Cela implique d’aménager un espace physique et de se l’approprier symboliquement. Nous allons donc programmer des actions qui encouragent la convivialité, facilitent les relations humaines et favorisent l’expression subjective des élèves dans établissement. Mais surtout, nous souhaitons que les lycéens puissent prendre en charge la mise en forme physique et symbolique de leur environnement. Nous décidons de tester sur-le-champ un dispositif qui pourrait faciliter les rencontres entre lycéens: le speed dating. En ce mercredi après-midi ensoleillé, nous savons les lycéens rassemblés au bord du lac, sur la vaste pelouse appelée le Pâquier. C’est un terrain propice à l’expérimentation.

Le fanion de Territoires en Résidences

La plupart des lycéens que nous avons interrogés durant la résidence se sont plaints de la difficulté qu’ils ont à rencontrer d’autres élèves au sein même de leur lycée et encore plus des élèves d’autres lycées anneciens. Cette action sans prétention nous paraît pertinente car elle est susceptible de renforcer le lien social et par là même de mettre la communauté en capacité d’agir.

Une mise en place rapide

L’évènement est rapide à organiser. Nous recrutons plusieurs internes pour nous aider. Un professeur d’EPS très coopératif nous prête cordes, plots et éléments de marquage au sol pour que nous puissions délimiter un terrain de jeu sur la pelouse du Pâquier. Nous partons équipés d’un drapeau qui signale « Territoires en résidence. Speed dating lycéen. »

Un groupe de quatre lycéens en option audiovisuel nous accompagne avec caméra et trépied pour documenter ce moment dans le cadre d’un travail scolaire.

Speed dating au Pâquier

Une expérience concluante

Une fois sur place, il nous faut à peine deux minutes pour installer une corde au sol qui sépare les deux rangées de participants et quelques plots qui délimitent des espaces individuels. Nous organisons deux vagues de speed dating. L’événement prend en soi peu de temps. Deux rangées de participants se font face et ils ont deux minutes pour faire connaissance avant de se décaler d’un cran vers la gauche. En revanche, nous passons beaucoup de temps à convaincre les lycéens du Pâquier de tenter l’expérience. Des élèves de seconde du lycée Gabriel Fauré nous aident dans cette tâche et essuient bravement de nombreux refus. Mais tous les lycéens qui se prêtent au jeu sont ravis d’avoir participé.

Les élèves d'audiovisuel documentent le speed dating

A la fin de chaque série, nous interrogeons chacun des participants. Tous ont passé un super moment et nous remercient. Oui, ils seraient prêts à le refaire, pourquoi pas dans la cour du lycée, et pourquoi pas avec des profs, des surveillants et d’autres membres du personnel.

Un projet à développer

Nous sommes nous-mêmes enthousiasmés par l’efficacité du dispositif et la facilité avec lequel nous l’avons mis en place. Mais est-ce une expérience purement festive ou a-t-elle un effet plus profond ? Comment lui donner plus de sens? Pourrait-on imaginer un speed dating parrainage entre les professeurs en début d’année ? Ces questions restent ouvertes mais quelques élèves séduits par le procédé sont déjà prêts à prendre en charge l’organisation d’autres sessions de speed dating au sein du lycée.

Speed dating au Pâquier

Imaginer des histoires projectives au lycée Gabriel Fauré

En vue de la réunion d’information de ce soir, l’équipe de Territoires en Résidences s’essaie au storytelling. Nous reprenons chacun des projets que nous avons accrochés dans l’espace Gabriel Fauré et y associons des histoires projectives. C’est un moyen d’imaginer des variantes possibles, de prendre en considération les contraintes techniques de réalisation mais surtout de s’interroger sur la pertinence des propositions : les élèves de Gabriel Fauré oseront-ils s’asseoir tous ensemble à une table commune dans la cour de récré ? Sauraient-ils faire bon usage d’un micro mis à leur disposition pour faire passer des messages informatifs, politiques ou poétiques ?

Storytelling

Nous avions proposé la possibilité de mettre un trombinoscope sur la machine à café de la salle du personnel pour remplacer la photo stéréotypée qui la décore aujourd’hui. A partir de cette idée, on peut dérouler le scénario suivant :

« Pierre, prof fraichement débarqué à Gabriel Fauré, discute avec son collègue Laurent à la machine à café. Il a pu l’identifier grâce au trombinoscope affiché sur le devant de la machine. A son tour,  grâce à un polaroïd mis à disposition en salle du personnel, Pierre est pris en photo prenant son café. Ce portrait sera accompagné de son nom et prendra sa place parmi les autres photos du personnel du lycée. »

La transformation du foyer Gabriel Fauré en espace d’expérimentation permanente est un autre projet que nous cherchons à préciser à travers une histoire projective :

« Marc est au lycée depuis 3 ans. Lorsqu’il est arrivé, il a découvert le « foyer en chantier. » En somme, un grand espace libre peu utilisé par les élèves. La semaine dernière, il faisait mauvais temps et lui et deux amis en ont marre, alors ils ont ramené un vieux canapé dont ses parents voulaient se débarrasser. Ca n’a pas révolutionné l’espace mais ca pourrait donné des idées à certains… »

Un moment de conception à part de la vie du lycée

Ces bribes de narration pourraient paraître anecdotiques. Mais les projets ne résistent pas au test de la mise en situation: le scénario fonctionne, ou pas.

Coup d’envoi de la deuxième semaine de résidence au lycée Gabriel Fauré

Le programme d’une semaine rythmée

L’équipe de Territoires en Résidences est de retour au lycée Gabriel Fauré pour une semaine d’immersion du 26 au 30 avril 2010. La semaine s’annonce rythmée. Mardi, nous organisons une réunion d’information publique pour discuter des projets laissés derrière nous en fin de première semaine de résidence. Mercredi, il sera temps de définir une vision, c’est à dire de formuler une problématique globale dans laquelle pourront s’inscrire l’ensemble des projets. Dès lors, il faudra passer à la mise en œuvre des projets. Enfin, jeudi aura lieu au lycée Gabriel Fauré la journée Kulte, festival dédié aux pratiques artistiques organisé par le FSE. Nous réfléchissons à la façon de participer à cette journée banalisée tant attendue par les élèves.

Les résidents assistent à une réunion préparatoire de la journée Kulte

Objectif de la première journée : communiquer !

Les résidents travaillent dans la salle du personnel

Les objectifs de cette première journée sont les suivants : prendre des rendez-vous avec acteurs importants du lycée que nous n’avons pas encore rencontrés ; réinscrire notre présence dans le lycée ; communiquer sur la réunion d’information prévue pour le lendemain ; retravailler les projets formulés et esquisser une vision.

Parce que la porosité entre le lycée et l’espace public est un des axes majeurs de notre démarche, nous cherchons à rencontrer des personnalités qui font le pont entre Gabriel Fauré et le monde extérieur. Nous prévoyons de rencontrer le chef des travaux qui s’occupe des relations avec les entreprises pour les formations du secteur tertiaire. Nous prenons également contact avec les représentants de parents d’élèves et la responsable de l’association Entraide Jeunes qui regroupe des lycéens qui acceptent de faire du soutien scolaire à des enfants de primaire.

Les projets de la première semaine de résidence passés au crible

Nous voulons connaître l’avis des habitants du lycée sur les projets que nous avons affichés dans l’espace Gabriel Fauré avant d’avancer plus concrètement vers leur réalisation. C’est pourquoi nous désirons rassembler le plus de monde possible à la réunion d’information publique de mardi. Notre stratégie de communication se décline en trois actions: mailing d’un flyer ; affichage dans les couloirs et passage dans toutes les classes pour transmettre de vive voix l’invitation. Nous n’hésitons pas à préciser qu’il y aura à boire et à manger pour susciter l’intérêt des élèves, quitte à être qualifiés de démagos. Les professeurs nous accueillent chaleureusement et les élèves nous écoutent avec toute l’attention dont ils sont capables. Quand nous refermons la porte, nous entendons parfois la discussion sur la présence de la 27e Région au lycée se poursuivre entre le professeur et les élèves. C’est une méthode qui paie !

Passage des résidents dans les classes

Demain, nous présenterons nos projets. Ce ne sont pas des projets définitifs, mais en les examinant aujourd’hui, nous constatons qu’ils ébauchent des directions qui nous paraissent justes et que nous désirons approfondir. Dès à présent, nous cherchons à les tester et à les étoffer en imaginant des scénarios d’usage. L’examen des projets conçus en fin de première semaine est l’occasion de tenter de formuler une vision d’ensemble qui organise de façon cohérente notre action au lycée Gabriel Fauré.

L’ébauche d’une vision pour la résidence au lycée Gabriel Fauré

Les projets passés au crible

L’ensemble des projets que nous avons proposé ont en commun de mettre en jeu la subjectivité des individus. Qu’il s’agisse du projet de parrainage, du projet de fête inter-lycées, ou du micro mis à disposition des élèves dans le hall de l’établissement, il est question de valoriser le ressenti des habitants du lycées et les relations interpersonnelles dont est tissée la communauté lycéenne. Le lycée Gabriel Fauré se présente comme un agrégat de milliers d’élèves et de centaines d’enseignants. Il est constitué d’autant d’histoires individuelles. Nous réfléchissons à une éventuelle vision qui pourrait s’intituler « 2314 x Gabriel Fauré : penser la complexité du lycée » et dont le but serait de valoriser les histoires individuelles et les subjectivités qui constituent Gabriel Fauré. 2314 est une estimation complètement arbitraire que nous faisons du nombre d’habitants du lycée (élèves et personnel compris) et vous êtes invités à la corriger ! Nous en sommes venus à penser le lycée à travers ses individus à partir du constat suivant : une communauté ne peut fonctionner que si chacun de ses membres y est identifié et valorisé. Pour que chacun des habitants du lycée inscrive sa présence au lycée, nous pensons à leur faire créer une signalétique critique et subjective, à dessiner la façon dont ils se représentent le lycée…Les outils auxquels nous allons avoir recours ne sont pas encore définis. La suite dans le prochain billet!

Les résidents s’en vont, les projets restent.

Objectif: assurer la continuité entre les semaines de résidence

L’objectif de ce dernier jour de la première semaine de résidence est de s’assurer que les questionnements initiés par l’équipe de la 27e Région au lycée Gabriel Fauré d’Annecy se poursuivront en l’absence des résidents. Afin de maintenir la présence de la 27e Region dans le lycée, nous organisons la diffusion méthodique de l’adresse du blog et installons un nouvel accrochage dans le foyer de l’espace Gabriel Fauré.

Signalétique indiquant le QG des résidents

Pour faire la publicité du blog auprès des habitants du lycée, nous utilisons un tampon encreur pour inscrire sur des affiches, des feuilles volantes, mais aussi sur les mains des lycéens qui le veulent bien, l’adresse du blog. En outre, par l’intermédiaire du proviseur adjoint M.Deprez et du professeur de philosophie Emmanuel Delessert, nous faisons parvenir aux délégués de classe une note leur demandant de communiquer à tous leurs camarades l’adresse du blog.

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Des esquisses de projets pour le lycée Gabriel Fauré

Une résidence sur la citoyenneté au lycée

Le point de départ de la résidence de l’équipe de la 27e Région au lycée Gabriel Fauré est une interrogation sur ce que pourrait être un lycée citoyen. Nous avons écarté d’emblée une analyse trop serrée de la notion de citoyenneté pour nous concentrer sur les expressions réelles et possibles d’une citoyenneté proprement lycéenne. Avec comme horizon les principes de participation, d’initiative, de responsabilité, de solidarité et de collectivité, nous nous sommes attaqués au terrain à l’aide des outils spécifiques de la 27e Région.

Le temps du terrain

Pendant trois jours, nous avons exploré le lycée, observé son fonctionnement, dialogué avec ses habitants et documenté ses pratiques. Nous avons cherché à identifier les différentes populations du lycée et à établir la liste de ses ressources matérielles et humaines. Au cours de la discussion continue que nous avons menée avec les habitants du lycée, nous avons été attentifs aux remarques positives sur l’établissement, tout en traquant les failles. Les points forts du lycée, comme ses déficiences, définissent notre champ d’intervention. Notre projet est non pas d’introduire au lycée une citoyenneté figée, mais de créer un espace où elle puisse être débattue et vécue.

De nombreuses initiatives citoyennes

Au terme de ces journées d’immersion, nous avons observé plusieurs expressions de la citoyenneté au lycée Gabriel Fauré. Les professeurs, les élèves et le personnel ont initié plus de projets qu’on ne peut en énumérer. La journée don du sang, la journée Kulte, la journée bio à la cantine, la récolte de matériel scolaire pour le Maroc mettent en jeu plusieurs notions qui peuvent aider à élucider ce que peut-être la citoyenneté au lycée : convivialité, liberté d’expression, esprit d’entreprise et organisation collective. C’est dans ces quatre catégories que s’inscrivent les esquisses de projets que nous sommes en train d’élaborer.


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Première journée de résidence au lycée Gabriel Fauré à Annecy

Lundi 22 mars, l’équipe de la 27e Région prend ses quartiers au Lycée Gabriel Fauré à Annecy pour une première semaine de résidence. Stéphane Vincent accompagne une équipe composée de Jacky Foucher et Jean-Sébastien Poncet, designers, Camille Pène, doctorante en histoire de l’art, et David Masson, étudiant aux Beaux-Arts d’Annecy et ancien élève du lycée.

L’équipe cherche dans un premier temps à s’installer dans un espace qui soit à la fois ouvert sur le lycée et où les élèves et professeurs puissent les trouver facilement, tout en ménageant un espace de calme pour travailler. Ce compromis initial définit le fonctionnement de la résidence, qui articule des temps de dialogue avec les habitants du lycée et des temps de conception. Installés dans une salle de musique, nous travaillons au rythme des airs de flûte et du chant des élèves. La pratique musicale n’est qu’une des facettes de la riche vie artistique du lycée, qui offre également des options arts plastiques et cinéma.

L’objectif essentiel de la journée consiste à organiser la visibilité de l’équipe de Territoires en Résidences. Nous accrochons dans le hall, le foyer, les couloirs, la salle des profs et l’internat des affiches qui présentent l’équipe et annoncent une réunion publique d’information prévue pour mardi soir.

Les résidents accrochent des affiches d'information dans les couloirs du lycée

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